« Catéchisme wokiste » : un manuel d’éducation sexuelle fait scandale

Anne Sicard (IDL) et Roger Chudeau (RN) saisissent Élisabeth Borne et Bruno Retailleau.
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Dans des courriers adressés au ministre de l’Éducation nationale et au ministre de l’Intérieur, les députés Anne Sicard (Identité-Libertés, le parti de Marion Maréchal) et Roger Chudeau (Rassemblement national), tous deux membres de la commission des affaires culturelles et de l’éducation, s’émeuvent d’un ouvrage utilisé comme manuel d’éducation à la vie affective et sexuelle destiné aux enfants dès 9 ans ! Il diffuse, selon les parlementaires, « des contenus à caractère sexuel qui sont pénalement répréhensibles et susceptibles de heurter gravement la sensibilité des enfants ». Le Livre le plus important du monde (Éditions Goater, 2023) veut offrir un contenu destiné à l’éveil à la sexualité chez les « pré-ados (9-13 ans) ». « Ce livre parle du corps et de l’apparence, de l’amour et des trucs gênants mais aussi des trucs cool », peut-on lire, en quatrième de couverture.

Dans leur courrier, que Boulevard Voltaire a pu consulter, les deux élus bombardent : « incitation au port du voile islamique », « incitation à la sexualité numérique et corruption sur mineur », « banalisation de la pornographie », « promotion de la transidentité », « incitation à la sexualité des jeunes mineurs », « promotion de la gestation pour autrui » - la liste des griefs est longue.

« C’est un scandale à l’état pur ! », s’indigne, auprès de BV, Roger Chudeau, député du Loir-et-Cher. « Le contenu de ce livre est effarant, on bouscule nos enfants, on les incite à la pornographie dès l’âge de 9 ans, on veut leur inculquer une idéologie », explique le parlementaire mariniste, qui évoque un « catéchisme wokiste ».

Incitation à la pornographie dès 9 ans

Quelques extraits suffisent à mettre en lumière l’étendue du problème : « On peut faire du sexe sans être côte à côte, par exemple en se parlant au téléphone ou en s'écrivant des choses excitantes par Internet » ; « Ce n'est pas compliqué pour les jeunes de trouver du porno » ; « Aucune personne n'est à la naissance féminine ou masculine. À la naissance, nous sommes simplement des bébés » ; « Un bébé peut également naître grâce à l'aide d'une gestatrice ». Pour Anne Sicard, députée du Val-d’Oise, ce livre s’inscrit dans la stratégie de l’extrême gauche qui vise à « introduire l’idéologie woke à l’école ». « Nos enfants ne peuvent être des terrains d’expérimentation », s’insurge l’élue. Les deux parlementaires demandent « l’interdiction de la diffusion de l’ouvrage dans l’enceinte des établissements scolaires ».

Le livre est l’illustration parfaite des risques dénoncés par beaucoup dans le programme EVARS qui devient obligatoire cette année et laisse le champ libre à l’enseignement de certains professeurs ou membres d’associations militantes.

Le Livre le plus important du monde est un ouvrage à l’origine suédois, traduit par Elise Devieilhe, docteur en sociologie du genre, professeur de suédois et archétype de la militante woke à travers ses engagements de formatrice dans l’association Épicène. Cette association a pour objet « la diffusion des connaissances en sciences humaines et sociales sur le genre, les sexualités et les familles dans le but de lutter contre les discriminations de genre (sexisme, homophobie, transphobie...) ». Son éditeur français, Jean-Marie Goater, conseiller municipal de la ville de Rennes, est militant écologiste depuis 30 ans. La Ligue de l’enseignement de la Normandie coédite l'opus.

« On ne va pas laisser abîmer notre jeunesse »

Alertées par une mère de famille de la région lyonnaise, les associations Mamans Louves et SOS Éduction ont aussi écrit à Élisabeth Borne, qui se défausse : l’ouvrage « ne fait pas partie des ressources recommandées et ne sera pas utilisé lors des formations des enseignants », répond le ministre de l’Éducation nationale, dans un courrier consulté par BV. S’agissant de « son interdiction », l'ancien Premier ministre transmet la balle au ministre de l’Intérieur. Il revient à Retailleau de juger et de traiter « la diffusion de contenus jugés inappropriés et dangereux ».

