Bruxelles : des islamistes rejouent le massacre du 7 octobre en pleine rue
Place de Bethléem, à Saint-Gilles, l’une des 19 communes de Bruxelles. Trois figurants ont le visage masqué par un keffieh (foulard palestinien). L’un d’entre eux est entièrement vêtu de noir, un autre porte une tenue de camouflage militaire. Sur la vidéo, kalachnikov factice en mains, on les voit clairement simuler un massacre à bout portant. Le sol est jonché d’autres figurants jouant les victimes sanguinolentes. Au fond, une banderole sur laquelle est inscrit « boycott Israël ». Un fond sonore répète un premier mot d’ordre : « De Bruxelles à Bethléem, les impérialistes, c’est les mêmes », puis un second, « People is fighting to free Palestine, from the river to the sea » (« Le peuple se bat pour libérer la Palestine, du Jourdain à la mer »), refrain désormais entendu dans tous les rassemblements de soutien au Hamas et qui appelle explicitement à la disparition de l’État d’Israël ainsi qu’au massacre des Juifs.
Une scène glaçante
À l’issue de cette scène glaçante, les trois figurant se tournent, levant leurs bras armés, vers des spectateurs qui applaudissent.
À Bruxelles, des sympathisants rejouent le massacre du 7 octobre perpétré par le Hamas contre des civils israéliens. Mise en scène morbide, applaudie par le public. Inacceptable. Voilà ce que créé l'importation d’un conflit au nom de calculs électoraux. @policefederale pic.twitter.com/va8ZBanxHv
— Lavissima B. (@LavissimaB) June 9, 2025
Fin d’un spectacle sordide commémorant, pour le célébrer, le massacre de jeunes Israéliens par le Hamas, le 7 octobre 2023, dans le cadre du festival Résistance, qui s’est tenu du 6 au 8 juin dans la capitale belge. Devenue rapidement virale, la vidéo n’a pas tardé à mettre en émoi toute la classe politique belge. « Je ne l’ai pas publiée », a expliqué l’ambassadrice d’Israël en Belgique, Idit Rosenzweig-Abu, sur son compte X, après avoir visionné la vidéo, « simplement parce que je ne pouvais pas croire que c’était réel ».

Capture écran samidoun.net
Organisé par Samidoun, un groupe pro-palestinien présent dans plusieurs pays d’Europe, le festival a reçu l’aval des autorités. Face au tollé, Jean Spinette, bourgmestre (maire) socialiste de Saint-Gilles, a tenté de désamorcer le scandale en faisant part de son « indignation à la découverte de ces images ». Affirmant avoir respecté la procédure en demandant l’avis de la police, il a expliqué que « les éléments en [s]a possession ne permettaient pas une interdiction a priori sans mettre en péril la liberté d’expression » et que le courrier adressé aux organisateurs soumettait l’accord au respect de règles strictes. « À la vue de ces images, je constate qu’il n’en est rien […] Je n’en resterai pas là », a-t-il conclu.
Des élus aveugles et sourds
Que faut-il penser de cette énième réaction surprenante d'un politicien local, alors que se multiplient en Belgique des opérations de propagande sous couvert d’événements culturels ? « Le bourgmestre savait qui organisait la manifestation et ne peut pas dire qu’il n’était pas au courant », réagit, pour BV, l'anthropologue Fadila Maaroufi, directrice de l’Observatoire des fondamentalismes de Bruxelles, pour qui « la plupart de nos dirigeants belges surtout de gauche, d'extrême gauche et écologistes, sont complaisants voire complices. L’antisémitisme a gagné du terrain avec le concours des médias publics belges. » Georges-Louis Bouchez, du parti républicain de centre droit MR (Mouvement réformateur), ne dit pas vraiment autre chose lorsqu'il dénonce la « mauvaise comédie » de Jean Spinette, qui « était parfaitement informé de cet événement et des radicaux qui le composaient, puisqu’il a été informé dans un courriel dont j’ai la copie. Il a préféré ne pas agir pour ne pas brusquer ses amis de gauche. Il est grand temps d’interdire ces associations qui attisent la haine », estimant que « le PS devrait retrouver une boussole morale de toute urgence ».
Des activistes connus
Samidoun, le principal organisateur de ce festival qui en est à sa troisième édition, est « reconnu par certains pays comme terroriste, notamment aux États-Unis et au Canada. En Allemagne, ses activités sont interdites en raison de ses liens avec le Hamas », précise Fadila Maaroufi. Et comment ne pas se méfier, lorsqu'on sait que les autorités néerlandaises ont tenté en vain d’expulser Mohammed Khatib, coordinateur de Samidoun pour l’Europe. Cette figure du FPLP (mouvement palestinien armé, à l'instar du Hamas) circule en effet librement, étant titulaire d’un permis de séjour en Belgique.
Parmi les co-organisateurs et figurant sur l’affiche du festival, on trouve aussi Piano Fabriek, une association officiellement musicale, mais « qui prête régulièrement ses locaux à des associations activistes et qui a, par exemple, accueilli des conférences et rencontres avec des personnalités comme Malika Hamidi, proche de Tarek Ramadan, ou l’indigéniste Houria Bouteldja », ajoute Fadila Maaroufi, pour qui « nos pays devraient interdire toutes les manifestations pro-Hamas et cesser de subventionner toutes ces associations ». En France comme en Belgique, il semble qu’il reste encore du pain sur la planche dans ce domaine.
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53 commentaires
Bruxelles, la capitale de l’Union Européenne. Tout est dit.
Très belle remarque, j’approuve car tout est dit.
Honte sur ceux qui le font, honte suprème sur ceux qui laissent faire!
Bientôt dans la rue … près de chez vous !
Bruxelles est gangrenée par l’islam conquérant, et la commune de ST Gilles n’est pas moins pire que Molenbeek ! Moins connue, mais ça évolue !
….donc en France, interdire LFI et ses affidés