Abdelkader Lahmar, le député LFI qui traite les harkis de « traîtres »
Depuis quelques jours, le député LFI Abdelkader Lahmar sort de l’ombre. Pour cet élu de la nation, les débats sur les accords franco-algériens de 1968, qui se déroulaient jeudi 30 octobre à l’Assemblée nationale, n’avaient qu’un seul but - « alimenter la haine à l’encontre des immigrés » - et se résumaient à « savoir qui [était] le champion de l’algérophobie ».
Dans le domaine des outrances, les disciples de Jean-Luc Mélenchon se livrent une concurrence sans merci. Abdelkader Lahmar obtient quelques palmes.
L’homme est un ancien professeur d’économie-gestion, une matière qu’il enseigne à Vaulx-en-Velin jusqu’à son entrée au palais Bourbon. C’est dans cette commune de la banlieue lyonnaise que ce fils d’immigrés algériens grandit, au milieu de ses cinq frères et sœurs. Celui qui se définit comme un « militant des quartiers populaires » trouvera dans cet engagement sa porte d’entrée dans le parti insoumis. Candidat malheureux en 2022, il emporte la septième circonscription du Rhône, celle dont il est natif, lors des législatives anticipées de 2024.
« Un anti-flic primaire »
Un pouvoir qui va rapidement lui monter à la tête. Quelques semaines après son élection, le nouveau député ne va pas hésiter à tenter d’user de son rôle de parlementaire en brandissant, furieux, sa carte d’élu alors qu’il venait contester une amende au commissariat. « À la police municipale, c'est toujours le même problème, on est mal accueilli, bredouillera-t-il dans de vaines explications pour se justifier, rejetant la faute sur les services de la police. À l'origine, ils sont à notre service, pas à leur service. Donc, oui, je voulais leur rappeler, en tant que député, que tous les citoyens ont des droits. »
Dans cette septième circonscription du Rhône, la commune de Rillieux-la-Pape est régulièrement le théâtre de scènes de guérilla urbaine. En octobre 2024, deux policiers étaient blessés dans un violent choc de voitures après un refus d'obtempérer. En mai 2025, la jeunesse des quartiers dégrade des caméras de vidéosurveillance, incendie des véhicules, caillasse policiers et pompiers en leur dressant des guets-apens, le commissariat de la ville est attaqué aux cocktails Molotov. Pourtant, un mois avant, Abdelkader Lahmar prenait bien soin de dénoncer, à l’Assemblée nationale, « une forme d’acharnement et un abus d’autorité de la part des forces de l’ordre ». Selon l’élu rhodanien, les jeunes de Rillieux-la-Pape sont « harcelés par la police municipale et certaines unités de la police nationale » et « verbalisés plusieurs fois par jour, souvent par vidéosurveillance, pour des incivilités mineures et peu justifiées ». Le maire de la commune, Alexandre Vincendet (ex-LR passé à Horizons), ennemi juré du député insoumis qui lui a ravi sa place en 2024, ne cesse de dénoncer son adversaire : « Il remet en cause la déontologie des policiers, je sais bien que monsieur Lahmar est un anti-flic primaire. »
L'Algérie, un passé qui ne passe pas
Cette semaine à l’Assemblée va mettre en lumière une autre facette du personnage. Dans une intervention en commission de la défense et des forces armées, Abdelkader Lahmar va reprocher au RN d'« instrumentaliser la question des harkis », lui-même se présentant comme « fils de personnes mortes, assassinées par l’armée française », affirmant que « probablement des harkis y ont participé ». Reprenant sans vergogne la rhétorique du FLN, le député franco-algérien n’a pas hésité à traiter ces Français, originaires d’Algérie ayant servi sous le drapeau tricolore, de « traîtres », arguant que « "harki" veut dire "traître" ». « Quand un député LFI ose traiter les harkis de "traîtres", il révèle le vrai visage d’un parti qui hait la France, s’est insurgée Valérie Boyer, sénatrice LR des Bouches-du-Rhône. Les harkis ont tout perdu pour elle en choisissant l’honneur et la fidélité. »
Lors des débats sur les accords avec l’Algérie de 1968, le député de 54 ans, horrifié par l’adoption de la proposition de résolution présentée par le Rassemblement national, n’y est pas allé avec le dos de la cuillère. « Il ne s’agit ni plus ni moins que du retour de l’OAS à l’Assemblée nationale », a-t-il réagi, à l’issue d’un vote qui a laissé la gauche sans voix. Un RN au pouvoir serait « le retour des expéditions coloniales en Algérie », a commenté l’insoumis. Dans la même journée, lors du débat suivant sur le rétablissement du délit de séjour irrégulier, il n’a pas hésité pas à traiter sa jeune collègue ciottiste de 24 ans, Hanane Mansouri, de « caution », faisant allusion à ses origines marocaines. Une « insulte directe » que la parlementaire UDR a tôt fait de dénoncer en écrivant à Yaël Braun-Pivet, la présidente de l’Assemblée nationale, pour demander une sanction « à la hauteur de son indécence ». « Les miens, ce sont les Français, je suis française, je me bats pour la France », a réagi la députée de l’Isère, au micro de BV, en fustigeant La France insoumise qui prétend « qu’en tant que personne ayant des origines magrébines, [elle] devrai[t] être dans les camps de la gauche et faire du communautarisme ».
