[ÉDITO] Lecornu, jusqu’au bout : en raison du « contexte international »…
Les Français ne sont pas plus bêtes que les autres - on dit même qu’ils constituent le peuple le plus intelligent de la Terre ! - et ils ont sans doute bien compris, intégré, admis qu’Emmanuel Macron ira jusqu’au bout de son mandat, qu'il n’y aura pas de dissolution de l’Assemblée nationale, que Sébastien Lecornu restera à Matignon jusqu’à l’élection présidentielle, qu’il faudra boire la coupe bien pleine jusqu’à la lie. Sauf, bien sûr, surprise du chef ou poussée de fièvre imprévue au palais Bourbon.
Ce n'est pas Arcole mais ça évite Waterloo
L’échec des motions de censure LFI et RN de la semaine dernière, à une petite vingtaine de voix près, laisse à penser qu’il en sera de même pour celles qui vont suivre, cette semaine, après une nouvelle activation du 49.3 pour le volet « Dépenses » du projet de loi de finances pour 2026. Passé ce feuilleton budgétaire et les élections municipales, nous aurons probablement un petit lifting gouvernemental : Sébastien Lecornu a laissé fuiter, ce week-end, qu’il envisage « un ajustement gouvernemental ». Lecornu, l'ajusteur. Donc, la France va continuer à caboter jusqu’à l’élection présidentielle, avec un Emmanuel Macron hors contrôle et démonétisé « à l'international » et un Sébastien Lecornu sans majorité qui a parfaitement assimilé, durant son passage aux Armées, ce qu'est un combat retardateur : lâcher du terrain (aux socialistes) pour gagner du temps. Rien de glorieux : pour paraphraser une chanson de Brel, ce n'est pas Arcole mais ça évite Waterloo. Ça évite d'être le suivant après Barnier et Bayrou...
« Pas sérieux de faire tomber le gouvernement »
Dans ce combat de freinage, avez-vous remarqué l'utilisation assez maligne de l'arme « contexte international actuel ». Un argument employé par la Macronie et plus largement par le « bloc central à géométrie variable » pour rejeter toute idée de censure du gouvernement qui aurait pour conséquence probable la dissolution de l’Assemblée et le retour aux urnes. Laurent Wauquiez l’a clairement dit, la semaine dernière : « Il ne serait pas sérieux de faire tomber le gouvernement » dans ce contexte international. Argument qui se tient, non, lorsqu'on appartient au camp de la raison ?
La France en a vu d'autres
Cela dit, des changements de gouvernement dans un « contexte international » tendu, voire plus que tendu, la France en a connu bien d’autres, dans son Histoire. En novembre 1917, en pleine guerre contre l’Allemagne, le président du Conseil (titre du Premier ministre de l'époque) Paul Painlevé tombait, après seulement deux mois à la tête du gouvernement, pour des raisons qui seraient trop longues à expliquer ici. Il fut remplacé par Clemenceau. Certes, reconnaissons que cette chute ne s’accompagna pas d’un retour aux urnes. Mais parfois, justement, en raison du contexte international, il n’est pas mauvais, et même plutôt salutaire, que le gouvernement change. Avant qu’il ne soit trop tard, d’ailleurs.
Quittons quelques instants la France pour le Royaume-Uni à qui, semble-t-il, nous n’avons pas de leçons de démocratie à donner, et souvenons-nous du débat plus que houleux qui eut lieu aux Communes, en mai 1940, avant que Churchill ne finisse par remplacer, opportunément, Chamberlain. En pleine guerre. Parfois, encore, c’est le « contexte national » lui-même qui exige que le gouvernement tombe. Ainsi, était-il « sérieux » que le gouvernement Pflimlin tombât en 1958 alors que notre armée se battait en Algérie contre le FLN ? C’est pourtant dans ce contexte de crise profonde que la Ve République vit le jour…
Et puis, au fond et pour finir, que sait-on du contexte international dans les prochains mois, l'an prochain ? Rien, évidemment. Même Macron. À moins qu’il ne consulte une astrologue, comme le faisait, dit-on, François Mitterrand ! Au train où vont les choses, rien ne dit d’ailleurs que ce contexte international ne sera pas plus tendu en 2027 qu’il ne l’est aujourd’hui. Et donc, on fera quoi dans ce cas ? Sérieusement…
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65 commentaires
Lecornu, jusqu’au bout : en raison du « contexte international »…
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Donc il se sacrifie pour nous protéger du contexte international!
Il accepte le salaire minable de 16 000 € brut , accepte les avantages liés à vie à la fonction, supporte ses chauffeurs, gardes du corps, personnel de maison etc… juste pour nous préserver . Quelle abnégation !!
Macron a été réélu sur le contexte ukrainien, il va essayer de remettre lecouvert en 2027, pas pour lui, parce que lui vise la place à Von der Leyen, il a compris qu’il pourrait mener l’Europe, pauvre de nous . Quand à lecornu qui pleure tous les jours, il dit « les extrèmes devront rendre compte » mais on ne lui demande que ça retourner aux urnes, un peu de courage monsieur Lecornu vous qui êtes Colonel de réserve de la gendarmerie, un militaire ne peut laisser la France se déliter encore 15 mois.
« les extrèmes devront rendre compte »
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rendre compte de quoi ? Ce que vous nommez l’extrême droite n’a jamais été au pouvoir, que je sache!
