Allemagne : un footballeur rappelé à l’ordre pour avoir rendu hommage à Charlie Kirk

Dans le milieu du football comme ailleurs, il peut vous en coûter, de vous écarter du politiquement correct.
Capture d'écran
Capture d'écran

Est-il encore permis d’avoir de la compassion envers les gens de droite ? Il faut croire que non. Cette semaine, le footballeur allemand Felix Nmecha en a fait l’amère expérience. Il s’est fait remonter les bretelles pour avoir osé rendre hommage à Charlie Kirk, cet influenceur républicain assassiné aux États-Unis le 10 septembre dernier. « Quel jour triste. Repose en paix avec le Seigneur, a ainsi écrit le milieu offensif du Borussia Dortmund, sur Instagram. Que le Seigneur réconforte la famille Kirk en cette période difficile avec une grâce particulière. Jésus est le véritable chemin vers la paix et l'amour… »

Charitable et pacifique, cette prière n’a cependant pas été du goût de tous. Les critiques des fans du club allemand ont été si vives que Felix Nmecha s’est senti contraint de se justifier : « Mon intention était d'exprimer mes condoléances à la famille endeuillée et de faire passer le message que la haine et la violence ne seront jamais la solution, s’est défendu l’international. Je pense sincèrement qu'au-delà de la politique, exprimer ses condoléances est un geste humain qui ne devrait pas être condamné. »

 

Mais cette mise au point n’a pas suffi à éteindre la polémique. Comme l’a révélé le magazine Bild, le footballeur a été convoqué, cette semaine, par les dirigeants du Borussia Dortmund afin de mettre les choses au clair. Les déclarations publiques extra-sportives de Felix Nmecha devront désormais être contrôlées par le BVB. Il n'est plus autorisé à s'exprimer librement. Même si le club affirme « soutenir à 100 % la liberté d'expression » de tous, il estime que les publications de son milieu de terrain, sous contrat jusqu'en 2028, ont causé trop d'agitation. D'où la nécessité de garder un œil sur ses déclarations…

L’hommage interdit

En France, cette sanction en a choqué plus d’un. « On appelait ça l’URSS, du temps de mes grands-parents », a commenté un internaute, sur X. « C'est honteux de punir quelqu'un qui a voulu délivrer un message de paix », a ajouté un autre. « Il aurait dû se contenter de dire qu'il l'avait un peu cherché, il aurait eu moins de soucis », a conclu un troisième.

Ce dernier internaute n’a pas tout à fait tort. Des deux côtés de l’Atlantique, il s’est trouvé de nombreuses personnes justifiant l’assassinat de Charlie Kirk, quand d’autres s’en sont même carrément réjouies. À l’inverse, ceux qui ont condamné ce meurtre ont été regardés avec suspicion. La minute de silence que certains auraient voulu faire respecter au Parlement européen n’a pas pu avoir lieu. Soixante secondes de silence, c’était déjà trop d’honneur pour un « masculiniste complotiste »… De même, les obsèques télévisées du trentenaire nous ont montré que le moindre hommage, le moindre instant de recueillement organisé en mémoire d’un patriote, pouvaient être assimilés à un abominable « rassemblement nazi », dans certains médias français.

 

La censure de Felix Nmecha est, aussi, symptomatique d’un milieu sportif rongé par l’idéologie. Une prière chrétienne prononcée en mémoire d’un Occidental est immédiatement sanctionnée telle une parole provocatrice et sulfureuse, mais qu’en est-il des autres messages de paix ? On se souvient qu’en France, Ousmane Dembélé, Ibrahima Konaté et Marcus Thuram ont pu partager, sur leurs comptes Instagram, des stories en soutien à Gaza et demander un cessez-le-feu sans subir la moindre réprimande de leurs clubs en retour. En revanche, l’attaquant israélien Shon Weissman a, lui, été écarté du Fortuna Düsseldorf en raison de publications jugées anti-palestiniennes. Même deux poids deux mesures sur la question LGBT : les licenciés de la Fédération française de football (FFF) ont l’interdiction de porter des signes manifestant une appartenance politique, mais les joueurs professionnels refusant de porter un drapeau arc-en-ciel sur leur maillot s’exposent à de lourdes sanctions.

