Cinéma : L’Étranger. Quand un héritier de la Nouvelle Vague adapte Camus

L'Étranger est un film réussi, même si le discours sur l’absurdité du monde et de l’existence n'est plus guère audible.
© Gaumont Distribution
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Née dans l’entre-deux-guerres, la littérature de l’absurde, à laquelle on rattache principalement Voyage au bout de la nuit, de Céline, et L’Étranger, de Camus, entendait remettre en question la place de l’individu dans une société faillible par nature. Une société qui n’avait pu empêcher l’horreur d’advenir, celle des tranchées, mais également, plus tard, celle de la Shoah et de la bombe atomique. Désormais, l’individu devenait cet être seul et réflexif, interrogeant à tout moment son rapport à l’autre, au monde extérieur, à la nation, à l’Histoire, aux politiques et aux injustices sociales. Un être centré sur lui-même, volontiers libertaire, métaphysique, frustré de l’absence de sens et incapable de se satisfaire du statu quo.

Littérature et cinéma : même combat

Le cinéma fut traversé par les mêmes questionnements. Le concept « d’image-temps », façonné par Gilles Deleuze, caractérisait ces œuvres d’après guerre qui, avec la Nouvelle Vague (Alain Resnais, en particulier) et surtout le néoréalisme italien, déploraient le non-sens de nos sociétés modernes et plaçaient l’homme au centre des préoccupations. D’où une tonalité générale plus introspective, réflexive, moins portée sur l’action que le cinéma classique d’avant guerre (« l’image-mouvement »). La narration et le montage jouaient davantage, désormais, de l’ambiguïté, des non-dits, du hors-champ, des ruptures et des changements de temporalité. Le tout au bénéfice de films résolument tournés vers l’intellectualisme, la sentimentalité, la fêlure, la névrose et l’écoute de soi. De quoi préfigurer le cinéma postmoderne, syncrétique et expérimental d’un Gus Van Sant ou d’un Lars von Trier.

Adapté une première fois en 1967 par Luchino Visconti, avec Marcello Mastroianni dans le rôle-titre, L’Étranger d’Albert Camus, roman phare de l’absurde, a droit aujourd’hui à une nouvelle transposition cinématographique ; qui de plus légitime, alors, que François Ozon, parfait héritier de la Nouvelle Vague, pour porter ce projet ?

L’anti-héros camusien

Le récit nous raconte l’errance morale et métaphysique d’un jeune employé de commerce dans la ville d’Alger, du temps du colonialisme, qui, pour des raisons qui échappent à tous, va commettre un meurtre et être jugé en conséquence. Un personnage indifférent, las, presque éteint, « étranger » au monde comme à lui-même.

Incapable de s’émouvoir du décès de sa propre mère, Meursault (Benjamin Voisin) ne s’émeut guère davantage des sentiments que lui témoigne sa compagne Marie ni des violences auxquelles il assiste régulièrement : celles de son ami Sintès, sorte de maquereau local ayant la main lourde sur les femmes, ou celles de ce voisin acariâtre qui maltraite son chien.

Détaché de tout, jusqu’à tenir des discours nihilistes devant le prêtre venu l’assister en prison, le personnage de Meursault ne croit plus en rien, pas même au tragique de sa situation. Quant à éprouver des remords pour sa victime, il n’en a cure. Si Ozon agite complaisamment, à plusieurs reprises, le drapeau du « racisme systémique » de l’État français en Algérie, il est cependant clair dans son esprit qu’aucune considération raciste n’est à l’origine du geste de Meursault. Peut-être celui-ci cherchait-il simplement, pour une fois, à ressentir quelque chose…

Une philosophie facile et stérile

Sans doute compréhensible, au lendemain des deux guerres mondiales, le discours déplorant l’absurdité du monde et de l’existence, justifiant indirectement relativisme et détachement absolus, n’est plus vraiment audible, en 2025, quand on sait les impasses idéologiques et les dangers auxquels conduit ce mode de pensée libertaire – foncièrement individualiste – depuis soixante ans. Le sort de Meursault n’est-il pas, d’ailleurs, la preuve même de la stérilité de ses convictions ?

