Émeutes à Marseille : Quand les conflits du monde s’invitent en France
Jeudi 22 janvier, une manifestation initialement déclarée en soutien au peuple kurde s’est transformée en scènes de violences urbaines dans le centre de Marseille. Selon les autorités, près de 2.500 personnes ont répondu à l’appel, mais la mobilisation a basculé : mortiers d’artifice lancés vers les forces de l’ordre, jets de projectiles et mobilier urbain dégradé ont marqué les débordements. La préfecture a confirmé au moins 10 policiers blessés et plusieurs interpellations en marge de ce rassemblement devenu incontrôlable.
C’est possible de manifester sans tout casser ?
À Marseille, des activistes kurdes ont ravagé le centre-ville et attaqué les policiers.
Tout saccagé, tout détruit : lunaire .
Il est urgent de créer “une taxe casseur” :
“t’es chopé à casser, t’es amené à tout payer”, point ! pic.twitter.com/iXnb1JRs4k
— Matthieu Valet (@mvalet_officiel) January 22, 2026
Les transports en commun ont été perturbés, des vitrines brisées et des caméras arrachées, tandis que certains quartiers ont vécu des scènes dignes de zones de guerre plutôt que de rues françaises pacifiées.
Deux jours auparavant, à Villiers-le-Bel, un groupe d’une cinquantaine d'individus, revenant vraisemblablement d'un rassemblement identique, a incendié des poubelles et bloqué la circulation, avant que les policiers ne soient pris pour cible par des jets de pierres et de mortiers. Là encore, huit personnes ont été interpellées et onze agents blessés, dont deux transportés à l’hôpital.
À l’origine de cette mobilisation, il y a le nouveau chaos syrien : un cessez-le-feu annoncé reste fragile, l’avenir des forces kurdes est incertain et la question des prisonniers de l’État islamique détenus dans la zone continue d’inquiéter. C’est ce contexte, loin du Vieux-Port, qui a servi de détonateur aux rassemblements de soutien en France.
Une récurrence inquiétante : Dijon, Décines…
Ces épisodes s’inscrivent dans une répétition plus large. En juin 2020 à Dijon, des affrontements intercommunautaires entre Tchétchènes et Nord-Africains avaient plongé la ville dans plusieurs nuits de violences. Le quartier des Grésilles était devenu le théâtre d’expéditions punitives, avec des groupes organisés, parfois armés, venus de plusieurs régions. On évoquait alors 150 à 200 personnes impliquées, des incendies, des dégradations et des affrontements directs avec les forces de l’ordre. Bilan : au moins dix blessés en quelques jours, et une situation suffisamment explosive pour que l’État déploie de lourds renforts (CRS, gendarmes mobiles, unités spécialisées) afin de reprendre le contrôle du terrain. Dans la foulée, plusieurs interpellations ont été effectuées, illustrant une réalité désormais familière : quand des logiques communautaires s’enclenchent, la rue française devient le décor d’un conflit qui n’aurait jamais dû y être rejoué.
Ce même fil de tension avait déjà trouvé un écho en juillet 2020, à Décines-Charpieu, où un cortège pro-Arménie avait été perturbé par des militants ultra-nationalistes turcs, créant panique et climat hostile sans bilan officiel chiffré.
Le sport devient lui aussi vecteur de tensions importées
La violence importée ne se limite pas aux causes politiques. Le football, lui aussi, sert parfois de chambre d’écho pour des passions extérieures qui débordent en France.
Soutien aux marins pompiers et forces de l’ordre engagées sur les lieux en ce moment même. Vive condamnation de ces débordements qui touchent riverains et commerçants du centre-ville. Aucune réaction de @BenoitPayan. https://t.co/OoFTPmMsZ0
— Une Volonté Pour Marseille (@UVPMarseille) January 22, 2026
Lors de la CAN 2025–2026, plusieurs rencontres impliquant l’équipe d’Algérie ont donné lieu à des scènes de débordements et d’affrontements avec les forces de l’ordre dans plusieurs villes françaises. Après la victoire des Fennecs face au Burkina Faso, le 28 décembre, des heurts ont éclaté à Lille, Roubaix, Lyon, Marseille et Toulouse, marqués par des tirs de mortiers d’artifice vers les policiers, des incendies de poubelles ou de mobilier urbain, et plusieurs arrestations.
À Lille, par exemple, une centaine de supporters ont bloqué des voies de circulation et fait usage de mortiers et fumigènes, nécessitant l’intervention des forces de l’ordre, tandis qu’à Roubaix, des objets ont été incendiés en pleine rue.
Dans le Sud, près de 800 supporters se sont rassemblés à Marseille, dégradant un tramway et affrontant les policiers avec des mortiers, tard dans la soirée.
Une France qui découvre… ce qu’elle importe
Les violences politiques ou sportives importées posent une question embarrassante pour notre pays : comment un État peut-il gérer des tensions extérieures qui se rejouent ici, dans nos rues, nos quartiers, nos centres-villes ?
Là où une manifestation peut dériver en affrontements et où une fête du ballon rond se transforme en chaos, c’est moins la passion qui s’exprime que l’importation de conflits et de divisions étrangères. Les scènes de Marseille, comme les débordements post-CAN, rappellent que nos espaces publics deviennent parfois le prolongement symbolique, et parfois brutal, de tensions qui n’appartiennent à aucun projet collectif français.
Et si, ironiquement, la France n’a pas vocation à devenir l’arrière-cour des conflits du monde, force est de constater que certains semblent avoir appris à importer ces tensions mieux qu’à célébrer pacifiquement une victoire sportive ou à manifester pour une cause politique. Ce n’est pas seulement une question de maintien de l’ordre : c’est une interrogation sur ce que nous acceptons, tolérons et finissons par importer dans notre vie quotidienne.
