[CHRONIQUE] Cambriolage du Louvre : « Ciel, mes bijoux ! »
Le vol d’une partie des bijoux de la Couronne dans la galerie d’Apollon du Louvre a jeté la consternation dans le pays et suscité la stupéfaction dans le monde. Décidément, comme au casino, rien ne va plus, en France. Nous voilà projetés dans le monde de la bande dessinée, entre Tintin et les Pieds nickelés. Dans le rôle de la Castafiore, Rachida Dati est en compétition avec Laurence des Cars : « Ciel, mes bijoux » ! Quant à Croquignol, Filochard et Ribouldingue, chacun distribuera les rôles. Comment, sans prendre de risques disproportionnés, n’a-t-il pas été possible de ralentir la fuite de cambrioleurs non armés, alors que cinq gardiens étaient présents, en plus de nombreux visiteurs ? De même, personne, au Louvre, ne s’est ému de la présence d’un camion nacelle stationné au pied de la galerie d’Apollon ! Mme des Cars a présenté sa démission. Elle fit bien. Encore aurait-il fallu l’accepter. Non parce qu’elle était coupable personnellement de négligence, mais parce que ce devrait être un principe de gouvernement et d’administration que le plus haut responsable d’une administration ou d’un ministère démissionne lorsque survient un dysfonctionnement majeur. Ne pas appliquer cette règle conduit immanquablement à une République d’irresponsables.
La République mal à l’aise avec les symboles de la majesté de la France
Pour les Français, ce vol s’apparente à un vol de bijoux de famille. Une rupture historique de plus. Mais à la vérité, la République n’a pas à se vanter de sa politique pour ce qui concerne les bijoux de la Couronne, sans doute mal à l’aise avec ce qui symbolise la majesté de la France. Rappelons que la cohorte de bedonnants petits-bourgeois francs-maçons qui gouvernèrent la IIIe République avaient trouvé opportun de vendre à l’encan le trésor royal et impérial conservé au Louvre, du 12 au 23 mai 1887. Le fait déclencheur de cette décision stupide, sur le plan patrimonial comme financier, avait été le succès d’une exposition consacrée aux bijoux de la Couronne présentée au Louvre. Ces bouffeurs de curés mâtinés de républicanisme sectaire craignirent une résurgence du sentiment royal ou impérial qu’aurait manifesté le succès de cette exposition. C’est Benjamin Raspail, le fils de celui du boulevard du même nom (François-Vincent), qui eut l’idée lumineuse de cette vente, qui fut une catastrophe patrimoniale et une déception financière. En effet, la mise sur le marché de 77.486 pierres précieuses et perles fit baisser les cours. Estimées à 8 millions de francs-or, leur vente n’en rapporta que 6.927.509. Parmi les bijoux vendus à l’époque, le diadème de l’impératrice Eugénie, acheté alors par le prince de Tour et Taxis et racheté en 1992 grâce aux amis du Louvre, lors d’une vente à Genève, et volé lors du récent cambriolage. Certains des bijoux dérobés étaient revenus au Louvre grâce à la générosité de collectionneurs privés. Lors de la vente, des couronnes furent réduites en pièces, les pierres desserties, la structure fondue lorsqu’elle était en métal précieux ! Ce fut le destin de la couronne de Napoléon III.
De fâcheux précédents
En vérité, la République n’était pas à son coup d’essai en la matière. Dans les nuits du 11 au 17 septembre 1792, les bijoux de la Couronne furent volés au garde-meuble, alors place de la Concorde - l’actuel hôtel de la Marine. Une grande partie fut retrouvée en Angleterre puis revendue, notamment le diamant bleu de la couronne de France, retaillé et devenu le diamant Hope - aujourd’hui à Washington. Durant cinq nuits, les malfrats, sous la direction du malfaiteur Paul Miette, dérobèrent près de 9;000 pierres précieuses dans des conditions rocambolesques, se livrant à de véritables orgies sur les lieux du cambriolage. Les Girondins, et notamment Danton, furent soupçonnés d’avoir trempé dans l’affaire pour acheter la victoire de Valmy au duc de Brunswick. Certaines des pierres les plus fameuses furent retrouvées (le Régent et le Sancy, notamment) puis placées en gage. C’est Napoléon Ier qui les récupéra.
En fait, l’histoire des bijoux de la Couronne n’est qu’un aspect du vandalisme idéologique de la République. À son « actif », il est possible de mettre la destruction et le pillage des plus belles abbayes françaises, et notamment de leurs bibliothèques. Celles qui furent préservées, comme le Mont-Saint-Michel ou Fontevraud, durent leur salut au fait d’avoir été transformées en prisons. En août 1792, le trésor de Notre-Dame fut entièrement détruit, objets du culte comme reliques, le vandalisme avait d’ailleurs débuté dès le 3 mars 1791 pour ce qui concernait les objets non nécessaires au culte. À la liste de cette bêtise idéologique, il est possible d’ajouter les ventes révolutionnaires du mobilier royal, notamment provenant de Versailles.
