Un colis suspect découvert au domicile de Tony Skurtys, juge honni par la gauche

Au lendemain de l’inquiétante découverte, le juge répond aux questions de BV.
@Unsplash
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Une découverte des plus alarmantes. Ce lundi 31 mars, un colis suspect muni d’un dispositif électrique a été retrouvé devant le domicile francilien du juge Tony Skurtys. La menace a été jugée suffisamment grave pour déclencher l’intervention des services spécialisés. « Je rentrais chez moi, il était 15h30 et à l’arrivée, sur mon palier, il y avait une boîte de métal avec une pile au-dessus, et je sais que cela peut être un explosif artisanal, raconte le magistrat, contacté par BV. J’ai évité de le toucher ou de provoquer des vibrations et j’ai appelé la police qui est venue. Ils ont évacué l’immeuble, bouclé le secteur et ont appelé les démineurs. »

L’acte n’a pas été revendiqué et rien ne permet d’identifier l’expéditeur du colis, à ce stade. Néanmoins, Tony Skurtys a indiqué qu’il est actuellement en litige avec une avocate contre laquelle il a porté plainte il y a quelques jours… « Le commissaire m’a demandé si j’avais des ennemis. J’ai répondu que non, à part les prévenus que j’ai mis au trou… Mais je lui ai dit que j’avais déposé plainte contre cette avocate, nous confie le juge. Je ne dis pas qu’il y a un lien, bien sûr. Mais c’est le seul événement que je puisse citer. » Selon nos informations, l’avocate en question compterait parmi ses clients des familles de terroristes.

Un juge honni par la gauche

Tony Skurtys n’est pas n’importe quel juge. Après deux années de bons et loyaux services en tant que président d’audience au sein du pôle de l’urgence pénale, le magistrat en a été évincé en 2023 et « déplacé d’office » à la chambre des contentieux économiques et sociales. Une sanction inhabituelle sans doute liée au profil de l’intéressé. Imperméable au laxisme et à la culture de l’excuse qui ont contaminé bon nombre de ses confrères, Tony Skurtys était en effet vu comme un « juge qui cogne ». Les articles à charge s’étaient multipliés, dans la presse de gauche, alimentant une véritable cabale. « Haro sur le juge Tony Skurtys, le "marteau" de la justice », avait ainsi titré Libération.

Forte de ce front médiatique et de la pression de certains avocats, l’institution judiciaire a donc décidé d’évincer le juge Skurtys. « Il y a eu [...] des incidents mettant en cause son style, sur l’écoute, sur sa manière de s’adresser aux prévenus [...]. Il peut être très distant, et ne pas avoir une écoute en résonance avec autrui, alors que chacun doit être écouté dans un tribunal », s’était alors justifié Stéphane Noël, président du tribunal judiciaire de Paris. Un nouveau signalement fait par la bâtonnière du barreau de Paris a finalement donné le coup de grâce au juge. « J’ai dit stop, parce que j’ai considéré qu’il était allé trop loin », ajoutait Stéphane Noël.

De son côté, Tony Skurtys analyse autrement sa mésaventure : « La Justice est profondément ancrée à gauche, avec des idées de gauche. Pas nécessairement d’extrême gauche, mais nécessairement à gauche. Il y a une loi du silence qui est imposée par le Syndicat de la magistrature. Mes collègues n’osent pas prononcer des peines strictes, de peur de déplaire. »

La défense à géométrie variable de « l’État de droit »

On se souvient qu’en mars 2025, lorsqu’une peine d’inéligibilité a été prononcée contre Marine Le Pen, ceux qui ont osé critiquer ce jugement ont été immédiatement accusés de faire peser une grave « menace sur l’État de droit ». Mais quand un magistrat comme le juge Skurtys fait son travail et applique les règles sans mollesse, les critiques les plus acerbes sur la Justice sont autorisées. La défense du sacro-saint « État de droit » n’est soudainement plus une priorité. « C’est une atteinte à la démocratie !, s’indigne le magistrat, au micro de BV. Sur ordre d’une bâtonnière, j’ai été viré de la présidence des comparutions immédiates. Cela veut dire que les avocats choisissent leurs juges. J’étais trop répressif alors que nous sommes trois à statuer ! Mais le ton, paraît-il, que j’employais était un peu ferme… »

À la suite de la cabale médiatique qui l’a nommément visé, Tony Skurtys a déposé plainte contre le journal Libération pour diffamation. Mais, bizarrement, le dossier a longtemps pris la poussière, malgré plusieurs relances. « Cela va être jugé au mois de septembre au tribunal de Lyon, nous annonce le juge Skurtys. Il y a eu un coup d’accélérateur, mais ce sont des faits qui datent de 2022, tout de même… Le parquet a fait traîner les choses et l’a fait sciemment. »

Dans ces conditions, comment s’étonner qu’une majorité de Français ne fassent pas confiance à la Justice ?

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Jean Kast
Journaliste indépendant, culture et société

Vos commentaires

25 commentaires

  1. Personnellement je suis un grand fan de l’une des plus grandes séries TV de tous les temps à savoir Amicalement Vôtre avec Tony Skurtys et Roger SKmoore ! :)
    PS. Vous êtes vraiment sûr que ce juge existe réellement et qu’il ne s’agit pas d’un poisson d’avril ?

  2. A la lecture de cet article, nous pouvons constater avec intérêt que l’on peut déplacer des juges. Cela vaudra aussi, je l’espère, pour déplacer des juges gauchistes dans les coins perdus de la France. Maintenant, un juge peut-il sanctionner un avocat comme au Etats-Unis ?

  3. Les deux grands chantiers urgents sont :
    Dépolitiser la justice et la remettre au service du peuple et en particulier des victimes
    Restaurer l’éducation nationale par l’autorité et la recherche de l’excellence.
    Ceci suppose du courage et la fin de la démagogie…c’est inaccessible à notre classe politique.

  4. La justice française n’est plus la justice rendue au nom du peuple mais une justice politique membre et prosélyte d’un parti pris à gauche. Son indépendance n’est plus de ce monde elle n’est que désinvolture à l’égard des victime mais pleine de sollicitude envers les criminels ! Il n’est que voir pour s’en convaincre l’écart entre « ce que risque » tel ou tel systématiquement mis en avant par les médias et les peines réelles prononcées agrémentées ensuite de remisés par un juge tout puissant et qui fait fi du jugement, le juge dit des libertés !

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