Condamnation d’Éric Zemmour confirmée : l’obsession antiraciste

« On ne le censurera pas », assure Hilaire Bouyé, le président du mouvement jeune de Reconquête.
@Wikimedia commons
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Une nouvelle condamnation. Éric Zemmour fait encore les frais de sa volonté de ne rien taire aux Français et de sa liberté de décrire la société et les enjeux de notre temps avec les mots qu’il juge adaptés à sa pensée politique.

Liberté d’expression ? Ici, il n’en est pas question. La Cour de cassation vient de rejeter, mardi 16 septembre, le pourvoi effectué par le président de Reconquête, confirmant ainsi la condamnation de la cour d’appel de Paris prononcée le 22 février 2024 pour des propos tenus à l’occasion de la « Convention de la droite » en 2019. L’événement est à l’initiative du magazine L’Incorrect et réunit plusieurs figures conservatrices. Parmi elles, Marion Maréchal, retirée alors de la politique après avoir été députée de Vaucluse, l’avocat Gilles-William Goldnadel ou encore le maire de Béziers Robert Ménard. « Populiste, illibérale ou conservatrice, l’alternative au progressisme que réclament les Français reste à construire » : telle est l’idée directrice de l’événement.

Convention de la droite : un colloque en 2019

Invité en tête d’affiche, Éric Zemmour ouvre le colloque. Le journaliste est au sommet de sa popularité. Ses éditoriaux sur RTL l’ont propulsé définitivement comme l’un des analystes de la vie politique française les plus influents. Le Suicide français (Albin Michel, 2014) et Destin français (Albin Michel, 2018) ont été des phénomènes de librairie, vendus respectivement à 500.000 et 100.000 exemplaires. Et la bête noire de la gauche s’apprête à lancer Face à l’info, sur CNews, qui le propulsera sur la rampe qui l’a conduit à s’engager dans la campagne présidentielle de 2022.

Dans la prise de parole de l’ancien journaliste du Figaro, des mots vont heurter et lui valoir les sempiternelles poursuites judiciaires auxquelles il est confronté, portées par les associations antiracistes, la Ligue des droits de l’homme, SOS Racisme, MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples) : pas une ne manque à l'appel. Pour dénoncer l’immigration, Éric Zemmour évoque alors les « colonisateurs », « une islamisation de la rue », décrivait le voile et la djellaba comme les « uniformes d’une armée d’occupation ». « Tous nos problèmes aggravés par l’immigration sont aggravés par l’islam », affirmait-il encore.

Ce sont ces propos qui lui valent, aujourd’hui, 15.000 euros d’amende pour « provocation à la haine ou à la violence » et « injure publique à raison de l’origine, de l’ethnie, de la nation, de la race ou de la religion ». L’homme politique doit aussi verser 1.000 euros de dommages et intérêts aux huit associations parties civiles. Un petit feuilleton judiciaire, puisqu’une première condamnation avait été prononcée par le tribunal correctionnel de Paris avant une relaxe de la cour d’appel, un an plus tard. En février 2023, la Cour de cassation cassait ce jugement et renvoyait le dossier devant la cour d’appel de Paris qui, cette fois, condamnait Éric Zemmour en 2024. À cette heure, nous ne savons pas si ce dernier souhaite saisir la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH).

« Il continuera le combat »

Dans un communiqué, SOS Racisme s’est réjoui en rappelant que « les lois de la République française n’admettent pas que la haine puisse servir de fondement à notre société »« Le combat contre le racisme ne saurait se limiter à la seule enceinte judiciaire, explique son président Dominique Sopo, le combat contre le racisme est un combat de chaque jour qui nécessite de gagner les consciences et de construire des rapports de force. »

« Éric Zemmour subit un vrai harcèlement judiciaire de la part d'associations militantes », déplore Hilaire Bouyé. Contacté par Boulevard Voltaire, le président de Génération Z observe, perplexe, cette « condamnation [qui] tombe alors qu’on n’a jamais autant parlé de la liberté d’expression ». Pour autant, le chef de file du mouvement des jeunes du parti Reconquête l’assure : « Il y a une volonté de la justice de faire taire Éric Zemmour, mais on ne le censurera pas, il continuera le combat pour nos idées. »

Picture of Yves-Marie Sévillia
Yves-Marie Sévillia
Journaliste chez Boulevard Voltaire

Vos commentaires

113 commentaires

  1. Et oui ! Il vaut bien mieux condamner les défenseurs courageux de la France que condamner les racailles qui attaquent quotidiennement les Forces de l’Ordre ! Merci à la justice gauchiste pour sa participation au grand remplacement et pour sa «  collabo… » à la destruction de notre nation .

  2. Incohérence des décisions de justice : relaxe (TC et C.A.) après pourvoi en cassation : condamnation (sic)
    J’appelle cela de l’acharnement

  3. Et tout ces malheurs viennent du camp qui nous assène tous les jours qu’il défend la liberté d’expression. Surtout la sienne..la gauche a pourri la France.

  4. Bientôt ils interdiront les livres de Zemmour : la liberté d’expression et d’insultes est réservée à l’extrême gauche. Pauvre France

  5. Un trublion pour la droite et qui n’a pas hésité à casser publiquement Mme Le Pen. Maintenant tous ces récupérateurs s’agitent mais nous avons de la mémoire.

    • Le pen et « droite « dans la meme phrase..comme quoi on peut avoir de la  » memoire » et dire n’importe quoi!!

    • Ecoutez les avec de nouveaux prélèvement tout azimut, ce ne sont plus de voyous c’est une mode dépassée ce sont que des escrocs mot dont la définition est claire dans tous les dictionnaires RN y compris sinon ils chercheraient une alliance et seraient plus clair sur la migration, les taxes et d’autres sujets encore. Toute cette politique de métier nationale et locale n’en a que pour leurs places et l’argent public qu’ils peuvent en tirer ne serait-ce que pour les partis c’est cela une Démocratie qui a un coût ! piller ceux qui osent encore travailler surtout s’ils ne sont pas dans leur grand monde intello et administratif.

  6. Sos racisme ou l’hôpital qui se fout de la charité.
    Dominique sopo son président.
    En 2022 Le patron de SOS Racisme renvoyé en correctionnelle pour injure raciste envers Jean Messiha

    Le tribunal judiciaire de Paris a décidé, mercredi 2 février, du renvoi en correctionnelle de Dominique Sopo qui avait jugé « infamante pour les chameaux » la comparaison entre Jean Messiha et l’animal,

  7. je crois effectivement que avant de juger Zemmour, les juges devraient effectivement lire le Coran d’accord avec la précédente réponse..

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