Le film de François Ozon n’en demeure pas moins réussi sur le plan de la mise en scène et de l’interprétation. On note, de surcroît, une bande originale inspirée et une photographie magnifique.

 

3 étoiles sur 5

 

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Pierre Marcellesi
Chroniqueur cinéma à BV, diplômé de l'Ecole supérieure de réalisation audiovisuelle (ESRA) et maîtrise de cinéma à l'Université de Paris Nanterre

Vos commentaires

32 commentaires

  1. Cela dit le film est magnifique, très fidèle au roman. Un tout petit bémol : le noir et blanc ne rend pas suffisamment la puissance écrasante du soleil

  2. Décidément beaucoup ont du mal à se réconcilier avec le temps long et les mouvement de pensée qui l’accompagne. Camus, Kafka, Céline, Buzzati, et quelques autres sont les narrateurs de la CRISE DU SENS dans la pensée occidentale. Le sens des chose et de la vie, ce fut le sens donné par les Créateur, puis celui que la Créature se donne à elle même (l’Humanisme), puis enfin ce monstre le Matérialisme dominé par le Dieu Progrès qui se termine dans l’horreur de la Grande Guerre, du nazisme, de la Shoah, de la bombe atomique. Camus et les autres mettent en scène le NON SENS. Et là je ne suis pas du tout d’accord avec la conclusion de cet article c’est que ce NON SENS est encore d’actualité et que la société occidentale sans Dieu subit tous les ravages causés par la perte de ce qui faisait SENS. Montée de la violence « pour un regard », on tue pour un refus de cigarette ! montée de la bêtise, montée de la laideur et dans le vide des convictions envolée, montée de l’islam conquérant. « Le sort de Meursault n’est-il pas, d’ailleurs, la preuve même de la stérilité de ses convictions ? » je dirais : le sort de notre civilisation occidentale n’est-il pas la preuve, pire la conséquence, de la stérilisation de nos racines spirituelles ?

    • Soyez sympa. Ne m’invitez jamais à prendre un pot avec vous si vous êtes aussi marrant dans la vie que ce que vous écrivez. :)

  3. Camus et  » l’Etranger ». C’est ce qu’on appelle l’écriture blanche. Le feu a tout dévoré, nous n’avons même plus d’yeux pour pleurer notre mère. Une époque, un temps littéraire post Hiroshima. Sartre et Camus, cette fois même absurdie. Tuer ou pas, c’est aussi bête que l’être tombé du ciel en naissant. L’insolation qui amène au meurtre arabe a été mille fois analysée. Mais il n’y a pas de gratuité, tout s’explique. Le livre de Camus n’est pas, lui, tombé du ciel. De son propre aveu, il a été inspiré par  » le facteur sonne toujours deux fois. » Ceux qui n’ont pas connu cette atmosphère camusienne découvriront un temps donné. Ce qui n’empêche pas d’avoir des valeurs. Camus, d’abord communiste, croyait que la France pouvait rester présente dans le partage des communautés. Les bombes algériennes du FLN sur des civils en ont décidé autrement. La statue de Camus aujourd’hui est proscrite à Alger. On voit jusqu’où la haine peut conduire. Camus disait qu’il préférait sa mère à la justice, sujet rebattu, mais ceux qui détiennent Sansal sont étrangers à la Justice et ont-ils seulement une mère ?

  4. Je partage votre analyse Monsieur Marcellisi :
    Un très beau film sur un courant existentialiste qui ne nous touche plus.