Entre dénonciation permanente du « climat islamophobe », défense du voile à l’université et incrimination perpétuelle de la colonisation française en Algérie, Abdelkader Lahmar coche toutes les cases d’une extrême gauche pour qui le mot « France » est presque devenu étranger.
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
Popular Posts



































81 commentaires
J’en ai assez de tous ces élus, principalement de gauche, qui menacent et qui injurient, qui stigmatisent sans jamais avoir de comptes à rendre. À quel moment la justice de ce pays fera-t-elle son travail en destituant et condamnant sévèrement ces propagandistes de la haine qui, après, sont relayés sur les réseaux sociaux, comme l’a fait remarqué notre présidente : arroseur arrosé.
Ce monsieur n’a rien à faire en France, c’est un membre de la 5eme colonne algérienne ? Je n’ai qu’une dette vis à vis de L’Algérie et c’est aux Harkis !
Ils ont fait le choix de la France et on n’a pas été à la hauteur de leurs sacrifices. Pour le reste dehors !!!! Ce petit monsieur n’a rien compris. Ce n’est pas le retour de
L’oas. L’Algérie nous sort par les trous de nez et on ne va sûrement pas y retourner. Ils sont déjà beaucoup trop ici et particulièrement dans nos prisons.Comme on dit à la campagne » Bon vent, la paille au cul et le feu dedans » ou si vous préférez votre formule « la valise ou … »
LFI est le « parti de l’étranger ». Ce n’est donc pas surprenant.
Il faut interdire la double nationalité = double allégeance aux élus de la nation.
Au royaume de France, même ceux qui salissent sa République sont les bienvenus. On les accueille, on les élit. Ils sont au-dessus des lois. Ils peuvent même contrevenir à la police. Ce ne sont pas eux qui sont Charly. Quel est leur drapeau ? Dieu seul le sait. Celui qu’on prie sur un tapis de prière. Vous les surprenez au collet : « et la France? » ils vous disent ( vous les croyez ?) qu’ils l’aiment, mais à leur façon, soumise, dépecée, dépossédée d’elle-même, taillée à leur haine. De leur écharpes, ils l’écharpent. Ne sont-ils pas des représentants du peuple ? Enfin…pas tout le peuple, surtout de celui qui ne soumet pas à la loi et se soustrait à la police. Et puis ils ont des idées larges, ils sont aussi représentants d’autres frontieres. Traitres ? Non, ce sont tous ceux qui ne sont pas comme eux qui le sont.
des ennemis a l’assemblée ((nationale)) et on laisse faire ????
Que ce monsieur rentre donc chez lui en Algérie, nous n’avons pas besoin d’un tel dégénéré sur notre territoire
C’est un paradoxe ce bonhomme,il crache sur la France tout en brandissant sa qualité de député « français », se glorifie d’avoir des parents et grands parents « résistants », mais plutôt terroristes du FLN, traitent les harkis de traîtres car ayant choisi la France car l’Algérie étant un département français, et lui , qu’est-il donc ? Vu ses propos,c’est un partisan assumé de l’Algérie actuelle tout en se servir nos institutions pour servir une puissance étrangère. Donc, aurais-je le droit de dire si c’était le cas que mes parents étaient membres de l’OAS sans être inquiété J’en doute. Mais notre pays continue d’être vendu,que dis-je, donné au plus offrant de nos ennemis.
IL faut le renvoyer dans sa chère Algérie.
Ce “député” est lui même un traitre puisqu’il trahit la France et sert l’invasion de notre pays au bénéfice d’une nation étrangère. Il devrait être déchu de la nationalité française et renvoyé à ses origines
Comment des Français normalement constitués peuvent ils mettre des gens comme ça députés, représentants de la nation a l’assemblée nationale ?
Il va véritablement falloir apprendre a voter en 2027
Cet individus est-il français ou algérien ?
Une certitude il est un relais de la pensée passée, présente et à venir du FLN.
Autrefois ces gens agissait au sein de la « 5ème colonne », aujourd’hui on les baptise « influenceurs »… kif kif bouricote !!!
Il a la double nationalité française et Algeriene, et de ce fait ne devrait pas être éligible, comme c’est le cas en Algérie !!!
Comment un tel ndividu peut il encore resté dans les bancs de l ‘Assemblée Nationale.
Mme Braun Pivet que faites vous ?
Elle fait garder ses poules par les CRS !
Que fait ce monsieur dans mon pays ?
Il parle d »OAS mais c’est le FLN qui a pris ses quartiers au palais Bourbon. FLN, LFI, à une lettre près c’est les mêmes.
Cet individu table sur l’ignorance de l’arabe de la plupart en faisant croire que harki se traduit par traître alors que le harki est un soldat faisant partie d’une harka , compagnie de supplétifs indigènes de l’armée française.
Au passage, un professeur de plus qui vient s’ajouter aux Sandrine Rousseau, Ersillia Soudais, Nathalie Arthaud et autres.
Pauvre éducation nationale !
Et… pauvre éducation, tout court…!
Que fait cet algérien en France, lui qui a la haine de notre pays chevillé au corps ? ( Même qu’il soit né en France cela ne fait pas de lui un français à part entière, mais uniquement de papiers).
Et peut-être de faux papiers ???