Boualem Sansal sous la Coupole

Trois mois après sa libération en Algérie, l'écrivain fait son entrée à l’Académie française.
Brève 1

L’Académie française a ouvert ses portes à Boualem Sansal. À 81 ans, l’écrivain franco-algérien entre sous la Coupole en succédant à Jean-Denis Bredin, décédé en 2021, avec une élection quasi unanime (25 voix sur 26). En novembre dernier, les lecteurs de BV avaient souhaité son entrée à l'Académie à 78 %.

Un événement littéraire majeur, mais impossible à détacher du contexte politique qui l’entoure. Cette reconnaissance survient à peine trois mois après sa libération de prison en Algérie, où il avait été incarcéré pour ses prises de position jugées hostiles au régime. Auteur d’une œuvre exigeante et profondément critique, Sansal n’a jamais renoncé à dénoncer l’islamisme, les dérives autoritaires et le mensonge mémoriel. Son roman 2084 (Gallimard, 2015) lui avait valu une reconnaissance internationale, autant que l’hostilité des pouvoirs qu’il dérange.

Vos commentaires

37 commentaires

  1. Le 25 novembre 2025, Boulvard Voltaire avait demandé l’avis à ses lecteurs si : Boualem Sansal devrait-il être admis à l’Académie française. Les réponses étaient sans équivoque, ne se prononçant pas à (98) 5%, non à (306) 17%, oui à (1402) 78%. Aujourd’hui, c’est son jour de gloire, il est rentré à l’Académie française, et nous pouvons être fiers de l’accueillir. C’est sa tenue en détention qui me l’a fait connaître, ayant acheté deux livres de lui, pour le soutenir, que j’ai appréciés. Par la suite, j’ai pu entendre à travers les médias les louanges de cet écrivain. Souhaitons lui longue vie puisqu’il est devenu immortel.

  2. 1- Un bon camarade
    2- Un lien ancien avec l’Académie française
    3- Un symbole de liberté
    4- Une plume vertigineuse
    5- Un défenseur de la langue française
    Lire en accès libre l’article du Figaro !

    • Merci de traduire votre pensée. Merci de notez que TOUT ce qui se dit, s’écrit et se commente, l’est précisément pour instaurer une communication et un débat préférables à la violence induite immanquablement par cette pauvreté de langage que l’on retrouve chez les racailles.

  3. Décision quasi unanime avec vingt-cinq voix contre vingt-six. Le vingt-sixième, il n’était pas pour tout en n’étant pas contre ? Ou bien il s’en foutait ? Comme les treize autres académiciens ? Où étaient-ils, ceux-là ?

  4. Personnellement, je n ai jamais lu ses écrits, parcontre je ne l ai jamais entendu remercier là où les chaînes qui l ont soutenu.

    • Vous, nous ignorons complètement les conditions de sa « libération ». Et on peut se douter de pas mal de choses. A commencer par l’état d’épuisement dans le quel il s’est trouvé après des mois d’incarcération dans les geôles de Tebboune.

  5. Tant mieux pour lui, il est sympathique, mais c’est une nomination dont les motivations sont sans aucun doute plus politiques que littéraires.

    • Désolé, c’est faux. C’est d’abord et avant tout un écrivain de talent qui écrit dans un français parfait des histoires passionnantes. Et instructives. Evidemment ces histoires ne font pas plaisir à tout le monde. Et à tous les islamo-gauchistes en particulier.

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