#BloquonsTout : l’extrême gauche a pris en otage un mouvement populaire

Ce 18 septembre a été marqué par de nombreuses violences antifas. Preuve que la manifestation était tout sauf pacifique.
© Photo BV
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La manifestation du 18 septembre, initialement portée par les syndicats pour protester contre les mesures budgétaires du gouvernement, a été largement phagocytée par l’extrême gauche et les antifas, transformant un mouvement social en un terrain d’affrontement idéologique. À Paris, comme dans de nombreuses villes, les slogans pro-palestiniens, anti-police et anti-Bolloré ont dominé les cortèges, éclipsant les revendications initiales. Ce scénario rappelle le mouvement du 10 septembre où les Black Blocs et les militants radicaux avaient déjà imposé leur marque. Ces dérives, souvent tolérées ou minimisées par une partie de la gauche, interrogent sur la capacité des syndicats à maintenir le cap d’un mouvement populaire face à une extrême gauche toujours plus violente.

Entre « ACAB » et autres « We love Gaza »

Le 10 comme le 18 septembre ont vu une mobilisation massive largement récupérée au profit de l’extrême gauche. Dès l’aube, à Paris, des lycées comme Maurice-Ravel ont été bloqués, leurs façades taguées de messages tels que « ACAB » (« All Cops Are Bastards », « Tous les flics sont des salauds », en français) ou « We love Gaza » (« Nous aimons Gaza ») , illustrant une récupération flagrante.

Ces actes, souvent commis par des groupes radicaux, ont détourné l’attention des revendications syndicales, centrées sur les salaires et les conditions de travail, vers des combats plus partisans. Cette tendance n’est pas nouvelle : le 10 septembre, déjà, les Black Blocs avaient semé la violence, brisant des vitrines et blessant des policiers, malgré les 80.000 forces de l’ordre mobilisées dans tout le pays. Initialement voulu comme apolitique, l’appel à bloquer le pays pacifiquement s’est vite révélé un mythe, tant l’extrême gauche a su s’imposer comme force motrice.

Cette récupération n’est pas un hasard. Les antifas, souvent décrits comme des milices politiques, ont trouvé dans ces mouvements une occasion de s’exprimer, profitant d’un climat de tension sociale. Entre drapeaux palestiniens, fausse guillotine bardée de slogans violents et actions coups de poing, leur présence a de quoi inquiéter. Le 10 septembre, avec plus de 600 interpellations, avait déjà montré l’ampleur de cette dérive, et le 18 septembre n’a fait que confirmer cette tendance, malgré les appels à la « discipline » de Jean-Luc Mélenchon vraisemblablement destinés à éviter toutes représailles judiciaires à l’encontre de son parti.

Quand les cheminots se prennent pour des cow-boys

L’un des épisodes les plus marquants de cette journée du 18 septembre aura, sans conteste, été l’intrusion d’un groupe de cheminots, emmenés par le secrétaire général de SUD Rail, Fabien Villedieu, dans l’enceinte du ministère de l’Économie. Après une assemblée générale tenue au sein de la gare de Lyon, les cheminots se sont lancés à l’assaut de Bercy. Restés une quinzaine de minutes, ces manifestants, drapeau palestinien en main, ont allumé des fumigènes et scandé des slogans : « Bercy, t’es foutu, les travailleurs sont dans la rue ». Si aucune dégradation n’a été commise, cet acte illustre bien la manière dont les syndicats conduisent les manifestations : bien loin du pacifisme revendiqué sur les plateaux et des préoccupations réelles des Français.

Partout, de Lille à Paris en passant par Lyon, les slogans antifascistes étaient de sortie, et la violence de mise. Entre jets de pierres et de bouteilles contre les forces de l’ordre, les faits ont une nouvelle fois fait mentir Jean-Luc Mélenchon.

Ce qui devait être un sursaut populaire se pervertit en vitrine gauchiste, discréditant la cause légitime et affaiblissant l’ordre républicain face à une minorité agressive.

