Autre mauvaise nouvelle de la semaine : l’avertissement du FMI à la France
Décidément, les mauvaises nouvelles volent en escadrille et ramènent la fin de règne d’Emmanuel Macron - puisque nous y sommes déjà - à un véritable dépôt de bilan. D’abord, un rapport rendant compte d’une « menace pour la cohésion nationale » alimentée par le développement d’un islamisme « par le bas ». Ils ont fait les étonnés mais, au fond, personne – à part ceux qui ne veulent pas voir – n’a vraiment été surpris. Et puis, ce jeudi 22 mai, sur un tout autre sujet, sont tombées les conclusions des services du Fonds monétaire international (FMI) à l’issue de leur mission en France du 12 au 22 mai. Là aussi, ce n'est pas brillant.
La crédibilité du gouvernement n'est pas évidente...
Allons directement à l’essentiel et à ce qui fait mal : le boulet de la dette publique française est pointé du doigt, certes avec la politesse de bon aloi qui s'impose dans ce type de document, mais, pour qui sait lire entre les lignes, on comprend que la France n’est pas, à l’évidence, le meilleur élève de la classe. Là encore, c’est une mauvaise nouvelle qui n’a rien de nouveau. Dans un long chapitre intitulé « Politique budgétaire : réduire la dette tout en recentrant les priorités de dépenses », ce qui revient un peu à vouloir résoudre le problème de la quadrature du cercle, le FMI y va de ses constats et recommandations. Il note bien la volonté affichée du gouvernement de réduire le déficit budgétaire : « Dans la continuité de la loi de finances pour 2025, les autorités sont déterminées à mettre en œuvre leur Plan budgétaire et structurel à moyen terme (PSMT) afin de ramener le déficit au-dessous de 3 % du PIB d’ici à 2029. »
Mais on comprend, à la lecture de ce qui suit ce constat, que la crédibilité du gouvernement ne semble pas couler de source, pour les missionnaires du FMI : « Bien que l'ajustement envisagé soit approprié pour améliorer la dynamique de la dette et renforcer la résilience de la France face aux chocs, il doit être étayé par un ensemble de mesures bien défini et crédible, et reste soumis à des risques de mise en œuvre, comme en témoignent les difficultés récentes. » Traduction libre de l’auteur de ces lignes, qui vaut ce qu’elle vaut : « Pour l’instant, on ne voit pas vraiment de mesures bien concrètes qui vont dans le sens d’une réduction de la dette et, en plus, compte tenu de l’instabilité politique du pays, ce n’est même pas certain que ce Plan budgétaire et structurel à moyen terme soit mis en application. » On se souvient de la conférence de François Bayrou sur l’état de notre dette et de nos finances publiques, le 15 avril dernier (c’est vieux !). Si son diagnostic sur l’inexorable dégringolade de nos finances publiques avait été implacable, on était resté sur notre faim quant aux mesures correctives à prendre pour, au mieux, renverser la tendance, au minimum, la stopper voire la freiner.
« Des décisions difficiles » à prendre
Pourtant, le rapport du FMI souligne le fait que « des efforts budgétaires supplémentaires significatifs seront cruciaux pour reconstituer des marges de manœuvre ». En creux, cela signifie que l’État n’a plus de marges de manœuvre. Inquiétant. Ces efforts budgétaires supplémentaires, pour espérer une stabilisation de la dette en 2027 et sortir en 2029 de la procédure de déficit excessif, ne passent pas pour le FMI par de nouveaux impôts, « compte tenu du taux de prélèvements obligatoires par rapport au PIB déjà élevé en France ». Augmenter la pression fiscale aurait pour conséquence, souligne le rapport, de peser sur la confiance des entreprises, la consommation des ménages et le potentiel de croissance. On sait déjà tout cela. Alors, le FMI évoque la nécessité de « mesures décisives », de « décisions difficiles pour garantir l’équité et la justice, impliquant des arbitrages délicats ». Sont évoqués notamment, sans entrer dans le détail, « le suivi et l’évaluation des dépenses sociales », le « ciblage des prestations sociales », la rationalisation des « dépenses publiques », le renforcement de leur « efficience, au moyen d’une action concertée à tous les niveaux d’administrations publiques : État, administrations de Sécurité sociale, collectivités territoriales ». Tout cela n’est pas gagné d’avance.
