[AU TRIBUNAL] Vols, agressions, désinvolture : un lundi ordinaire à Paris

Ils comparaissent, protestent, s’indignent. La Justice, elle, semble tourner en rond...
© BVoltaire
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Les prévenus se sont succédé tout au long de l’après-midi, ce lundi 23 juin, devant la 23e chambre correctionnelle du tribunal de Paris. Comparaissant seuls ou à plusieurs, ils attendaient que se termine l’audience dont la conclusion devait déterminer leur sort : innocence ou culpabilité, liberté ou emprisonnement.

Moins de 48 heures après les scènes d’une grande violence qui ont émaillé la fête de la Musique – 89 interpellations et 81 gardes à vue rien qu’à Paris –, on s’attendait, ce lundi, à voir défiler en comparutions immédiates quelques responsables du fiasco dont les images les plus choquantes ont largement circulé sur les réseaux sociaux. À la place, Mohamed, Adama ainsi que Rida, Djidou, Bilal et Mehdi étaient jugés pour des faits de violence sans lien avec les festivités du samedi soir. Comme un rappel du Paris quotidien, celui qui, chaque semaine, voit se croiser inlassablement sur les bancs de son tribunal les victimes face aux mêmes agresseurs.

Gare du Nord, petit havre de paix

Le dossier le plus lourd réunissait trois hommes jugés pour avoir arraché une chaîne en or dans le métro Gare du Nord. Mohamed B., trente ans, Malien, débarqué en France deux semaines plus tôt et de façon provisoire, puisqu’il vit habituellement en Italie, affirme qu’il passait là par hasard. Les caméras, elles, le montrent le poing levé sur la victime, un homme d’une soixantaine d’années. Il parle fort, coupe la parole, semble hermétique aux questions du président. Il écope de huit mois ferme.

À ses côtés, Adama D., Ivoirien en situation irrégulière, récidiviste notoire, s’amuse ostensiblement à l’audience. Il rit, s’accoude, souffle ses réponses à ses camarades. Quatorze condamnations, dont plusieurs pour violences. Il dit avoir agi sous la menace d’un « chef » absent à l’audience. Dix-huit mois ferme, interdiction d’armes et du territoire français pendant dix ans. Le président, face à son incompréhension sur cette dernière peine, tranche net : « À un moment, il faut faire un choix. »

Le troisième, Adama S., vingt ans, plaide la dernière chance. Le tribunal n’y croit pas. Dix mois ferme. Leur attitude n’a pas aidé à leur accorder le sursis, tous risquaient pourtant dix ans.

Récidives, encore et toujours !

Puis vient Jean-Paul D., un Angolais, père de six enfants, gardien d’immeuble. Avec ses huit condamnations au compteur pour conduites addictives, sans permis, rébellion, il est encore un usager quotidien du cannabis. Il filme une bagarre, refuse de s’arrêter, se fait frapper - selon son récit -, sort un couteau « de travail » et blesse à trois reprises une victime. Le juge prononcera vingt-quatre mois, dont quatorze avec sursis, soins obligatoires, interdiction de porter une arme.

Rida M., 30 ans, amuserait presque la salle, avec ses mimiques, ses ongles peints, ses cheveux rouges. Il est travailleur du sexe, toxicomane, schizophrène. En avril, il s’en est pris à une jeune fille d’origine asiatique : insultes racistes — « sale Asiatique », « Chinoise de merde » —, crachat au visage, coups. Déjà condamné pour des violences du même ordre, il écoute le délibéré en levant les yeux au ciel, en pouffant et montrant du doigt la victime. Dix mois ferme, maintien en détention, 2.200 euros de dommages à la victime.

Fin de journée sans surprise

Un trio algéro-tunisien comparaît pour avoir détroussé des touristes chinois dans le métro. Dix-sept condamnations pour Bilal L., qui se plaint de ne pouvoir s’insérer « puisqu’il est toujours en prison ». Rires discrets, dans l’assemblée. Quinze mois ferme et interdiction de territoire pendant cinq ans du côté du tribunal. Ses complices prennent dix mois ferme et huit avec sursis. Tous doivent verser 250 euros à chaque victime.

Dernier nom appelé : Djidou K., auxiliaire ambulancier français, il est accusé d’avoir mordu un pompier et frappé un policier pendant que ces derniers l’empêchaient de sauter du premier étage. Le dossier est renvoyé pour expertise psychiatrique. D’ici là, obligation de soins et pointage régulier.