Conclusion : dans le foot comme ailleurs, la parole est libre… à condition qu’elle aille dans le sens du vent.

Picture of Jean Kast
Jean Kast
Journaliste indépendant, culture et société

Vos commentaires

50 commentaires

  1. En revanche, dans le même milieu il était très mal vu de ne pas mettre un genou à terre en hommage à Georges Floyd. Mais il est vrai que l’on avait la bonne victime et le bon meurtrier.

  2. La liberté d’expression selon la gauche! Impossible d’honorer un militant de la non violence qui n’avait que les arguments pour combattre. Vivement que l’AFD prenne le pouvoir et rétablisse la liberté d’expression.

  3. Aux États-Unis, c’est l’inverse : si vous avez l’outrecuidance de dire que vous ne partagez pas les idées de Charlie Kirk, vous êtes directement virés.
    Donald Trump appelle d’ailleurs les américains à la délation.
    Le premier amendement est en grave danger outre-atlantique.

    • Là çà commence à devenir grave. Si Donald Trump vire tous les démocrates ont va avoir du mal à trouver un taxi à New York. Par contre rassurez-vous, le premier amendement ne risque pas grand chose aux USA, la liberté d’expression est bien moins menacé que chez nous.

    • @Volente et @Hadrien, vous avez raison tous les deux
      Plus facile de voir la paille dans l’œil de son voisin que la poutre dans le sien
      Quand on voit ce qui se passe au niveau démocratie chez nous, il n’y a franchement pas de quoi pavoiser

  4. Pourquoi,en permanence, on se sent obligé de mentionner d’expression derrière liberté. Ce qui est en permanence attaqué, c’est notre liberté tout court.

  5. Le BVB Dortmund qui est une place forte du foot allemand est le club phare d’une ville située dans la Ruhr. La Ruhr est une place forte du SPD et des verts depuis des lustres! Mêmesi aux dernières municipales, le SPD et les verts ont subi des pertes au profit de l’AFD qui a presque triplé ses résultats par rapport aux élections municipales précédentes, la domination idéologique de la gauche woke reste très puissante avec tout ce que cela comme intolérance, sectarisme, etc…. Ce n’est pas une CDU aussi peu courageuse que la plupart des LR de chez nous, qui va résister à cette domination intellectuelle de la gauche allemande de plus en plus intolérante et sectaire à mesure que l’AFD gagne du terrain. Felix Nmecha vient de vivre cela à ses dépends pour avoir simplement rendu hommage à Charlie Kirk! Lors de la hype pro Georges Floyd, Marcus Thuram avait, après avoir marqué un but pour Moenchengladbach, mis un genoux à terre et mis son poing en l’air! La gauche et les verts de la Rhénanie-Palatinat n’étaient pas monté au créneau et n’avaient pas vilipendé Thuram junior! Oui, en Allemagne aussi la gauche et les verts ne ratent jamais une occasion de montrer le visage hideux de l’intolérance et du sectarisme!

  6. Je rigole quand j’entends les journaliste de droite dire (sans doute pour se rassurer) que la France est majoritairement à droite. Il ne suffit pas d’être contre l’immigration pour être de droite. Les partis dits de droite n’ont même pas de programme économique. En revanche ils ont un programme social bien socialiste. D’ailleurs, le RN se dit ni de droite ni de gauche…Lui-même reconnait qu’il n’est plus rien. L’Europe occidentale est à gauche même si elle ne le sait pas ; elle sera « sorosienne » et deviendra un no mans land peuplé de zombies déracinés aux cerveaux atrophiés pour ne pas s’en être servi quand il était encore temps.

    • Effectivement dans l’isoloir la majorité des moutons électeurs font dans leurs pantalons, et comme par enchantement ils ne sont plus de droite….

  7. Les fans du Borussia Dortmund sont aussi intoxiqués par le bienpensance gauchiste que le reste des occidentaux. Le problème en Europe occidentale, ce sont les peuples, conformistes et hypnotisés par la bande sa Soros. L’Europe est finie à jamais.