Pourtant, un reportage de France 3 dans le collège Charles-Letot, à Bayeux (Calvados), montre les enseignants utilisant l’ouvrage comme manuel de référence. La conversation des enfants lors d’un cours d’éducation à la sexualité prouve que l’endoctrinement produit ses effets. « Tu peux être un gars et aimer le maquillage », explique un des garçons de la classe de 5e. « On peut être un garçon et aimer les Barbie et être une fille et aimer le foot », raconte une fillette.

« La bataille ne sera pas facile mais nous la mènerons pour le bien de nos enfants », affirme Anne Sicard. Roger Chudeau regarde devant lui : « Quand nous arriverons au pouvoir, nous interdirons l’accès de ces associations et de ces ouvrages aux établissements scolaires. On ne va pas laisser abîmer notre jeunesse. »

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Yves-Marie Sévillia
Journaliste chez Boulevard Voltaire

Vos commentaires

75 commentaires

  1. Je finis par croire que ces gauchistes sont des pervers ! Aller parler de sexualité, quelle qu’elle soit, à des enfants de 9 ans est effectivement assimilable à de la pédo-pornographie. C’est de la propagande pure et simple.

    • Comme quoi, avec le temps, les évidences les plus criantes finissent toujours par sauter aux yeux des plus endormis.
      « Quand le mensonge prend l’ascenseur, la vérité prend l’escalier. Elle met du temps mais finit toujours par arriver ».

  2. Puisque la gauche vise les personnes issues de l’immigration pour voter, je serais curieux de voir comment ils vont accepter ce fascicule! La consigne va être simple « tu le prends, tu l’ouvres pas et ça partira à la poubelle ». Mes enfants auront aussi cette consigne et je pense que 80% des français (peut importe l’ascendance politique) vont faire cela. Des millions jetés par la fenêtre en pleine crise et une indécence grotesque de l’éducation nationale.

    • Bien dit et ce que je retiens c’est le pognon de dingue que ça a couté
      Tiens d’ailleurs on a pas reçu leur fascicule de la peur, en cas de guerre et autres….

  3. Mais, les mômes, ils n’ont pas plus important à faire à l’école. Vu le niveau général et la dégringolade de la France au classement PISA, il serait peut-être temps d’arrêter d’enseigner comment faire une partie de « jambes en l’air » pour se concentrer sur les bases, lire, écrire et compter. Les conversations « coquines » avec ou sans le voile islamique des « Barbie » et le maquillage des « ken », ça peut attendre.

    • Moi aussi seulement le programme EVARS est hélas mis en place, à moins que le prochain stoppe tout, ça va continuer ces délires

  4. Ce livre ne doit pas seulement pas être utilisé par les enseignants, mais interdit aux mineurs, comme la vente d’alcool, de tabac, etc.

    • Y’a aussi la drogue, mais on a un gouvernement en béton, rendez-vous compte, ce gouvernement particulièrement attentif aux addictions de la jeunesse, a interdit la vente de canifs et autres couteaux aux mineurs. Impressionnant les luttes très engagées de Macron et ses acolytes.

  5. Une vraie honte, il ne faut pas laisser faire, les parents doivent se regrouper et EXIGER de connaitre les dates de ces cours pour ne pas y mettre leurs enfants ces jours là
    Ces programmes sont un mauvais signe, qu’on veut dévoyer nos enfants, quel est le but je ne sais pas mais ça ne sent pas bon du tout !!!

  6. Ce n’est pourtant pas compliqué : le 49.3 est fait pour régler le problème. Pourquoi is’embarasser d’une nature contraignante ? Les écolos détestent la nature !

  7. Rejoignez les parents vigilants si vous avez des enfants à l’école et entrez dans les associations de parents d’élèves, les élections doivent avoir lieu en octobre, renseignez-vous soit auprès des parents vigilants (association créée par Reconquête), ou auprès des établissements fréquentés par vos enfants.