Vos commentaires

55 commentaires

  1. Le titre de cet article est faux. Il suffit de se renseigner par tous les autres moyens de communication pour s’en convaincre.
    C’est dommage de la part de BV. La dénonciation à tout prix et quoi qu’il en coûte des dérives de l’idéologie de la gauche ne doit pas conduire les droites à pratiquer également l’idéologie et déformer la réalité.
    Mais il est vrai que face à un adversaire mal intentionné, malhonnête intellectuellement et insidieux on a parfois l’envie de lui emprunter ses méthodes pour se défendre et se protéger.

  2. On a eu les soixante-huitards, aujourd’hui ce sont leurs petits enfants qui ont des raisons de s’inquiéter : leur vie sera moins confortable.
    La même rage d’enfants gâtés, l’inculture en prime et la crise économique d’une France ruinée. Des diplômes universitaires bradés : l’avenir est sombre. Sauf à entrer dans un parti politique de gauche, mais il n’y aura pas de place pour tout le monde. Ces casseurs jeunes et dynamiques se rêvent en Delogu ou Mathilde Panot.

  3. Ces «  antifascistes », font du bon travail pour Macron . Aucun français sensé et inquiet pour sa vie n’ira manifester si ces brutes occupent la place . Pour le gouvernement c’est tout benef . Il fait taire le peuple par la violence qu’il laisse agir tant que ça l’arrange .

  4. La solution ? En cas de violence et dégradations une seule solution: punir les organisateurs. CGT 1 000 000 € d’amende; FO; 500 000 €, SUD 500 000 € et LFI 1 000 000 € croyez moi ça va les calmer.

  5. Ces rassemblements ne sont plus là pour faire entendre vos vraies revendications mais pour mettre à sac le pays. C’est un sac fourre tout (palestine, anti flics, casseurs, voleurs et autres) Rentrez chez vous . N’oubliez pas que tous ceux qui paient des impôts vont payer ces dégâts.

  6. Cette journée a été bien pourrie. Les Palestiniens n’avaient rien à y faire. Bon mais vu a la télé c’était une gentille réunion de gens bien élevés. Propagande ? OH QUE NON.

    • Et celui qui a coupé toutes les têtes qui dépassent détruit des monuments et le genocide vendéen c’est le symbole de la terreur , pas du progrès..

  7. Si nos politiques veulent garder un minimum de dignité, il est temps qu’ils dressent un cordon sanitaire autour de l’extrême gauche. On ne pactise pas avec les ennemis de la France.

  8. Dommage que cette manif est dégénérée, car les revendications sont légitimes La colère est légitime dans ce pays gangrené par l’insécurité et l’immigration, arr le mépris, un président désavoué qui s’en fiche totalement, un pouvoir d’achat qui ne fait que baisser, taxes qui s’envolent,, une insécurité galopante, et un gouvernent avec à sa tête le LR le plus macroniste Pour le moment toujours pas de gouvernement, si il reconduit ne serait ce qu’un seul ministre du gouvernement démissionnaire, alors on saura que la rupture avec la macronie ca ne sera pas pour demain.

    • vous auriez dû mieux vous informer: il n’y a jamais eu lutte contre l’immigration et l’insécurité dans ces « cortèges » qui n’ont pas rassemblé l’essentiel du Peuple de France.

  9. Pourquoi dire l’extrême gauche ,depuis 81 la gauche a pris totalement le pouvoir ,avec la complicité de la droite(chirac a ordonné à ses troupes de voter mitterand

    • Si les mouvements black Blocs et consorts sont créations de gauche dites extrême, il faut bien voir dans leur pérennisation la volonté des gouvernements d’entretenir cette frange sociale délictueuse qui annulent par leur existence tout mouvement sociaux, c’est de pure gestion politico-sociale.

      • Une manif comme à Londres aurait été pourrie par lesBB. Le pouvoir peut donc les protéger car ils protègent le pouvoir. Un jour peut-être un coup de filet nous confirmera la sociologie de ces gens.

    • Oui je m’en souviens et j’ai aussitôt qualifié le RPR de traître et maintenant nous avons les mêmes imbéciles avec les LR.

Commentaires fermés.

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