  8. apparemment ils sont aussi cons de l’autre côté du Rhin, qu’est ce que ça peut leur foutre que ce gars là rende hommage à Kierk.

  9. Je me souviens de l’affaire des quotas qui avait éclaboussé la FFF, Laurent Blanc le sélectionneur de l’époque et l’ancien président Fernand Duchaussoy à qui ça a certainement coûté sa place, ça avait fait un scandale monumental alors qu’on ne faisait que s’interroger à la fédération de la représentativité de toutes les parties de la société parmi les footballeurs français. Force est de constater que tout à été fait pour confisquer ce sport. Aujourd’hui plus aucun club de football professionnel ne veut intégrer un jeune français blanc dans ses équipes de jeunes, car le moindre p’tit blanc est suspecté d’être raciste dans ce milieu. Et si jamais un ado de 15 ans a un talent flamboyant digne de Zidane mais que ses parents ont exprimé sur un réseau social leur sympathie pour Marine Le Pen, vous pouvez être certain que ce môme ne deviendra jamais professionnel malgré tout son talent et son travail ! Daniel Riolo le racontait déjà très bien dans son livre Racaille Football Club. Le foot français appartient aux banlieues, je ne sais pas si c’était intentionnel ou accidentel, mais toujours est-il que certains prosélytes avaient ce projet et qu’ils ont avancé pas à pas, que les instances dirigeantes d’alors ont été aveugles avant de se faire remplacer petit à petit, notamment chez les agents de joueurs où c’est devenu une catastrophe, et que les politiciens n’ont fait que dire que c’est formidable la diversité circulez y’a rien à voir… Dans le football il n’y a plus de diversité aujourd’hui, il n’y a presque plus que des « noirs et des arabes » comme la rappelé Pierre Ménès il y a peu de temps. Donc il ne faut pas être étonné si ceux qui refusent le discours indigéniste et wokiste dans le football se fassent taper sur les doigts.

    • Ce que vous décrivez est totalement vrai,mais un peu incomplet..tous les grands clubs francais ont des recruteurs qui vont régulièrement en Afrique chercher des  » talents  » pour leurs  » ecoles »,les jeunes sélectionnés peuvent très rapidement obtenir la nationalité française ( au cas où on en aurait  » besoin ») et faire venir leur famille au titre du regroupement famillial..la ou c’est injuste c’est qu’il y a d’excellents jeunes francais font les places sont prises, et que dans la meme situation ,pour les métiers soi disant en tension,ceux qui viennent pour travailler, sont bien heureusement moins vite « nationalisés « 

    • Entre le look des footeux, la logorrhée énigmatique de leurs dirigeants et publicités communautaristes de la mi-temps payées par nous-mêmes et par des concours débiles, quelles sont au fond les valeurs de ce sport, autres que celle du mercato esclavagiste ?

    • Maintenant il n’y a plus de problème car l’équipe de France est représentée par l’Afrique. Comme ça le quota est respecté… malheureusement.

  10. Ce n’est pas la liberté d’expression qui recule dans tous les milieux sportifs , médiatiques , artistiques ou politiques . C’est tout simplement la peur que fait peser sur ces derniers , une communauté nombreuse et très sensible voire irascible , qui s’étend en Europe de l’Ouest .

    • @MFGA

      ily a effectivement de cela. mais, ilne faut pas sous estimer que le football est instrumentalisé par la gauche et les verts! En Allemagne c’est flagrant! de plus, Dortmund, club où joue Nmecha est situé dans la Ruhr, là ou la gauche et les verts, même s’ils sont en baisse, restent puissants. La CDU allemande, aussi courageuse que la plupart des LR de chez nous, n’a jamais résisté à cet ascendant intellectuel de la gauche et ne le fera plus! Nmecha est victime du sectarisme et de l’intolérance de la gauche allemande.

Commentaires fermés.

Vidéo YouTube

Pour ne rien rater

Les plus lus du jour

Vider les églises de leurs trésors à cause des vols, c’est s’adapter à l’impunité
Gabrielle Cluzel sur CNews

Les plus lus de la semaine

Les plus lus du mois