Entre Festival d’Avignon et Puy du Fou, un abîme culturel… et financier !
Une rallonge de six millions d’euros, passant des poches de « Nicolas qui paye » à celles des « cultureux » via leur ministère de tutelle : l’annonce en a été faite ce week-end, au moment où s’ouvrait l’incontournable Festival d’Avignon.
Cela entre dans le cadre du plan « Mieux produire, mieux diffuser ». Une idée de Rima Abdul-Malak, alors ministre de la Culture, reprise à son compte par Rachida Dati pour soutenir le « spectacle vivant ». Sur scène ou dans la rue, des acteurs, des musiciens, des acrobates, des marionnettistes… Face à eux, des spectateurs (dans le meilleur des cas). Le tout arrosé d’argent public, abondamment. Lors de son lancement, il y a un peu plus d’un an, le plan a été doté de 22 millions d’euros, versés par l’État et les collectivités. Apparemment, il en fallait six de plus…
Décarboner le secteur et promouvoir la diversité
En 2023, la DGCA (la Direction générale de la création artistique, un concept que Courteline n’aurait pas osé inventer) prend acte d’« un excès de productions » en partie lié « aux aides de l’État » lors du Covid-19 et d’une restriction de la diffusion due à l’augmentation des coûts et des baisses de dotations des régions. En somme, trop de spectacles, pas assez joués. On admirera le sophisme : pour secourir un secteur hypertrophié par un trop-plein d’aides de l’État, un seul remède : encore plus d’argent public !
Parmi les buts que se fixe le plan, certains paraissent évidents, comme attirer un public jeune, a priori plus séduit par l’intelligence artificielle que par des cracheurs de feu. D’autres laissent rêveur : « Réduire de 50 % les émissions de gaz à effet de serre du secteur d’ici à 2030 » : l’idéologie écologiste monte sur scène. En duo avec une tarte à la crème : « Nous souhaitons à la fois plus de parité et de diversité dans l’accès au processus de création et de diffusion, et que les publics soient le reflet de notre société, multiculturelle et diverse. » Parité, diversité, multiculturalisme… Un bon résumé de leur politique.
Deux salles, deux ambiances
En laissant de côté les aspects esthétiques et culturels — il y aurait tant à dire — pour s’en tenir aux questions de financement, on peut opposer deux types de spectacle vivant, incarnés l’un par le Festival d’Avignon, l’autre par le Puy du Fou.
Le Festival d’Avignon revendique pas moins de neuf partenaires publics. Le ministère de la Culture et la ville d’Avignon, cela paraît logique. La communauté d'agglomération du Grand Avignon, la région, le département : cela commence à faire beaucoup. C’est sans compter sur quatre autres ministères qui mettent au pot : l’Aménagement du Territoire, l’Éducation nationale, la Justice… et même l’Intérieur ! Budget 2025 : 8 millions d’euros d’argent public.
Le Puy du Fou, lui, revendique un tout autre modèle : « Initiative privée autofinancée à 100 %, il ne reçoit aucune subvention publique et tient à conserver sa complète indépendance (tant financière qu’artistique) en n’ayant aucun actionnaire. » Preuve qu’on peut être à la fois indépendant, et de l’argent de l’État, et de celui du « capitalisme ».
« Une espèce de cirque »
De Mélenchon, qui qualifiait le Puy du Fou de « clownerie passéiste », à Delogu, qui y voit « un (sic) espèce de cirque », quel mépris à l’égard du spectacle vendéen, et pour son fonctionnement économique, et pour les valeurs qu’il transmet. Parler finances, ici, c'est encore parler culture. Chacun de ces modèles révèle une vision du monde. Avignon est biberonné à l’argent public et facile, peu importe la qualité et l’intérêt du public. C’est le modèle socialiste. Le Puy du Fou réussit en maintenant le cap de son indépendance tout en attirant le public.
Bien entendu, un soutien de l’État et des collectivités en matière de culture, et spécifiquement de spectacle vivant, est souhaitable, bienvenu, parfois nécessaire. Un soutien, pas un financement total qui fait du spectacle de rue, libre par définition, une catégorie de l’art officiel. Comment ne pas s’interroger sur cette soif de subventions que les artistes ne parviennent jamais à étancher ? Que n’ont-ils la dignité et la volonté de chercher, le plus possible, à s’émanciper de la tutelle de l’État ? Ces supposés artistes se comportent comme des fonctionnaires syndiqués — et ce spectacle-là n’est pas joli joli !
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
Popular Posts



































64 commentaires
L’argent dédié à la Culture, si chèrement pris dans la poche des français qui se lèvent le matin, ne devrait pas servir à financer des spectacles, quels qu’ils soient (télévision publique, théâtre, cinéma, etc.). Seul le succès populaire doit être le décideur et le financeur.
Et cet argent pourrait alors être employé à bon escient, dans la préservation de notre patrimoine, notamment architectural, aujourd’hui tragiquement délaissé.
Avignon où l’emprise gauchiste.
