[CINÉMA] Projet dernière chance, le nouveau succès de SF avec Ryan Gosling

Le meilleur démarrage de ce début d'année, pour ce film de SF qui nous change des films catastrophistes.
Capture d'écran BA
Capture d'écran BA

Joli succès pour Amazon MGM Studios. Le nouveau film avec Ryan Gosling, Projet dernière chance, enregistre, à l’international, le meilleur démarrage de ce début d’année 2026, avec 80 millions de dollars pour son premier week-end d’exploitation. Les recettes auraient même déjà dépassé le seuil de 150 millions de dollars à travers le monde. Une réussite commerciale indéniable qui doit beaucoup au savoir-faire des réalisateurs Phil Lord et Christopher Miller (21 Jump Street, La Grande Aventure Lego), ainsi qu’au potentiel comique de Ryan Gosling (Barbie, The Fall Guy) sur les épaules de qui repose tout le film. Car pour cette adaptation du roman éponyme d’Andy Weir, l’acteur canadien enfile aussi bien la casquette de producteur que la combinaison d’astronaute. Un rôle qui rappelle directement celui de Neil Armstrong qu’il tenait en 2018 dans First Man, du réalisateur Damien Chazelle.

Mission suicide dans l’espace

Se réveillant d’un coma, à bord d’un vaisseau spatial, Ryland Grace souffre d’amnésie. Très vite, il comprend que les deux autres passagers sont morts et qu’il est désormais seul survivant, à onze années-lumière de la Terre. À mesure qu’il reprend ses esprits, ses souvenirs lui reviennent, par bribes : docteur en biologie moléculaire et professeur de sciences en collège, Grace fut approché par Eva Stratt, un agent gouvernemental dont la mission est d’étudier « l’astrophage », un micro-organisme qui affaiblit le Soleil et provoquera, d’ici trente ans, le refroidissement global de la Terre. Pour sauver l’humanité, Ryland Grace fut alors envoyé en mission suicide – car sans retour possible – dans l’espace afin d’étudier le phénomène.
Au sortir de son coma, et alors qu’il approche l’étoile Tau Ceti, le scientifique aperçoit un autre vaisseau spatial. À son bord, un petit alien à l’apparence rocheuse, qu’il baptise « Rocky », devient son ami et l’aide activement dans ses recherches…

L’amitié entre les peuples ?

Plus léger que le cinéma habituel de science-fiction (2001 : l'Odyssée de l’espace, Gravity ou autres Interstellar), Projet dernière chance s’inscrit dans la lignée de Rencontres du troisième type en pariant sur la coopération fructueuse entre l’humain et l’extraterrestre. Un prisme gentillet qui nous change un peu des films catastrophistes, façon Independence Day, Alien ou Predator, mais qui fleure bon, malgré tout, le sempiternel discours sur l’amitié entre les peuples, par-delà les frontières et les races… Une vision utopique, naïve, que l’on accueille avec plus d’indulgence, en 2026, de la part d’un récit de science-fiction que d’un film « social » ou « politique »…
Plutôt touchant, finalement, ce récit d’amitié aux couleurs flashy compense heureusement sa mièvrerie certaine par l’humour et le second degré. Si le scénario nous embrouille un peu avec ses explications scientifiques, totalement dépourvues d’intérêt, Projet dernière chance donne au moins l’occasion à Ryan Gosling de s’amuser devant la caméra et de nous communiquer sa bonne humeur.

2,5 étoiles sur 5

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Pierre Marcellesi
Chroniqueur cinéma à BV, diplômé de l'Ecole supérieure de réalisation audiovisuelle (ESRA) et maîtrise de cinéma à l'Université de Paris Nanterre

Vos commentaires

4 commentaires

  1. Il y a des années que je n’ai pas mis les pieds dans un cinéma.
    Je n’éprouve aucun intérêt pour les fims de science fiction, tous plus farfelus les uns que les autres.
    Strictement aucune envie non plus de voir des films à la sauce bien-pensante, pétri de bons sentiments de litopue du vivre ensemble. Lorsque je lis le synopsis, je sais précisément où il veut nous mener, c’est comme si j’avais déjà vu le film.
    L’âge, l’expérience, et un esprit critique aiguisé, on n’a vraiment plus grand-chose à nous apprendre.

  2. Merci BV pour cette information, mais me concernant il y a bien longtemps (13ans ) que j’ai pris la décision de ne plus aller au cinéma avec pour la plupart des films propageant des messages subliminaux savamment distillés au travers de l’histoire projetée à l’écran. De plus, rien que de lire la critique, ça ne fait que conforter mon point de vue. Le cinéma ne distrait plus ceux qui par le passé ont eu coutume de voir des « vrais » films et pas de la mièvrerie véhiculée par des cinéastes et réalisateurs idéologiques de notre temps. Après, s’il y en a qui aiment,tant mieux pour eux, mais sans moi.

      • Moi qui aime aller ai cinema quand il fait froid du mistral ou qu il pleut, il est vrai que les salles sont vides, plutot des personnes d un certain age ( mais nous choisissons des horaires de retraitees). Et pas beaucoup de films extraordinaires
        Mais les bons sentiments dans ce monde de dingues font du bien pendant 1h30 c est peu mais c est deja ça et apres nous nous octroyons un petit encas ( crepes chocolat chaud glaces ..) qui prolonge et intensifie le moment passé en salle obscure mais trop bruyante Ah ces sons casse oreilles !!!

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