  5. c’est l’un des rares bouquins (avec « les mots » de J P Sartre ) que nous étions obligés de lire en première et que je n’ai jamais pu finir de lire.
    Ma mère, grande lectrice m’a donc proposé de le lire (de les lires) afin de me faire le résumé attendu par la prof. Eh bien c’est la seule fois où je l’ai vue s’endormir sur un bouquin en plein milieu de l’après midi (elle lisait étendue sur une méridienne)

  6. Avec « L’étranger » Camus a commis un des meilleurs tours de passe-passe de la littérature française… L’histoire en est totalement stupide et particulièrement anti-française. On y voit en effet un très méchant Français de base qui pour des raisons incompréhensibles, pour ne pas dire sans raison, tue à coup de couteau un très gentil algérien de souche… Tout à fait crédible n’est-ce pas quand on connait les Algériens et les Français ? La mort récente de la mère du Français joue dans cette histoire peu probable un rôle lui aussi incompréhensible qui serait d’expliquer (comment ?) le meurtre commis par ce jeune homme. Qui plus est le bouquin n’est pas spécialement bien écrit et il est particulièrement facile à lire : n’importe quel gamin de plus de 10 ans peut se prendre pour un intellectuel parce qu’il l’a lu et compris… Son succès vient sans doute de cette dernière caractéristique (Ma belle-mère est une femme de Camus, c’est vous dire ! ) ainsi que de son masochisme antifrançais qui est tant goûté par nos citoyens, de gauche comme de droite. Le masochisme étant d’ailleurs une des premières vertus chrétiennes. Un gros malin ce Camus !

  7. Dans mon dernier commentaire , une fable de Jean de La Fontaine , Le chien et les chacals , peu connue et pour cause , qui donne de l’étranger une vision peu amène , il est vrai que ce bon Monsieur de La Fontaine , n’était pas à l’époque encadré par les communistes .

    • Cette fable n’est pas de La Fontaine. C’est une parodie assez bien tournée qui ne plaira pas aux « bien pensants »

  8. Dans mon dernier commentaire , une fable de Jean de La Fontaine , Le chien et les chacals , peut connue et pour cause , qui donne de l’étranger une vision différente de celle de Camus , il est vrai que ce bon Monsieur de La Fontaine , n’était pas à l’époque encadré par les communistes .

    • J’ai un doute concernant le chacal dans le bestiaire de Jean de La Fontaine, mais je peux me tromper.

      • Cette fable n’est pas de La Fontaine. C’est une parodie assez bien tournée qui ne plaira pas aux « bien pensants »
        L’allusion au drapeau vert devrait mettre la puce à l’oreille !

      • Etonnée par le commentaire de @Patrick Sinclair, j’ai fait des recherches.
        Il s’avère que cette fable serait un pastiche selon jean Pierre Arbon. (sur son site quelqu’un a écrit que ce pastiche était basé sur une fable d’Ésope , « roman de Chacal »

        J’ai lu ce pastiche. Franchement c’est de la mauvaise parodie, copie.. de Tit Anik.

        j’ai alors regardé la liste des 249 fables de La Fontaine, et il n’y a pas du tout cette fable.

        Maintenant, je suis peut être passée à côté .

  9. LE CHIEN ET LES CHACALS  !!!!!
    > JAMAIS APPRISE A L’ECOLE , mais  d’actualité malgré son  âge

    > Du coquin que l’on choie, il faut  craindre les tours  
    > Et ne  point espérer de caresse en  retour
    > Pour l’avoir ignoré,  maints nigauds en pâtirent.
    > C’est ce dont je  désire, lecteur, t’entretenir.

    > Après dix ans  et plus d’homériques  batailles,
    > de méchants pugilats, d’incessantes  chamailles,
    > Un chien était bien aise d’avoir signé la  paix
    > avec son voisin, chacal fort  éclopé
    > Qui n’avait plus  qu’un œil, chassieux de  surcroît,
    > Et dont l’odeur, partout,  de loin le précédait.
    >   
    > Voulant sceller  l’événement
    > et le célébrer  dignement,
    > Le chien se donna grande  peine
    > Pour se montrer doux et  amène.