Et si le conflit russo-ukrainien devait continuer à se prolonger en 2027 ne viendrait-il pas à l’esprit de l’immense timonier qui dirige (?) la France de la jouer à la Zelinski qui n’est plus élu depuis 2 ans ? Comme ce prodige que le monde nous envie est capable de tout il pourrait bien suspendre l’élection présidentielle pour durer encore un peu et s’approprier de nouvelles métamorphoses : on attend la prochaine parodie. Pourquoi pas Bruce Lee ?
Macron, son gouvernement et la gauche me font penser à ce dicton « quand le sage montre une étoile, l’idiot regarde le doigt ». Eux regardent le doigt sans même prendre conscience de ce qu’il faut voir.
Pour une fois, la chanson de Ferré donne espoir… Avec le temps, va, tout s’en va…
La fidélité de Lecornu à Son excellence sera payée, quel qu’en soit le montant, par les français, merci aux socialistes pour cet exploit .
Non, les Français ne sont plus le peuple intelligent qu’ils furent, hélas, car ils n’ont plus de culture ni d’éducation, et quand on ne sait plus d’où l’on vient, on ne sait pas où on va…
Et dans peu de temps, plus d’AGRI-culture non plus ! …
Entre les imbéciles, les traîtres et ceux qui haïssent la France le niveau à incontestablement baissé. Espérons qu’ils soient encore minoritaires!
Le « système » en place veut durer jusqu’en 2027 en préparant un candidat « nouveau centre » réunissant socialos, partie écolos, modem, partie macronistes, partie LR, afin de faire bonne figure face à Bardella et ses 35, puis appeler à se rassembler contre « l’extrême droite »…Mélenchon est isolé, le Gluksman sera écarté, l’autre « gauche » veut une primaire, tout ça, ça éparpille les voix. Le problème, c’est qu’il y a pléthore de futurs candidats, tous aussi faiblards les uns que les autres (Attal, Philippe, Hollande et bien d’autres).Tout ce que ces gens font aujourd’hui s’explique par ces calculs :la France et son Peuple, ils s’en tamponnent le « coquillard ».
Tout à fait ils ne pensent qu’à eux et leurs copains!! alors qu’avec De Gaulle c’était la France avant tout.
Encore une formule totalement vide de sens, mais qui a le mérite d’éviter l’évidence. Et dans cette catégorie, nous avons les meilleurs.
Imaginez convoquer des élections PRÉSIDENTIELLE dans le contexte mondial d’aujourd’hui !
Où est le problème?
Le contexte international n’empêche pas la gauchaille américaine de fomenter des activités de rébellion dans certaines Etats US qu’elle tient encore. Muette à l’international, elle est à la barre pour activer l’immigration, organiser des protestations et des manifestations pro-migrants, et aussi des malversations financières dans les versements fédéraux. Fustiger aussi le FBI qui traite des morts des fusillades policières alors que c’est son boulot et laisser certains sites médiatiques divaguer gravement sur la présidence, cela en pleine tension mondiale, il faut arrêter comme on dit !
« Ajustement gouvernemental », on sait ce que cela veut dire, quelques places en plus en remerciements de l’attitude bienveillante lors du vote à l’assemblée.
C’est tout ce système qu’il faut réformer et virer tout ça, du président, au gouvernement, à l’A N et sénat dont il faut réduire le nombre de députés et sénateurs , bien trop nombreux pour le service rendu, pour les motions de censure, la moitié seulement était là vous trouvez ça normal ?
3 par département seraient amplement suffisant, et ça nous couterait moins cher
Réduire le nombre de ministres, qui souvent font doublon et arrêter avec cette « parité » quand on voit certaines, qui on se demande, ce qu’elle font là, on les retrouve à différents ministères où elles sont toujours autant incompétentes !!!! (je n’ai cité personne mais bon)
Vous pouvez aussi appliqué aux « certains » quand vous évoquez les incompétences des « sinistres » parachutés ! …
Oui c’est sur, mais je parlais par rapport à la fameuse « parité » et de ce qu’on doit se coltiner, et c’est valable pour leurs homologues masculins, interchangeables mais incompétents où qu’on les colle
Lecornu est très content de lui avec un budget du n’importe quoi. On recommencera l’année prochaine et l’année suivante. Pendant ce temps là, le pays s’endette de plus en plus. Aucune économie. Il faut sortir de cette Europe et arrêter de financer. Arrêtons de dilapider.
J’espère que les résultats du premier tour des législatives partielles en Haute Savoie vont ouvrir les yeux de ces pauvres Retailleau et Wauquier. Le candidat LR arrivé 2è avec 15% des voix, loin, très loin derrière le candidat Ciottiste qui, soutenu par le RN, caracole en tête avec 45% (30% d’écart…), alors que pas un des candidats de gauche ne peut se maintenir au 2è tour. Les candidats de Macron, Glucksman et autres, dans les choux (LFI, 6,5%). Vont-ils enfin admettre que les Français veulent l’union des droite et que s’ils continuent comme ça c’est l’enterrement de première classe pour leur « parti » ou ce qu’il en reste.
Leurs yeux sont pourtant grand ouverts, mais fixés sur leur propre siège et sur le nombre de leurs élus, synonymes de juteuses subventions. Le fric, le fric, le fric vous dis-je. Et l’union des droites rest interdite, par la gauche.