À contre-courant de Macron, Meloni introduit un nouveau jour férié catholique !
Alors que la France n'a toujours pas de gouvernement (peut-être le 1er octobre, d'après l'interview de Lecornu au Parisien de vendredi), que notre dette s'envole, que le même Lecornu envisage un déficit à 4,7 % du PIB et que Bayrou est tombé sur sa proposition de supprimer deux jours fériés, l'Italie de Meloni n'en finit pas de donner ses leçons à la France de Macron.
Meloni et Lecornu, deux records
Pendant des décennies, l'Italie fut le pays de l'instabilité gouvernementale. Notre IVe République. C'est Meloni, leader décomplexée de la droite nationale, présentée chez nous par la presse bien-pensante comme la réincarnation de Mussolini, qui a réussi à faire mentir ce destin. On l'a oublié, mais c'était précisément le 25 septembre 2022, il y a trois ans, que Giorgia Meloni remportait les élections législatives haut la main. Trois ans plus tard, elle est toujours solidement installée au Palazzo Chigi, sa popularité est intacte et son gouvernement est déjà le quatrième plus long de l’histoire de la République italienne ! Dans le même temps, notre exécutif macroniste est synonyme d'impopularité abyssale et d'instabilité gouvernementale. Lecornu serait même, presque, en passe de battre le record du Premier ministre resté le plus longtemps sans gouvernement nommé...
Budget et dette : l'Italie revient de loin, la France s'enfonce...
Mais évidemment, le croisement des courbes entre les deux pays est encore plus spectaculaire, sur le plan financier. Comme l'écrivait très sérieusement Le Monde, « une première historique a eu lieu, jeudi 18 septembre, sur les marchés financiers. Pour la première fois, le taux d’intérêt exigé par les investisseurs pour détenir de la dette publique française s’est établi au même niveau que celui requis pour la dette publique italienne. Aux yeux des investisseurs, l’Italie est désormais aussi crédible que la France, malgré une dette plus lourde. » Il y a dix ans, la France empruntait à 3 % ou moins, l'Italie à 7 %. Désormais, Italie et France sont à 3,5 %. L'Italie progresse, nous régressons. Une évolution sanctionnée par les agences de notation. Et cela pourrait continuer : on a appris, ce jeudi, par l'INSEE, que la dette française a atteint 3.400 milliards d’euros, au deuxième trimestre 2025, soit 115,6 % du PIB - un nouveau record...
Meloni renoue habilement avec l'identité catholique de l'Italie
Enfin, cerise sur le gâteau, la majorité de Meloni a voté, à la Chambre des députés, l'institution d'un nouveau jour férié ! Si le Sénat transalpin l'entérine, le 4 octobre sera dédié à la fête de saint François d'Assise, patron de l'Italie, dont on célèbrera, en 2026, le 800e anniversaire de la mort. L'initiative est habile. En totale cohérence avec les convictions catholiques affichées par Meloni, elle n'a cependant rien de révolutionnaire, puisque cette fête était jour férié en Italie jusqu'en 1977. En outre, l'initiative est plébiscitée au-delà même de la majorité de droite de Meloni. Dans une Italie encore catholique, elle rallie les catholiques des deux rives, tant la figure de saint François charme la gauche et les écolos. Ainsi, Avvenire, quotidien catholique italien, s'enthousiasme : « Et finalement, François d’Assise, le saint pauvre, le mystique, celui qui osa choisir la pauvreté et défier l’Église de son temps, une des figures les plus vénérées par les chrétiens et respectés par les laïcs, sera à nouveau célébré tous les 4 octobre par une fête nationale. » Et les promoteurs de la mesure ont habilement insisté sur ces dimensions sociales et écologiques : il s’agira de « consacrer une journée nationale à la paix, à la fraternité et au respect de la création, autant de valeurs que l’Italie souhaite mettre en avant à travers la figure du poverello d’Assise », comme le souligne Aleteia.
Meloni n'en finit pas de faire la leçon à Macron, mais, au point où il en est, c'est toute la droite nationale française qui devrait méditer l'exemple de Meloni, d'autant plus qu'elle multiplie les signes de complicité, comme le week-end dernier, avec Marion Maréchal.
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47 commentaires
Merveilleuse et courageuse Giorgia !
Saint François, excellent choix, bien que nombre de « François » aient été bien loin de choisir la voie de la sainteté du pauvre (à commencer par « notre » François ). Chez nous, ça devrait être St Louis ( 14 aôut ), ou St Denis ?