     
    > Il pria le galeux chez lui, 
    > le fit  entrer, referma l’huis,
    > L’assit dans un  moelleux velours
    > Et lui tint ce pieux  discours :
    >   
    > « Or donc, Seigneur Chacal, vous  êtes ici chez vous !
    > Profitez, dégustez,  sachez combien je voue
    > D’amour à la  concorde nouvelle entre nous !
    > Hélas, que j’ai  de torts envers vous et les  vôtres,
    > Et comme je voudrais que le passé fût  autre !
    > Reprenez de ce rôt, goûtez à tous les  mets,
    > Ne laissez un iota de ce que vous  aimez ! »
    >  
    > L’interpellé eut  très à cœur
    > D’obéir à tant de  candeur.
    > La gueule entière à son  affaire,
    > il fit de chaque plat  désert
    > Cependant que son hôte  affable
    > Se bornait à garnir la  table.
    >  
    > Puis, tout d’humilité et la  mine contrite,
    > En parfait comédien,  en fieffée chattemite,
    > il dit : «Mais,  j’y songe,  mon cher, 
    > Nous voici  faisant bonne chère
    > Quand je sais là,  dehors, ma pauvrette famille :
    > Mes épouses, mes  fils, mes neveux et mes filles,
    > Mes oncles et  mes tantes que ronge la  disette, 
    > Toute ma  parentèle tant nue que  maigrelette. 
    > Allons-nous  les laisser jeûner  jusqu’au matin ?  »
    >   
    > « Certes non ! »  répliqua, prodigue, le matin,
    > Qui se leva,  ouvrit, et devant qui passèrent
    > Quarante et un  chacals parmi les moins  sincères.
    > Sans tarder cliquetèrent les  prestes mandibules 
    > Des grands  et des menus, même des  minuscules.
    > Ils avaient tant de  crocs, de rage et d’appétit,
    > Ils mangèrent  si bien que petit à petit
    > Les vivres s’étrécirent comme  peau de chagrin
    > Jusqu’à ce qu’à la fin il  n’en restât  plus rien. 
    >  
    > Ce que  voyant, l’ingrat  bondit :
    > « Ah ça, compère, je  vous prédis
    > Que si point ne nous  nourrissez
    > Et tout affamés nous  laissez
    > tandis que vous allez  repu,
    > La trêve entre nous est rompue !»
    >  
    > Ayant alors, quoi qu’il eût  dit,
    > Retrouvé forces et  furie,
    > Il se jeta sur son  mécène, 
    > Et en une  attaque soudaine 
    > il lui  récura la toison, 
    > Aidé de  toute sa maison. 
    > Puis, le  voyant à demi-mort,
    > De chez lui il le  bouta hors. 
    > Et  l’infortuné  crie encore 
    > «La peste  soit de mon cœur  d’or !  » 

    > Retenez la  leçon, peuples trop accueillants  : 
    > À la gent  famélique, point ne devez  promettre.
    > Ces êtres arriérés,  assassins et  pillards 
    > marchent  en rangs serrés sous le vert  étendard.
    > Vous en invitez un,  l’emplissez  d’ortolans, 
    > Et  c’est  jusqu’à vos  clefs qu’il vous  faut lui remettre.
    Jean de LA  FONTAINE
    >  
    1671 ce n’est pas d’hier !
    Toute allusion avec quelques événements actuels que se soient ne serait que pure coïncidence ! 

  10. L »Étranger » n’est pas « un discours sur l’absurdité du monde et de l’existence » qui ne serait plus guère audible »…Mais une très subtile dénonciation de l »acte gratuit  » (Les Caves du Vatican d’André Gide) : si l’existentialisme de l’entre 2 guerres flirte avec le nihilisme Camus veut provoquer une révolte contre l’absurde. Toute sa vie le prouve.

