Contre l’écriture inclusive, un seul mot d’ordre : résistance !
J'ai déjà pesté contre l'écriture inclusive, qui me paraît être à la fois une dérive idéologique, une aberration linguistique et une profanation esthétique. Quitte à passer pour un affreux réactionnaire, permettez-moi de renouveler mes critiques contre cette dangereuse manie qui m'horripile.
Un arrêt du Conseil d'État
Le Conseil d'État, dans une décision du 31 décembre 2025, a rejeté le pourvoi formé par l'Association FRancophonie AVenir opposée à l'écriture inclusive sur des plaques de commémoration parisiennes. Les juges estiment que l'usage de ce type d'écriture « pour désigner un titre ou une fonction ne saurait, à lui seul, être regardé comme une prise de position politique ou idéologique ». Un tel usage ne contreviendrait ni à l'article 2 de la Constitution, selon lequel « la langue de la République est le français », ni à l'article 1 de la loi n° 94-665 du 4 août 1994 relative à l'emploi de la langue française, qui précise qu'elle est « un élément fondamental de la personnalité et du patrimoine de la France », ainsi que « la langue de l'enseignement, du travail, des échanges et des services publics ».
À la suite de cette décision, l’Académie française a, dans un communiqué du 8 janvier 2026, solennellement protesté contre cette décision, estimant notamment que « dans la mesure où l’écriture "inclusive" institue arbitrairement des marqueurs orthographiques — dits "points médians" — contraires à la lisibilité et à l’esprit de notre langue, elle porte une atteinte grave à cette dimension patrimoniale, qui mérite pourtant d’être protégée au même titre que nos monuments et nos paysages ».
De leur côté, des députés RN ont déposé, le 23 décembre 2025, une proposition de loi visant à interdire l'usage de l'écriture inclusive dans l'enseignement supérieur et la recherche. Ils constatent que « plusieurs établissements recourent déjà à l’écriture inclusive dans leurs règlements, leurs supports pédagogiques ou certaines publications, contraignant de fait étudiants et enseignants à s’y conformer, au détriment de la clarté et de la liberté ». Ils déplorent l'absence d'un « cadre juridique explicite », interdisant cet usage dans l'enseignement supérieur, comme c'est le cas (du moins en théorie) dans l'enseignement scolaire – notons qu'une proposition de loi similaire vient d'être déposée, le 13 janvier 2026, par des députés du groupe Droite républicaine. On ne sait pas encore ce qu'il adviendra de cette proposition de loi, dont l'exposé des motifs présente objectivement les défauts et les travers de ladite « langue inclusive » ; mais il est à souhaiter qu'elle aille jusqu'au bout du processus et qu'elle soit effectivement examinée par l'Assemblée nationale, puis le Sénat. On peut rêver d'un large consensus pour l'adopter.
Une langue est une identité
Qu'il s'agisse du point médian qui, comme l'avait déjà souligné l'Académie française, introduit des « marqueurs orthographiques contraires à la lisibilité et à l’esprit de la langue », de la mention systématique des deux genres, qui nous assène constamment des « toutes et tous » et des « celles et ceux », de la féminisation systématique des noms de métier désignant une fonction, « autrice, ingénieure, professeure, cheffe... », etc., ou encore de l'invention de pronoms non binaires comme cet affreux « iel », l'écriture ou, plus généralement, la langue inclusive est une atteinte grave à la langue française, à son esthétique et à sa grammaire. Elle participe à la déconstruction, plus ou moins consciente, du patrimoine et de l'identité de la France.
Le pire est que ceux-là mêmes qui devraient lui être hostiles en viennent, par imprégnation, démagogie ou lâcheté, à tomber dans ce travers. Se rendent-ils compte qu'ils se font ainsi les complices de la destruction de la langue française, qui contribue sournoisement à la destruction de la France ? Pour qui aime son pays, son histoire, sa littérature, la rigueur de la langue française et de la pensée, il n'y a pas à tergiverser, il faut être intransigeant et résister !
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88 commentaires
La langue administrative est déjà compliquée en mode « normal », alors, imaginez en écriture inclusive…
Cent pour cent d’accord avec cette irresponsabilité intellectuelle; « Une auteure » pour moi est une dimension prise de bas en haut ou l’inverse mais, en aucun cas une femme écrivain. Dito de cheffe ou docteure, des mots qui portent à confusion d’autant, que l’on peut dire cheftaine et doctoresse. Il faut limoger les incompétents en place au conseil d’état lesquels, n’ont rien compris à leur charge.
Le français est tellement difficile, pourquoi le compliquer davantage? Honte au conseil d’Etat.
