Charles Alloncle, victime d’un « déchaînement médiatique »
Les travaux de la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public touchent à leur terme, ce mercredi 8 avril, avec la seconde audition de la présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte. Dans cette dernière ligne droite, l’hostilité du monde politico-médiatique à l’encontre du rapporteur Charles Alloncle prend des dimensions aussi importantes que prévisibles. On ne met pas un coup de pied dans la fourmilière sans conséquences.
Depuis une semaine, les coups redoublent. Le 2 avril, après son audition tendue de la veille, l’animateur Nagui déverse son fiel sur le député de l’Hérault dans l’émission Quotidien. « Xavier Niel l’a dit et tout le monde le dit, c’est la commission de Charles-Henri Alloncle. » Car la star de l’audiovisuel public, qui pourtant reproche au député ciottiste de l’avoir pris pour cible - « Certaines personnes me disent que vous n'aimez pas mes origines égyptiennes », écrivait-il, dans une adresse publique à Charles Alloncle en janvier -, n’hésite pas lui-même à évoquer les origines sociales du rapporteur. L’animateur de N’oubliez pas les paroles ne digère visiblement pas que ce dernier, « fils de préfet », « veuille qu’on l’appelle Charles et pas Charles-Henri ». « Je me suis documenté sur son papa qui supportait Pasqua, commente-t-il, ce jour-là, sur le plateau de Yann Barthès, ceux qui ont voté des lois contre l’Algérie, contre l’immigration ». « C’est bien de savoir qui sont ces personnes et ce qu’elles ont dans la tête. »
« Comparer l’audiovisuel public à l’affaire Dreyfus, c’est indécent »
Sur RMC, c'est le journaliste Patrick Cohen qui s’interroge, le 6 avril : « Je serais curieux [que Charles Alloncle] puisse nous dire réellement ce que sa commission d’enquête a permis de révéler sur le fonctionnement de l’audiovisuel public, parce que moi, je ne sais toujours pas. » Le même jour, sur RTL, le président Horizons de la commission Jérémie Patrier-Leitus participe à la curée en chaussant ses gros sabots et commente la dernière couverture de L’Incorrect : « Je vais vous faire une confidence : moi, j’ai été choqué et indigné de voir le rapporteur se comparer, la semaine dernière, à Émile Zola, en faisant la une d’un magazine où il reprenait la célèbre formule "J’accuse". Quand Zola défendait Dreyfus. Je viens d’une famille qui a été marquée par l’antisémitisme, par l’histoire de la Shoah. Je crois que comparer l’audiovisuel public à l’affaire Dreyfus, c’est indécent. »
Le lendemain, le média d’extrême gauche Les Jours sort un brûlot pour épingler un des collaborateurs du député ciottiste à travers certaines de ses publications sur Facebook, jugées « sexistes, racistes et islamophobes ». Rien que ça ! En riposte, Charles Alloncle dénonce « un système qui se déchaîne ». « Voilà donc les méthodes des fondateurs de Mediawan, Xavier Niel, Matthieu Pigasse et Pierre-Antoine Capton, tous actionnaires de l’officine d’extrême gauche Les Jours, a-t-il écrit, sur X. Quel que soit leur pouvoir, quelles que soient leurs méthodes, quelles que soient leurs intimidations, ils ne me feront pas taire. »
« Il a abattu un travail de romain »
Cinq mois écoulés, 234 personnes auditionnées pendant plus de 200 heures : la commission se dirige désormais vers le point névralgique de ses travaux. Le vote du rapport que va présenter Charles Alloncle se déroulera le 27 avril. Tous les membres de la commission sont amenés à se prononcer et la polémique est déjà là. En cas de rejet de son rapport, Charles Alloncle alerte sur la disparition des vidéos des auditions et des retranscriptions du site de l’Assemblée nationale. Jérémie Patrier-Leitus s’est exprimé en faveur du vote du rapport et travaille en coulisses pour une issue heureuse. Malgré plusieurs brouilles et échanges vifs durant les auditions entre le rapporteur et le président, dans les couloirs de l’Assemblée, certains députés marinistes prennent la défense de ce dernier. « La commission a été équilibrée, il a permis le bon déroulement des travaux qui ont pu arriver à leur terme, ce qui n’était pas gagné d’avance, compte tenu de l’hostilité acharnée des députés de La France insoumise », décrypte un parlementaire RN.
« Le camp macroniste votera le rapport », assure, confiant, auprès de BV, un membre de la commission. Car dans le cas contraire, le message envoyé serait désastreux. « S’il n’est pas voté, on criera que la commission a été bâillonnée », alerte un député RN. Un scandale qui serait d’autant plus majeur qu’il est rarissime que les rapports des commissions d’enquête ne soient pas adoptés. Il est, par ailleurs, déjà certain que ce qui apparaîtra comme une véritable censure sera contourné et que le rapport se retrouvera dans la presse. Son rejet ne ferait que redoubler la puissance des projecteurs braqués sur Charles Alloncle, le nouvel élu honni de toute la gauche politico-médiatique. « Il a abattu un travail de romain », constate Caroline Parmentier. Contactée par BV, la députée RN, membre de la commission d’enquête, voit déjà sur le terrain les fruits de la commission : « Dans ma circonscription du Pas-de-Calais, sur les marchés, on m’en parle, on m’interpelle, "on a vu votre intervention !", "tenez bon sur l’audiovisuel public !" »
« Une œuvre de salubrité publique qui appelle un grand coup de balai », a commenté, sur X, l’eurodéputé Philippe Olivier, proche conseiller de Marine Le Pen. Conspué par la gauche, Charles Alloncle a gagné, dans le camp national, ses lettres de noblesse.
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47 commentaires
Il faut que le RN prenne les choses en main. Il ne faut pas que le rapport de ce député exceptionnel soit » enterré ».
C’est à ses collègues de l’UDR et du RN de faire bloc derrière lui, un soutien sans faille.
Alloncle, « victime d’un déferlement médiatique » qui, désolé pour ces medias, ne fait que le le renforcer. En réalité, ils croient l’attaquer mais le front connaître et lui font de la pub au point que ce jeune député, inconnu jusqu’à présent se révèle etre un redoutable rapporteur de la commission qu’une majorité de Français soutient. En voulant l’abattre ils l’installent sur un piédestal. C’est l’éternel problème de la gauche elle réussit toujours à mettre en avant ceux qu’elle veut démolir. Il ne fallait pas aller voir « Vaincre ou mourir » , les producteurs attendaient 100 000 entrées, grâce à la gauche ils en ont fait 300 000. Il fallait démolir le bouquin de Bardella, ils en ont fait un best seller… Quand ça veut pas, ça veut pas.