    • « L’étranger » a surtout été le moyen trouvé par Camus pour se faire bien voir de la gauche en présentant un Méchant Français assassinant sans raison à coups de couteau un gentil Algérien. Avec sa brillante idée sa carrière était faite : un gros malin ce Camus !

  11. Ozon a formidablement adapté le roman de Camus mais le propos de ce roman a vieilli, reflète mal les positions de notre époque contemporaine. Votre article l’analyse très bien.
    Le roman parle peu à nos générations actuelles, mais il reste un grand texte et il témoignait d’une écriture originale que l’on peut encore reconnaître.

  12. J’en ai marre que l’on parle toujours d’étranger pour TOUT ! Je veux retrouver ma France et les Français !!

  13. « L’Étranger » n’est pas une réussite, mais un trahison du roman d’Albert Camus.
    Avoir voulu « contextualiser » le roman comme l’a fait sciemment Ozon est une imbécilité pour faire plaisir aux imbéciles et autres « wokes » ou « racisés » à la mode.

    • Bah ! C’est pas très grave ! L’Etranger est une daube littéraire et intellectuelle. Camus a « fait » sa carrière grâce au parti communiste. En France t’es coco, t’es un génie ! J’ai lu au lycée ce bouquin. Ce machin se caractérise par un vocabulaire indigent et des idées, l’existentialisme (bonjour le nom) qui ne sont pas autre chose que du nihilisme à l’usage des mal-comprenants et des profs de Français !
      Cette école et ce qu’elle fait lire n’a pour projet que de détruire l’envie de vivre de la jeunesse. Dès le collège on leur fait lire des inepties. Aucune aventure ! Aucun héros. Juste des pov’ c… comme ce Meursault qui subit son existence et se traine lamentablement
      En plus, comme de bien entendu, ce type est raciste sans même le savoir puisqu’il tue un arabe sans raison.
      C’est ce genre de sous-m… littéraire qu’en France on appelle chef-d’oeuvre !
      Rendez-nous Rabelais ! La Fontaine ! Voltaire !!!!

      • Je suis assez d’ accord avec vous, Cher Ravi au lit, et j’ ajouterai Chateaubriand aux trois auteurs que vous citez!

      • Il faut lire un peu plus : Camus est resté communiste 2 ans. Puis (« L’Homme révolté ») il a rompu avec l’idée révolutionnaire, notamment marxiste, et cela entraînera sa guerre avec Sartre, principale figure de l’existentialisme pro-communiste. Et si aujourd’hui on parle plus de Camus (qui rejoignit la Résistance) que de Sartre qui, comme les communistes, fut proche de Heidegger et des nazis, c’est tant mieux. Respecter les angoisses sincères de Camus ne veut pas dire approbation.

    • @Theorie de la Nation. Même lorsque l’on reste simplement deux ans au PCF, cela montre que l’on est séduit par la totalitarisme et le refus pour un individu de vivre librement. Nombre « d’intellectuels » Français ont quitté le PC lorsque cela faisait vraiment trop moche dans le décor (écrasement de la Hongrie, de la Tchécoslovaquie), mais ils ont soutenu le Vietcong, les Khmers Rouges, Castro qui eux, officiellement, représentait ce malheureux Sud exploité par le méchant colonialisme Occidental Nord-Américain. C’est pourquoi ils se sont généralement inscrit au PS de Mitterrand et sont parvenus au pouvoir avec leur pote Jack Lang.
      Et hop ! Les médias ont « oublié » toutes leurs positions indéfendables.

  14. Après l’entourage, après les hommes en général, il devint étranger à son propre pays. Objectivement, tout cela a-t-il un sens ? Oui, pour avoir voulu tout déconstruire. L’équilibre étant rompu, il faudra bien, un jour, songer à remettre de l’ordre. « Mais nous, nous serons morts mon frère » comme le chantait le poète québécois, Raymond Lévêque. Et puis, j’apprécie toujours l’analyse de Pierre Marcellesi.

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