Allemagne : un footballeur rappelé à l’ordre pour avoir rendu hommage à Charlie Kirk
Est-il encore permis d’avoir de la compassion envers les gens de droite ? Il faut croire que non. Cette semaine, le footballeur allemand Felix Nmecha en a fait l’amère expérience. Il s’est fait remonter les bretelles pour avoir osé rendre hommage à Charlie Kirk, cet influenceur républicain assassiné aux États-Unis le 10 septembre dernier. « Quel jour triste. Repose en paix avec le Seigneur, a ainsi écrit le milieu offensif du Borussia Dortmund, sur Instagram. Que le Seigneur réconforte la famille Kirk en cette période difficile avec une grâce particulière. Jésus est le véritable chemin vers la paix et l'amour… »
Charitable et pacifique, cette prière n’a cependant pas été du goût de tous. Les critiques des fans du club allemand ont été si vives que Felix Nmecha s’est senti contraint de se justifier : « Mon intention était d'exprimer mes condoléances à la famille endeuillée et de faire passer le message que la haine et la violence ne seront jamais la solution, s’est défendu l’international. Je pense sincèrement qu'au-delà de la politique, exprimer ses condoléances est un geste humain qui ne devrait pas être condamné. »
Après ses déclarations sur Charlie Kirk, Felix Nmecha n'est plus autorisé à s'exprimer librement par le Borussia Dortmund
➡️ https://t.co/KFuXwySBBb pic.twitter.com/tfwNAdXDZo— L'Équipe (@lequipe) September 25, 2025
Mais cette mise au point n’a pas suffi à éteindre la polémique. Comme l’a révélé le magazine Bild, le footballeur a été convoqué, cette semaine, par les dirigeants du Borussia Dortmund afin de mettre les choses au clair. Les déclarations publiques extra-sportives de Felix Nmecha devront désormais être contrôlées par le BVB. Il n'est plus autorisé à s'exprimer librement. Même si le club affirme « soutenir à 100 % la liberté d'expression » de tous, il estime que les publications de son milieu de terrain, sous contrat jusqu'en 2028, ont causé trop d'agitation. D'où la nécessité de garder un œil sur ses déclarations…
L’hommage interdit
En France, cette sanction en a choqué plus d’un. « On appelait ça l’URSS, du temps de mes grands-parents », a commenté un internaute, sur X. « C'est honteux de punir quelqu'un qui a voulu délivrer un message de paix », a ajouté un autre. « Il aurait dû se contenter de dire qu'il l'avait un peu cherché, il aurait eu moins de soucis », a conclu un troisième.
Ce dernier internaute n’a pas tout à fait tort. Des deux côtés de l’Atlantique, il s’est trouvé de nombreuses personnes justifiant l’assassinat de Charlie Kirk, quand d’autres s’en sont même carrément réjouies. À l’inverse, ceux qui ont condamné ce meurtre ont été regardés avec suspicion. La minute de silence que certains auraient voulu faire respecter au Parlement européen n’a pas pu avoir lieu. Soixante secondes de silence, c’était déjà trop d’honneur pour un « masculiniste complotiste »… De même, les obsèques télévisées du trentenaire nous ont montré que le moindre hommage, le moindre instant de recueillement organisé en mémoire d’un patriote, pouvaient être assimilés à un abominable « rassemblement nazi », dans certains médias français.
Judith Perrignon à propos de l'hommage à Charlie Kirk : "Roosevelt était très conscient que le nazisme était aussi aux Etats-Unis. Le suprémacisme blanc américain est complètement connecté à la pensée raciale d’Hitler." pic.twitter.com/zqs7jQrLq9
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) September 21, 2025
La censure de Felix Nmecha est, aussi, symptomatique d’un milieu sportif rongé par l’idéologie. Une prière chrétienne prononcée en mémoire d’un Occidental est immédiatement sanctionnée telle une parole provocatrice et sulfureuse, mais qu’en est-il des autres messages de paix ? On se souvient qu’en France, Ousmane Dembélé, Ibrahima Konaté et Marcus Thuram ont pu partager, sur leurs comptes Instagram, des stories en soutien à Gaza et demander un cessez-le-feu sans subir la moindre réprimande de leurs clubs en retour. En revanche, l’attaquant israélien Shon Weissman a, lui, été écarté du Fortuna Düsseldorf en raison de publications jugées anti-palestiniennes. Même deux poids deux mesures sur la question LGBT : les licenciés de la Fédération française de football (FFF) ont l’interdiction de porter des signes manifestant une appartenance politique, mais les joueurs professionnels refusant de porter un drapeau arc-en-ciel sur leur maillot s’exposent à de lourdes sanctions.
Conclusion : dans le foot comme ailleurs, la parole est libre… à condition qu’elle aille dans le sens du vent.
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50 commentaires
Si l’on prend le chemin inverse, qu’il va être long et pénible…
Je souscris au commentaire ci dessous de JPG à 9H34.
Bonne journée