Un détail ne passe pas inaperçu. Tous ceux qui comparaissent (sauf deux) sont étrangers. Ils haussent les épaules, pouffent, s’indignent. Comme si rien ne les concernait, comme si cela n’était pas leur faute. Le président l’a dit à sa manière, et son conseil pourrait s’appliquer aux Français : à un moment, il faut choisir.

Vos commentaires

45 commentaires

  1. « A un moment, il faut choisir ». Effectivement, aux Français de choisir d’élire des gens qui les méprisent ou relever la tête.

  2. Quand est ce que les juges condamnerons comme la loi le dit ????
    Encore bravo à immigration une chance pour la France !!! Mon œil !!! pour ne pas dire autre chose…..

  3. Mais c’est bien connu : l’immigration, une chance pour la France. On peut comprendre que ses bénéficiaires passent leur temps lorsqu’ils sont – cela arrive de temps en temps – poursuivis par un tribunal à pouffer de rire devant l’imbécilité des pouvoirs publics.

  4. C’est bizarre qu’ils soient tous africains : Aymeric Caron a pourtant dit que les émeutiers qu’il a vus à la fête de la musique étaient tous blancs.

    • Cavok
      Exact, ils étaient tous blancs pour Aymeric Caron…
      Car non seulement il est vegan…mais il est daltonien et il lui manque quelques cases …
      D’ailleurs, la gauche n’est pas raciste, puisqu’elle fait plus pour les »racisesés » que pour les autres ?!?!?

  5. Pas beaucoup de Pierre ou de Jean-Eudes dans la liste voire même aucun mais bon faut pas stigmatiser bien sur je vais reprendre deux suppos de padalgam

    • Stroumphette65…
      Vous êtes comme moi écœurée…
      Mais moi je vide mon sac dans mes commentaires qui sont censurés, bien sûr…mais c’est mieux qu’un antidépresseur…et heureusement, j’ai mes chats dans le jardin …les papillons..les oiseaux…qui ne me donnent que de l’amour…et terminent ainsi la décompression nécessaire…après avoir lu les titres de Bv…

  6. Des peines plus ou moins légères mais, surtout, combien d’entre-eux vont passer au moins une nuit en prison ? Apparemment une seule … Et pour celui qui a 10 ans d’interdiction de territoire, où est-il à l’heure actuelle ?
    Le laxisme judiciaire dans toute sa splendeur !

    • qu’il ne suivra pas, même aux frais de la SS ! rassurez-vous……
      gardien d’immeuble ! il faudra que les copropriétaires pensent à faire poser des portes bindées à leur appartement…..

  7. Ivoirien, malien, angolais, maghrébins, que des CPF ! Ciotti demande l’estimation du coût de l’immigration?… ça ne va pas être « simple » à déterminer s’il faut « tout » prendre en compte. La facture risque d’être beaucoup plus salée. qu’on ne le suppose !

  8. Le choix ? Quand les Français disent non à Maastricht, on s’empresse de contourner leur vote.

  9. Il faudrait surtout considérer que nous avons une justice qui appliquent un code pénal adapté à une société civile des années 50…! Les réformes judiciaires consistent surtout à ajouter des lois plutôt qu’à faire le tri et en abroger d’autres; ceci éviterai certains vices de forme et autres fantaisies qui libèrent les prévenus…

    • la justice n’applique pas le code pénal, ça a dû vous échapper car les peines encourues sont bien plus importantes que les petites  » tapes  » qui sont prononcées
      la justice est tellement ridicule que ça les fait rire !!! ces délinquants…..et ils n’ont pas tout à fait tort car les peines ils n’en feront pas 1 mn et les condamnations pcunières, ils ne les paieont pas !
      c’est pour dire l’utilité de cette justice ! payée avec nos impots pour s’auto-occuper dans un grand théatre qui relève depuis un certain temps du théâtre de boulevard, sans le talent de Feydeau

  10. Mais puiqu’on vous dit que l’immigration « est une chance pour la France » ( je cite,car telle n’est pas ma conviction)

  11. Bien sûr qu’ils pouffent et se moquent de la :justice comme le monde entier se moque de la France et de son président . C’est la honte !
    Et interdiction à vie du territoire français pour tous ces multi récidivistes !

  12. Tant que le harangue de Baudot sera le crédo de la magistrature , il n’y a rien a attendre en matière de justice .

Commentaires fermés.

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