Effarant
« le sophisme : pour secourir un secteur hypertrophié par un trop-plein d’aides de l’État, un seul remède : encore plus d’argent public ! »
C’est devenu un mantra qui est enseigné dans toutes les pseudos hautes écoles dédiées à « former les dirigeants de la France » ! …
« L’UE ne fonctionne pas ? ! … Donc, Nicolas ne comprend pas et en même temps ne paye pas assez car il faut encore plus d’UE ! … »
« Ca » se passe comme ça depuis Pompidou ! …
Rien que la photo illustrant cet article dit tout sur le niveau de ce qu’est devenu le festival d’Avignon… et Rachida Dati, en bonne LR Macroncompatible,arrose, arrose, arrose… avec l’argent de Nicolas. Et le Nicolas parisien va lui réserver une belle surprise aux prochaines municipales…
Des résidus de 68 qui »fument » sûrement beaucoup pour accoucher de telles niaiseries et il en faut de l’argent pour « fumer »…toujours plus d’argent
Vous nous dites : » la DGCA (la Direction générale de la création artistique, un concept que Courteline n’aurait pas osé inventer) », je rajouterais que même Orwell n’a pas eu une idée aussi brillante !
AVIGNON – PUY DU FOU, comparant ce qui est comparable… Chacun est à l’image de son public, le public qui veut s’élever et celui qui est tiré bas , très très bas …
Le théâtre d’Avignon fait pale figure par rapport à des pièces de Feydeau, Courteline, Labiche et autres moins connus sauf que c’était une autre époque pour la France
De la culture ! la fainéantise et l’assistanat gauchiste des résidus de 68 dans toute sa splendeur. Que des gouffres financiers, encore un TOP Mondial à mettre à l’actif de ce monde politique de tous poils de la République communiste de France.
festibal d avignon a gauche toute dans une ville détruite par le grand remplacement
Si ils étaient bons les spectateurs paieraient sans sourciller et l’état n’aurait pas à financer… et le pire cedt qu’une fois spectacle terminé i les intermittents nous coûtent encore un pognon de dingue…
Quelle honte de cracher sur ce monument culturel français incontournable qu’est le Festival d’Avignon. Il est le lieu de retrouvailles annuelles de tous les amoureux de théâtre de notre pays.
C’est un monument !
Quant au Puy du Fou, concernant son mode de fonctionnement, je vous conseille de relire le très bon livre « Le Puy du Fou, la grande trahison » qui explique comment ce qui appartenait aux bénévoles a été subitement approprié par Philippe De Villiers et sa famille.
Le festival d’Avignon n’est plus que la ruine de ce qu’il fut.
Qu’est-ce quu a été volé aux bénévoles ?
Ils sont toujours présents aux Puy du fou. Leur « grand spectacle » perdure pratiquement à l’ identique depuis l’origine. A côté s’est développé un parc d’ attraction, dont je vois pas qui peut se dire trahi.
Il a comme référence un livre à charge bien sur, sans y être allé, c’est ça les gauchistes !!!
Le Festival d’Avignon n’attire aucun spectateur qui ne soit pas plus ou moins un subventionné du métier… ou qui aspire à le devenir. Nullissime !
Toujours là? Magnifique sous-entendu provocateur.
Il le fait exprès je pense, et quand on ose le contrer, c’est supprimé, j’ai l’habitude hélas, il a tous les droits ici, je ne comprends pas ça vraiment !!!
Entre ce que Jean Vilard a créer en 1947 et maintenant les choses ont bien changé ; la politique a phagocyté totalement ce festival , c’est a celui ou celle qui provoquera le plus politiquement et principalement de gauche comme la majorité des artistes d’ailleurs trop content de vivre sur le dos du con-tribuable a longueur de temps.
Bien sur commentaire à côté de la plaque et non ce n’est pas une honte de dire ce qu’on en pense, je croyais que nous étions en démocratie d’ailleurs, sauf erreur on peut encore dire ce qu’on pense non ?
Et à l’ouverture , au premier plan, un drapeau palestinien, ça ne vous choque pas vous ? Bah moi si, donc encore la politique se mêle à leur pseudo spectacle !!!
Le Puy du Fou est un spectacle historique, intéressant, familial, rien à voir avec l’autre festival
Et vos lectures franchement……..
Avignon est devenu une tribune politique pour ces artistes ou pseudo artiste bobo a 4 sous qui y voient un espace pour promouvoir les idéologies gauchiste/écolo et autre foutaise de régression civilisationnel.
Je propose de supprimer toutes les subventions à ce type d’artistes,de festival et de culture bidon rien que pour faire plaisir à Kieslowski1974 Quant au livre cité par ce même monsieur, sa place est dans les toilettes publiques.
Tout est dit !!
Ah ah ah, je vous adore !!!!!
Et surtout de « faire leurs heures » pour pouvoir toucher le généreux chômage des intermittents.
tout ça grace à Jack Lang !!!!!!!!!!!!!!!!!
» Comment ne pas s’interroger sur cette soif de subventions que les artistes ne parviennent jamais à étancher ? Que n’ont-ils la dignité et la volonté de chercher, le plus possible, à s’émanciper de la tutelle de l’État ? Ces supposés artistes se comportent comme des fonctionnaires syndiqués — et ce spectacle-là n’est pas joli-joli ! » : tout est bien dit . On nouis oblige à financer des horreurs et ces soi disant artistes profitent à fond du système . Aucun talent , aucune dignité , à vomir .
A l’image de bon nombre « d’employés » à France TV qui sont aussi « alimentés » par Nicolas et en même temps sous le statut « d’intermittent du spectacle » ! …
Double peine pour les gueux ! …