Bravissima Georgia!
réponse à Monsieur José Bobo
Cher Monsieur. Comme tous les Français biberonnés aux fantasmes gauchistes, vous ne semblez pas avoir compris que si la France, l’EUROPE et les USA offrent à leur peuple ce qui n’existe nulle part ailleurs sur la planète, nous le devons à l’église du Christ. Connaissez vous un pays non Chrétien ou nous vivons en liberté et on l’on reste libre de vivre et de penser , de croire et de ne pas croire au créateur et en sa toute puissance? Vous vous accrochez à la laicité comme un gosse à son « nounours », comme si c’était votre nounours qui vous donne la vie et qui vous nourrit.
Le mal vient de loin et la première énormité à laquelle nos élites s’accrochent fut la séparation de l’église et de l’état. Depuis , la sacro sainte laicité nous a amené petit à petit à notre décadence actuelle ou le fric et l’égoïsme règnent sans partage. Quand l’être Humain, par orgueil , veut se croire indépendant de son créateur, il se condamne lui même. C’est la pieuvre Franc maçonne qui a réussi , en moins d’un siècle à imposer ses idées à nos élites. Le marxisme a fait la preuve que l’homme n’est pas bon et qu’il est incapable de luter par lui même contre les forces du mal. Madame Méloni et Monsieur Trump nous montrent la voie. Ils ne sont pas seuls. On pourra empiler les normes et les lois dans le sacro saint « état de droit » sans remplacer la justice divine. On pourra mettre un policier derrière chaque citoyen et un super policier derrière chaque policier sans réussir à museler les forces du mal qui sont présentes en chacun des êtres humains. Cessons de se gargariser de la laïcité qui est à la source de tous nos maux. Seul la vérité du Christ nous rendra libre. La laicité et l’état de droit sont des culs de sac qui nous mènent dans le mur. Mais vous restez libre de choisir la mort au lieu de choisir la Vie. C’est la liberté de chacun de choisir chaque jour la Vie ou la mort.A Lerte
J’ai bien peur que la » laicité » ne soit le règne de la franc-maçonnerie nihiliste…
Initiative interessante, merci de nous l’avoir signalée.
Bonne journée
Madame Meloni avance dans son programme sans faire de bruit et confirme le catholicisme italien ! Elle a de très bon résultats et lors de son arrivée au pouvoir la gauche française pourrie a longuement critiqué son programme et lui a prédit une catastrophe …..au contraire l’Italie progresse dans tous les domaines et se redresse rapidement. Bravo madame.
Madame Meloni qui aurait cru une jeune personne qu’elle aurait pu faire ce qu’elle fait, il nous faut de toute urgence avant le grand crash Français une Meloni en France mais peut être aussi un Trump.
Trump?… « América first »…
La France républicaine, issue de la Révolution, est un état particulièrement anti-catholique. C’est un fait historique. Constat d’un agnostique qui ne croit ni en Christ ni dans les « Lumières ».
Décidément Mme. Meloni est une fine mouche, en rétablissant le jour férié de Saint François d’Assise elle va satisfaire un très grand nombre d’italiens dont la ferveur catholique est bien plus grande que chez nous. Bien vu Madame la Presidente del consiglio.
Une cheffe d’Etat qui aime son pays ? Bizarre non ?
C’est un pied de nez à Bayrou, au doux prénom de François ?
J’apprécie beaucoup Mme Meloni mais je trouve cette idée d’instaurer un nouveau jour férié, catholique qui plus est, particulièrement malvenue. D’abord parce qu’un jour férié est un jour chômé plus ou moins obligatoire, et que je suis sûr que l’Italie en compte déjà suffisamment, mais surtout parce que la religion doit rester hors de l’espace public et ne doit en aucun cas prendre dans la société une importance autre que personnelle. Vous croyez en Dieu, très bien, d’autres n’y croient pas ou croient en un autre Dieu tout aussi farfelu et vous devriez éviter d’imposer les symboles de vos croyances surnaturelles aux gens qui ne sont pas de votre sensibilité.
Est-ce à dire que s’ils le pouvaient les catholiques aujourd’hui recommenceraient à s’ingérer dans tous les aspects de la vie publique comme l’a fait l’Eglise pendant plus d’un millénaire en Europe ?
Ridicule, les musulmans rechignent ils à ne pas travailler le 25 décembre, le jour de Pâques….. ?
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