  8. Sans dépôts de plaintes et jugements, ce livre suivra son bonhomme de chemin. Il empruntera les voies de l’écriture inclusive non autorisée mais appliquée, de la GPA interdite mais appliquée par mansuétude et complicité de l’administration, enfants conçus à l’étranger, officialisés en France.

    L’autorité française se manifeste par ses jeux de balles jusqu’à les perdre dans le néant, par ses faux semblants, par sa lâcheté, ce qui forme progressivement un marécage puant. Avec la macronie, le wokisme et ses dérives déjantées ont un bel avenir en France. L’élite assure la promotion.

    Mais cette élite se révèle très franche du collier. Elle censure la pornographie tout en développant dans les écoles la sexualité, les genres possibles, la libre personnalité, ce qui se traduit par des enfants sauvages, sans maitrise de leurs instincts, disposés à jouer de la lame au moindre prétexte.

  9. Es-ce qu’il y a beaucoup de « mecs » qui n’aimeraient pas les barbies? Dans mon jeune temps il y avait déjà des magazines  » pour hommes » avec un dépliant central proposant du barbie ! Quant au maquillage, les gars des commandos de l’armée s’en mettent sur le visage avant d’aller zigouiller l’ennemi désigné. Ah ce que ça peut déconner quand on est ado…

  10. PAU – quand l’idéologie s’invite dans la communication institutionnelle
    À Pau, la ville et son agglomération se dotent d’outils modernes pour faciliter la vie quotidienne. Le site « Ma ville facile » illustre parfaitement cette ambition : démarches simplifiées, infos pratiques, services utiles pour tous les habitants. Jusque-là, rien à redire.
    Mais en y regardant de plus près, une surprise de taille surgit. Dans la rubrique « Jeunes et étudiants », la ville, qui se présente comme « Capitale des jeunes », propose des conseils sous le titre séduisant « Prendre soin de soi à Pau ». Au milieu de sujets légitimes (cannabis, alcool, problèmes sociaux), s’invitent des thématiques beaucoup plus militantes : homosexualité, transidentité, bisexualité.
    Derrière ces entrées, c’est tout un lexique idéologique qui se déploie :
    • Tu ne te sens pas garçon depuis toujours ?
    • Tu te sens fille dans un corps de garçon ?
    • Tu veux devenir totalement un homme ou une femme ?
    Et bientôt, le site institutionnel bascule vers un autre portail : Ton Plan À Toi, chapeauté par le Planning Familial. Là, changement brutal de ton : vulgarité, slogans crus (« Tomber la culotte », « La chatte-room », etc.), lexique militant interminable (Agenre, Pansexuel, Non-binaire, Aromantique). Le tout, à destination directe des adolescents et étudiants de notre territoire.
    Un problème de neutralité
    La question n’est pas de nier l’existence de ces réalités, mais de s’interroger : pourquoi un site institutionnel, financé par l’argent public, devient-il le relais exclusif d’un militantisme précis ? Pourquoi aucune autre approche, aucun autre point de vue, aucune pluralité n’est proposée ?
    En clair : un site censé être neutre, pratique et utile à tous devient l’outil discret d’une idéologie. C’est de l’entrisme.
    Les élus le savent-ils ?
    Deux hypothèses :
    • soit les maires et les élus de l’agglomération ignorent ce qui se cache derrière ces rubriques, et alors c’est de la négligence,
    • soit ils le savent et l’assument, et alors c’est une décision politique engageant toute la collectivité.
    Dans les deux cas, les habitants de Pau et des communes voisines sont en droit de demander des comptes.
    Conclusion
    La neutralité d’un service public n’est pas négociable. Les institutions locales n’ont pas à être l’instrument d’un militantisme particulier, surtout lorsqu’il s’adresse en priorité aux jeunes, public plus vulnérable et plus influençable.
    Alors posons la question clairement : les élus de Pau et de l’agglo cautionnent-ils que leur site officiel devienne une vitrine militante ?

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