Le « wokisme », c’est la dictature des minorités sur la majorité.
Déjà que trop de jeunes arrivant au collège, ont du mal à lire correctement ! A croire qu’il faut vraiment abêtir à tous prix, les générations montantes. Retournons aux méthodes d’autrefois en lecture, écriture et arithmétique, pour permettre à notre jeunesse, donc notre avenir, d’arriver en classe de sixième avec les fondamentaux lui permettant d’être à l’aise sur de bonnes bases, qu’elle choisisse ensuite de longues études ou la filière professionnelle. Et arrêtons avec les élucubrations des pseudos intellos, qui, sous prétexte d’inclusion, ne font qu’exclure les plus faibles et changent la langue française en un « truc » illisible.
Résister, c’est d’abord ne jamais employer cette méthode destructrice de notre langue et de notre civilisation, mais c’est également réagir lorsqu’elle est employée et qu’elle nous agresse. Merci pour ces arguments.
Le Conseil d’Etat s’infantilise. Il serait souhaitable de le placer au pied du mur qu’il bâtit : prononcer un discours en langage inclusif. Toute sa grande dignité serait mise en valeur.
Pardonnez-leur ! c’est l’âge.
Il y a quelques mois, j’ai reçu un courrier de mon assureur me proposant des places pour la coupe du monde de rugby dans un encart publicitaire en écriture inclusive.
Lui en ayant fait la remarque , sa réponse a été de me signifier qu’étant une entreprise privée, les lois ne s’appliquaient pas chez eux !
Un courrier lui expliquant qu’à la prochaine annonce écrite en ‘’inclusif’’ nos relations commerciales seraient terminées à mis un ‘’.’’ final à cette situation.
Entièrement d’accord avec vous! Il faut en finir avec cette destruction tous azimuts.
« Si tu même autant que je thème, alors nous nous émons beaucoup » en tout cas autant que l’or taugraffe ; bienvenue aux wokistes en leur demandant toutefois de laisser les mouches tranquilles, , ces pauvres insectes ne sont pour rien dans leurs cerveaux dérangés !
Même si certaines professions féminisées sont admissibles, pour le reste, il faut rejeter
ce qu’ une certaine »élite » ( qui n’est pas spécifiquement de gauche ou de droite ) voudrait
nous imposer. Je dis fermement NON à l’écriture inclusive !
Argument contre l’écriture pointée prétendue inclusive: elle exclut. Elle exclut ceux qui ont du mal à lire cette technique, et elle restreint les messages à ceux qui font partie du même cercle idéologique : elle est donc, aussi, restrictive. De surcroit, comme elle est chargée d’idéologie égalitariste formelle, ses partisans sont bien conscients qu’il manque des communautés à leur formalisme étiqueté « inclusif » , bâti sur la visibilité du Féminin avec le Masculin : il faut donc rajouter d’autres visibilités formelles. Ainsi, maintenant, on trouve le symbole « x » ! Exemple: les amateur.e.x.s de….
Logiquement, bientôt, certains ajouteront « n », « j », « h », etc, pour inclure les Noirs, les Jaunes, les Homosexuels, etc.
« Écriture inclusive »… Il faut le lire pour le croire ! Tout d’abord, je prends note de la décision du Conseil d’État. Ensuite, j’attire l’attention des lecteurs sur le fait qu’il ne faut pas se concentrer (uniquement) sur ce sujet particulier. Si l’on observe la société chaotique d’aujourd’hui avec un objectif grand angle, on constate qu’un germe de chaos se propage dans tous les domaines et que l’écriture inclusive n’en est qu’un grain de sable (ce qui n’est pas une raison pour l’accepter). Chaque petite communauté ou secte toxique développe ses propres lois ou, sous le couvert (légal ?) de la « démocratie », formule des revendications de plus en plus fantaisistes (qu’elle estime justifiées). Le pire, c’est qu’on continue à les laisser faire ou même de les cautionner ! Tout cela va conduire à un bouleversement majeur et très dangereux de nos vies. La dégénérescence a commencé.
Quand j’entends « Madame la Mairesse », je pense invariablement à une des histoires que nous lisions à nos enfants, où un brave paroissien, rencontrant l’évêque du lieu, lui demandait benoîtement: « et comment vont madame l’évêquesse et les petits évêquillous? ».
Les enfants riaient « comme des bossus », on ne disait pas mdr à l’époque.
De quoi se mêle le conseil d’état ? Il me semble que notre langue mérite autre chose que le jugement de politiciens recasés ! A quoi servirait donc l’Académie Française ?