La réalité est que dans sa volonté furieuse de couper la France de ses racines chrétiennes et royales, la République a pratiqué un vandalisme idéologique d’État, qui ne peut être comparé qu’avec celui pratiqué par l’URSS, notamment pour ce qui concerne le patrimoine religieux. En fin de compte, les talibans qui détruisirent les Bouddhas de Bâmiyân n’étaient que les émules des talibans de l’athéisme d’État républicain. L’idéologie révolutionnaire détruit d’un même élan les êtres humains et les œuvres qui manifestent leur esprit créateur. En fin de compte, sans doute par haine du Créateur.
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16 commentaires
A propos d’aliénation et de restitution ,dans la repentance ,de biens culturels ,les historiens pourraient rappeler que lors de la vente des biens nationaux à la révolution,les anglais ont racheté en masse et à vil prix force tableaux et mobilier magnifiques ,notamment de Versailles ,qui font aujourd’hui la fierté des musées britanniques ,notamment royaux..
A l’occasion du prêt » caprice » par M.Macron de la tapisserie de Bayeux ,on pourrait proposer
de faire jouer ce « droit à restitution » ,utilisé à grand renfort de bons sentiments hypocrites,pour les objets achetés ou subtilisés dans des conditions supposées douteuses dans différents pays d’Afrique ,biens qui ,il faut bien le reconnaitre, auraient pour la plupart disparus depuis longtemps sans ces fameuses « spoliations »..
Moi j’ai honte… un des plus célèbre musée du monde pillé en plein jour par des bras cassés des cités du 9.3 ! On est loin d’Arsène Lupin et de Spagiari!
Le camion nacelle c’était une bonne idée. C’est toujours les choses les plus grosses qui passent le mieux.
Les bijoux précieux doivent tous êtres échangés par des faux lorsqu’ils sont exposés.
On se prend à rêver qu’il s’agissait de copies !
De « la couronne »…tout au plus de celle du second empire…pas celle de la royauté. Rappelons que le Bleu de Tavernier, devenu « Hope », est, grâce à nos meilleurs ennemis britanniques, à…Washington !
Si au « bout « de l’aventure il y avait une peine exemplaire , nos « pieds nickelés » réfléchiraient avant d’agir et si c’était pareil pour les recéleurs , tout se calmerait en douceur !! Mais comme ils ne risquent rien pourquoi pas tenter comme cela peut rapporter lourd ??
D’après ce que je crois comprendre pas d’argent pour mieux protéger le Louvre, mais 500000 euros pour la cuisine et la salle à manger de Mme des Cars au Louvre ! Mais qui dirige dans ce ministère de la culture ?
Il faut reconnaitre que notre police est très efficace…quand on lui en donne les moyens.
Donc déjà 7 Pieds Nickelés sont arretés ! Wahou !
La police est plus efficace que ces loubards, mais reste à arrêter ceux qui sont plus doués !
Alain Bauer (grand expert en criminologie) nous a expliqué qu’un coup comme cela demandait entre 10 et 15 personnes, donc il en manque…
Il parait qu’il s’agirait de bandes de circonstance qui raisonnent comme un entrepreneur : quel bénéfice pour quel risque ?
En France c’est simple :
– pas d’armes = risque minimum, la justice sera clémente !
– butin valorisé = bon coup, mais encore faut-il avoir organisé le recèle !
– conclusion, en France le risque est faible et ça peut rapporté gros, les pourquoi la racaille internationalisée s’intéresse à notre patrimoine…
la françe ouverte a tout 24h sur 24 pour tout pillages solidaires
Posons nous la question : à qui profite le crime ? Qui est le grand patron de la deconstruction en France ? Tout à été très bien organisé. On a retrouvé les coupables, mais pas le butin, comme par hasard…
Le bon sens aurait été de faire des copies et mettre les vraies au coffre
L’autre soir chez C KELY, le sieur MENANT nous a narré l’arrestation des deux premiers succès du casse du Louvre, dont l’un se préparait à retourner en Algérie, sans billet de retour, et MENANT de nous rappeler que comme le faisait LANDRU avec ses pauvres victimes qui n’avaient qu’un aller, alors que lui avait son aller et retour : et ce MENANT de partir d’un grand éclat de rire : quelle honte ! Et personne ne l’a repris !
Il est temps qu’il prenne sa retraite médiatique. Je pense qu’il dessert CNEWS.
J’aime beaucoup Monsieur Menant et je regretterais beaucoup qu’il s’en aille.
Ah je ris de me voir si belle en ce miroir …. Méphistophélès n’est pas bien loin dans toute cette affaire.