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
Popular Posts




































71 commentaires
Le sentiment d impunité la volonté de montrer la possession d un territoire; tout est bon pour montrer sa haine de la France
Oui hélas
Cela fait des années que je dis que la France est devenue le terrain de jeux de la voyoucratie !
France terre de l’étranger. Tout est bon pour semer la bordelisation eu égard à un pouvoir sans pouvoir. Imaginez 20h05 le jour du deuxième tour des présidentielles avec la victoire d’une Union des droites ? Ce serait immédiatement la révolte dans tout l’hexagone sachant que la passation se fait quinze jours plus tard. L’armée devrait y réfléchir.
Souvent dans les colonnes de BV on défend nos forces de l’ordre, force est de constater qu’en France la police est «forte avec les faibles et faible avec les forts »….
C’est effectivement plus facile de tabasser nos agriculteurs ou de coller des amandes pour excès de vitesse d’un km/h aux travailleurs à la sortie du boulot…
Je ne peux pas me résoudre à soutenir ces gens là…
P.S. S’il vous plaît épargnez moi l’excuse d’exécuter les ordres, on l’a déjà utilisé, notamment en 1945
@sebas : je suis tout à fait d’accord avec vous
Des blindés contre des Gilets Jaunes, des agriculteurs mais brillent par leur absence face aux racailles
Mon père disait: « un flic restera toujours un flic » !
Sebas, d’accord avec vous.
Rien de neuf cela fait plus de 20 ans que cela dure et pas seulement à Marseille, Paris en est le creuset.
En Suède,ou en Norvège, lesprisons se vident, les délinquants étrangers sont mis en détention dans les Centres de rétention. Et ils y RESTENT … On leur donne de quoi survivre, et très souvent, au bout d’un an, voir plus.. c’est eux qui demandent à repartir dans leur pays, ou ailleurs. Mais c’est pays du Nord n’ont pas la CHANCE d’avoir un conseil constitutionnel comme chez nous… à méditer
Mais que [ne] fait donc [pas] Sébastien Delogu ?
Là normalement il y aurait un smiley avec un clin d’œil !
Vous imaginez Delogu maire de Marseille ?
Pour citer le Général de Gaulle : « c’est (ce serait plus enccore) la chienlit » !
de gaulle est loin d’être une référence »
Juste. En 68, bien malheureusement, il a été plus que mou de la gâchette. Depuis chaque jour nous en payons les conséquences.
En France la police fait son boulot. En France le socialo-macronisme l’utilise jusqu’à l’user. Dans le même temps ce pouvoir politique incompétent laisse la « justice » gauchiste en roue libre relâcher les racailles et les OQTF.
J’attends avec impatience les présidentielles.
Je voterai pour reconquête.
C’est une erreur. Mieux vaut renforcer le RN, seul parti qui aujourd’hui peut nous sortir de cette triste et pénible situation. Je suis sûr que par la suite des accords seront trouvés et Reconquête trouvera sa place dans les futurs gouvernements.
La nature est ainsi faite les parasites cherchent et trouvent les points faibles. C’est le cas de la France !
Quand on pense que les Américains sont en train de faire le ménage chez eux en expulsant même des gens installés depuis des années sans faire d’histoires et travaillant honnêtement, et que nous ne sommes même pas foutus de nous débarrasser de ces déchets qui transforment notre pays en une poubelle. Deux positions extrêmes, deux idéologies diamètralement opposées aussi bêtes l’une que l’autre !..
Eh oui Monsieur Montero depuis Mitterrand et son célèbre et malsain « touche pas à mon pote » notre France est devenue le paillasson ou toutes les tendances ethniques d’afrique et d’orient, etc, viennent s’essuyer leurs pieds merdeux. C’est la triste réalité que la caste politique française a mise au point pour diviser et ainsi régner et vivre aisément de l’argent public.
Ces manifestions violentes ne sont pas si spontanées que cela !
Qui donc tire les ficelles ?
Un seul dénominateur commun : casser, casser du flic, casser le bien commun et casser des commerces pour vandaliser.
L’état regarde et propose de faire payer les dégâts aux français ! Quelle lâcheté, quelle dérobade, peut-être que lâcher la bride au FDO et appliquer de vraies sanctions exemplaires calmeraient le jeu…
“Comment un État peut-il gérer des tensions extérieures qui se rejouent ici, dans nos rues, nos quartiers, nos centres-villes ?”
En employant la seule méthode efficace qui est la répression sévère, en punissant systématiquement les émeutiers quels que soit leur origine, en condamnant à de lourdes peines de prison ferme les utilisateurs de mortiers d’artifice et ceux qui agressent la police, en expulsant les agitateurs étrangers et, si on ne peut pas les expulser, en les enfermant jusqu’à ce qu’on puisse le faire. Tout le monde sait ça, à part les mous du genou chargés de la sécurité et de la justice qui ne font rien et qu’on devra virer si on veut s’en sortir. Mais le veut-on ?
Dans le cas présent, les kurdes se vengent de macron qui a acceuilli à l’élysée leur bourreau !
Puis la guerre civile…
Face a face disait Gérard Collomb ancien ministre de l’intérieur
Mardi une manifestation kurde a Martigues ( 13 ) a dégénérée . Hier a Anvers (Bel ) une manifestation kurde 6 blessés dont 2 très graves .
Une autre manifestation kurde prévue demain a été interdite .
Kurde n’est pas une nationalité.
Ils sont soit turcs , irakiens ou syriens .
La region principale est Erbil riche en pétrole en irak qui reunit le plus de kurdes .
Posez vous la question si des corses ou des autonomistes basques ou bretons manifestaient a Istanbul…
Que ferait le gouvernement turc a vôtre avis ?