Comment l’immigration contribue à faire chuter le niveau scolaire français
Dans les trois domaines de compétences principaux étudiés, la France a obtenu, au dernier classement PISA, ses scores les plus bas en vingt ans. Que ce soit en sciences, en français ou en mathématiques, le niveau des élèves de l’Hexagone n’a jamais été aussi faible. Quelle est la raison de cette chute ? L’Observatoire de l’immigration et de la démographie (OID) s’est penché sur la question en s’intéressant à un élément jusqu’alors souvent mis de côté : l’impact de l’immigration sur le système éducatif français.
En préambule de son dossier de 42 pages, l’OID indique : « Si elle n’est pas la cause unique des difficultés de notre école, l’immigration, dans sa forme actuelle, les exacerbe toutes. » En premier lieu, l’OID fait remarquer que si la question de l’impact de l’immigration sur le niveau scolaire peut se poser, c’est bien parce que la part des immigrés ou enfants issus de l’immigration est non négligeable. Deux proportions données sont éloquentes : « Plus d’un élève de CM1 sur cinq parle une autre langue que le français à la maison » et « 40 % des enfants de moins de 4 ans en France sont immigrés ou issus de l’immigration ». Par ailleurs, l’OID précise que « 17,6 % des étrangers en France ont moins de 15 ans » et sont donc obligatoirement scolarisés. Dans une classe de 30 élèves, cela représente 5 ou 6 élèves, ce qui n’a rien de marginal et peut évidemment avoir un impact sur l’ensemble du groupe.
Une forte proportion
Malheureusement, il ne se révèle pas être positif. L'OID rapporte : « Dans 73 % des pays évalués dans le cadre de la dernière enquête PISA, les élèves issus de l'immigration affichent en mathématiques un score inférieur à celui des élèves "autochtones". » Sur cette matière, précisément, les élèves immigrés ou d’origine immigrée auraient « l'équivalent d'un an et demi de retard scolaire » sur les « autochtones ».
Ce sont des faits, des faits auxquels, par bienveillance, l’Éducation nationale s’est adaptée en créant « une série de dispositifs censés favoriser l’intégration des élèves issus de l’immigration et réduire les inégalités scolaires ». « Sans en être la cause unique, l’immigration accentue en effet fortement l’hétérogénéité des classes, contraignant les enseignants à abaisser leurs exigences pour ne pas perdre l’attention des plus fragiles. » Résultat : « L’ensemble des élèves souffre de cette logique de nivellement vers le bas. » Le niveau de la France chute inexorablement.
Autre adaptation qui plombe le système éducatif français : « Les mineurs non accompagnés ainsi que les élèves allophones nouvellement arrivés font l’objet d’une orientation prioritaire vers les filières professionnelles, grâce à des bonifications de points significatives sur les plates-formes académiques. » Ainsi, les élèves « ordinaires » sont parfois privés de place dans ces structures professionnalisantes et végètent en filière générale alors qu’ils pourraient exceller dans ces voies qui avaient pour « vocation de contribuer à l’excellence productive du pays ».
Un très faible niveau
Enfin, l’étude montre que l’immigration pèse plus sur l’école française que sur celle de ses voisins. Cela s’explique par la nature de cette immigration. La France accueille « une population immigrée moins diplômée et moins qualifiée que celle de ses voisins européens » et principalement extra-européenne. Une population qui connaît des « situations de sous-réussite scolaire et affiche des taux de non-diplômés nettement supérieurs à ceux de la population autochtone », comme les « descendants d’immigrés originaires du Maghreb » ou ceux « venus d’Afrique sahélienne ». 40 % des élèves d’Afrique subsaharienne redoublent et 60 % ne vont pas jusqu’au baccalauréat.
L’Observatoire de l’immigration et de la démographie conclut ainsi : « La pression exercée de par l’immigration sur notre école apparaît difficilement soutenable. » Il emploie le terme de « cercle vicieux » pour décrire la situation française. Une spirale négative dont il faut sortir en réduisant « drastiquement les flux migratoires » et en mettant « en œuvre des politiques éducatives de rupture ».
En matière d’éducation, non plus, l’immigration n’est peut-être pas la chance pour la France promise… Les Français l’entendent et le voient, pas leurs dirigeants.
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41 commentaires
Tout a été dit. La dégringolade continue de plus belle. Impossible de l’arrêter. Mais si le troglodyte a survécu, la génération actuelle (et celle à venir) réussira probablement aussi. Même si le niveau (qu’on a atteint depuis des centaines d’années d’effort) tende asymptotiquement vers zéro.
En toute chose , il faut raison garder !! !! Ne confondez pas l’école de M. tout le monde , celle du quartier et l’école où vont les enfants de ! Louis Le Grand , Stanislas , Henri IV, l’école alsacienne, St-Geneviève où était scolarisée la fille de Mitterrand et E. Macron ! D’ailleurs , Aymeric Caron , le bouffeur de patriote , s’est bien gardé de mettre ses enfants dans le lycée de sa circonscription et même d’y habiter , il a préféré une école « privée » des Yvelines !!
La loi Savary de 1982 (ou 83 je sais plus) a inauguré cette chute de niveau.
Je suis très inquiet par l’incompétence crasse des jeunes de moins de 30 ans de nos jours
Je m’inquiète par leurs capacités à pouvoir payer nos retraites
D’un autre côté ils sont tellement incompétents qu’il devient urgent de conserver les seniors
Pour quelle raison a t-on modifié avec une telle constance le contenu des programmes scolaires, pendant tant d’années, avec la bénédiction des profs, bien sûr ? Parce que ce que l’on m’enseignait au lycée, fin des années 70, ne pouvait absolument pas être compris par des gamins venus de l’immigration. Alors, pour faire au plus simple, au lieu de faire en sorte que ces gamins puissent se mettre au niveau, on a préféré leur simplifier la tâche en se mettant au leur – au passage, cela permettait aussi aux profs de ne pas admettre qu’ils n’étaient pas capables de faire progresser ces élèves-là ; tout le monde s’est bien tenu les coudes !
J’enrage. Moi, mme tout le monde, et sûrement beaucoup d’autres avec moi, j’avais prévu cette chute du niveau scolaire ! C’était si prévisible, si mathématique ! Le corps enseignant aveugle et sourd, a toujours refusé les classes de niveaux. Ne pas stigmatiser, et préférer nuire à (tous) les enfants.
Notre Ecole paye aujourd’hui ce nivellement par le bas. Bravo !
Quand un élève attérit dans une classe sans parler un mot de français (ça arrive très souvent), que fait l’enseignant ? Il le laisse dans un coin ou s’en occupe au détriment des autres élèves ? Ça s’appelle le nivèlement par le bas. Après on s’étonne que les parents se tournent vers le privé !
lorsque Aya Nakamura est présenté comme l’ archétype du nouveau languageil ne faut pas s’étonner