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107 commentaires
Pour nous c’est foutu, mais il va faire la même pour l’UE ? Il va être nommé sans rien dire ???
Il est assez amusant de constater que ceux qui ont participé à nous imposer ce président se plaignent aujourd’hui de son incapacité. Qu’ils le lâchent, ce n’est pas bien grave, mais que feront ils de la France? A nous Français de reprendre notre destin.
Nous serions en droit de nous dire « Puisque Macron est en fin de quinquennats, qu’il ose ». Mais non, son image de Mozart de la finance serait égratignée, son auréole gâtée. Ce dont il est persuadé, bercé de ses fantasmes, « je suis le meilleur. J’ai tout réussi ».
Le rapport du FMI dit tout ce qui est à entreprendre. Mais comme nous sommes en régime soviétique, rien ne sera fait sous macronie. Coté LR , préparation de la présidentielle donc pas de vagues. Coté Renaissance, sauvegarder l’image, profil bas. Coté NFP, la révolution ou rien. Quant à la France, elle apprend à surnager par forte tempête. Elle peut couler.
Ils savent tous où faire les économies pour sortir le pays de l’ornière : fausses cartes vitales, distribution à l’Afrique, à Zelenski, gabegies d’allocs, etc ; (Voir jean Pratt). Mais… gros « mais »… Macron ne veut pas. Il veut garder le statuquo, la paix des banlieues le temps nécessaire pour remplacer Van der Ursula à Bruxelles, son alpha et son oméga. Chaque soir, il prie avec insistance pour que le FMI n’entre pas encore en action et lui laisse le temps pour être intronisé imperator d’Europe.
Il sait très bien que va arriver le moment où la France ne pourra même plus rembourser les emprunts des intérêts de la dette ! Les étrangers qui détiennent la moitié de la dette arrêteront à ce moment-là de nous prêter. Alors, là, gros roulement de tambour, le FMI va entrer en scène pour redresser les « finances » d’un État en faillite depuis un bon moment, d’un pays ou presque la moitié des habitants vivent des allocs, des aides multiples et de la générosité gouvernementale.
Bien vu . Macron doit sérieusement serrer les fesses et les dents en voyant toutes ses gabegies remonter à la surface, son incompétence et sa dangerosité étalées au grand jour , alors qu’il a si peu de temps à attendre avant d être couronné. Si peu et beaucoup en même temps . Il peut s’en passer des choses en deux ans. Il le sait . Et nous aussi .
C’est dingue, ils voudraient nous donner des conseils alors qu’on est (brillamment) dirigés par le Mozart de la finance !!!
Pour Macron, c’est le moment de faire des enfants et de s’en occuper…il va en apprendre des choses vraies pour une fois.
Trancher dans les dépenses sociales est plus qu’une nécessité. Sinon, c’est tout le système qui est en danger. Un gâteau a ses limites. Plus il y a de convives, plus les tranches sont petites. Ce n’est que du bon sens. Quant à celles de l’Etat et les comités qui vont avec, là encore il faudra restreindre drastiquement la voilure. La France n’a plus les moyens. Il en va de sa survie. Sinon, tout le monde sera touché. Quand nous serons sous tutelle les premiers à être ponctionnés seront les retraités. Certains s’en réjouiront en oubliant que bon nombre d’entre eux sont déjà à l’os.
Avec le gendarme des finances le FMI vient nous notifier la banqueroute de la France et nos élites ont la tête ailleurs nous voici donc comme la Grèce et notre pays est à la ramasse sur tous les plans et tous les sujets Faut dire que les lanceurs d’alertes n’ont pas pas motivé ce gouvernement qui en plus les accablent en faisant de l’inversion accusatoire ( c’est la faute de l’extrême droite et de Cnews !) tout ces bonimenteurs reprennent en coeur les éléments de langage de reconquête et RN et si par bonheur ils arrivent au pouvoir vont reprendre la patate chaude de Plusieurs décennies les dettes pour pouvoir sortir de l’ornière . C’est pas gagné d’avance avec une Europe oligarchique fédérale qui comme en Roumanie va faire son possible pour mettre des opportunistes pour continuer son œuvre de destruction.
Ce Mozart de la finance ne l’est décidément même pas pour lui, sauf erreur à découvrir peut-être plus tard, lui qui ne possédait qu’un capital déclaré de 550 000 € lors de sa dernière candidature à la présidence en 2022 !