[CINÉMA] Gérald le Conquérant, le talent au service du politiquement correct
Modeste fermier normand, Gérald voue depuis toujours un culte à Guillaume le Conquérant, ce descendant de Rollon, duc de Normandie, qui soumit l’Angleterre et ses chefs saxons en 1066, avec l’aide de seigneurs venus du continent (Bretagne, Anjou, Maine, Poitou, Flandres, Aquitaine, Bourgogne, Alpes et bords du Rhin).
Convaincu que le salut de sa région passe par un retour aux racines, Gérald se met en tête d’imiter Philippe de Villiers et de bâtir un équivalent normand du Puy du Fou dont Guillaume le Conquérant serait le héros. Avec trois francs six sous, ce fermier déjanté et à côté de ses pompes va alors tenter d’embrigader tous ses proches : sa compagne, le fils de celle-ci, et ses camarades de bistrot qui consentent, à contrecœur, à le suivre dans ses délires costumés s’il daigne les payer et leur offrir quelques bières fraîches… Gérald veut croire en son projet mais n’ignore pas, cependant, que le parcours sera semé d’embûches car, pense-t-il, les Parisiens, les Anglais, les Américains et les Deauvillais sont tous ligués contre l’identité normande…
Les identitaires dans le viseur
Inspiré, semble-t-il, de l’émission Strip-Tease – jusque dans son filmage en plans-séquences –, Gérald le Conquérant, faux documentaire de Fabrice Éboué, marque le cinquième long-métrage d'Éboué réalisateur. Caustique, cruel, parfois méprisant envers cette France profonde qu’il dépeint volontiers comme ivrogne, en surpoids, abrutie, ignare et passablement raciste – l’antienne habituelle des élites parisiennes –, le cinéaste mi-camerounais mi-normand prend surtout pour cible ces identitaires qui s’inquiètent aujourd’hui, en toute légitimité, des évolutions démographiques que connaît leur pays depuis un demi-siècle. Si cette comédie, souvent drôle – reconnaissons-le –, n’aborde qu’en surface la dimension ethnico-confessionnelle de l’identitarisme, ses intentions n’en sont pas moins évidentes, bien que l’acteur-réalisateur fasse mine de railler avant tout la haine provinciale du Parisien, le mépris pour le bobo deauvillais ou le ressentiment à l’égard de l’envahisseur américain venu détruire des villes entières et violer les femmes françaises lors du Débarquement.
De l’origine traumatique de l’identitarisme…
Plus agaçant, le film de Fabrice Éboué, en dépit du talent humoristique de ce dernier, verse dans la psychologisation facile en expliquant l’engouement pour les questions identitaires par l’instabilité profonde de ceux qui les portent. En effet, le personnage de Gérald assume mal le fait que sa grand-mère normande ait été violée par un soldat noir américain lors de la Seconde Guerre. C’est de là, nous dit-on, que découle son chauvinisme normand. Ses origines l'auraient ainsi mené à une forme de haine de soi, au point de vouloir revendiquer à deux cents pour cents son amour pour la région. Le parallèle avec l’identitarisme français, dans l’esprit de Fabrice Éboué, est une évidence. Ce dernier oublie seulement que les Français de souche – et ils existent – sont loin d’avoir abandonné le combat identitaire aux Français d’origine portugaise, italienne, polonaise ou extra-européenne. Et il n’y a rien de pathétique, ne lui en déplaise, à vouloir revendiquer et protéger son patrimoine culturel, façonné par des siècles d’Histoire.
Mais quitte à faire du psychologisme, pourquoi ne pas nous interroger plutôt sur la psyché d’un acteur-réalisateur tellement complexé de n’appartenir totalement ni à l’héritage français ni à l’héritage camerounais que sa seule échappatoire réside dans un multiculturalisme chimérique, impalpable et mensonger que prônent (sans l’appliquer) les élites parisiennes ?
Souhaitons à Fabrice Éboué de trouver la paix avec lui-même.
2,5 étoiles sur 5
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13 commentaires
Rien que la bande annonce est rebutante.
Sûr que les beaufs, ce ne sont pas les Normands, mais Éboué. Dommage, j’aimais bien ses vidéos
Vous savez ou vont chercher leur scenario et les répliques de leur « création » tous ces artistes ? Ben sur les forums ….
Une fois de plus , je passerai mon chemin devant ce navet !!
Le problème pour ce type artiste a la petite semaine c’est le déracinement de son père et l’abandon de ce cher Cameroun, et oui la France a une histoire éblouissante dans ces conditions l’histoire éblouissante du Cameroun est dure à mettre en scène , sinon avec beaucoup d’imagination.
Mamadou le conquérant pas sûr de faire des entrées en salle même à Stain !!
Assez de ce cinéma de propagande et de bien pensance qui pollue les écrans français…à fuir !
Eboué est un homme de droite qui donne des gages pour passer au Marrakech du rire.
Guillaume le Conquérant est un faux personnage ayant supposément remplacé l’anglais par le français çà la cour d’Angleterre. Basé sur Guillaume d’Orange, qui a remplacé le gallois par le néerlandais.
Il y a quelques jours le Puy du Fou était accusé d’être « trop blanc ». Là on a sa parodie qui ne fera pas beaucoup d’entrées, juste retour des choses car pourquoi payer pour voir un film que nous avons déjà sponsorisé avec nous impôts ?
È;core un simili film qui nous coûte cher et ce ne sont pas les quelques places de gens venus se mettre à l’abri de la pluie qui va rembourser les frais…
A fuir , comme les nouveaux vitraux de N D de Paris .
Le terme de « multiculturalisme chimérique » est bien ambigu.
Le multiculturalisme est une réalité palpable en France. On y lit par exemple en ce moment beaucoup de « merry christmas « .
Et la France est devient une chimère génétique du fait de la coexistence de « communauté ».
Donc cette chimère n’ est pas une chimère.
Le multiculturalisme s’impose assez fatalement avec la mondialisation. On n’entend guère de monde prônant le monoculturalisme, ou simplement la monoculture. La xénophobie me paraît donc en France bien plus chimérique que le multiculturalisme.
Une comédie souvent drôle, c’est pas si fréquent. Beaucoup de comédies sont dramatiquement plates.
Encore une daube de propagande à éviter et à boycotter sans pitié. Pas un centime d’euro à tous ces cinéastes à la gomme tout juste bons à nous critiquer,nous rabaisser et nous mépriser. Il y en a assez de supporter d’être instrumentaliser en caricatures mensongères. Que ce réalisateur se le garde son film pourri,pour ma part, ça fait quinze ans que je vais plus au cinéma et ceci par conviction.Marre de ces films wokes et je refuse catégoriquement de leur accorder le moindre crédit et encore moins centime d’euro. C’est la seule façon pour nous de résister et de leur faire mal. Regardez le bide monumental rencontré par le film « Toutes pour une » évoquant l’histoire des trois mousquetaires qui étaient en fait des femmes. 11 entrées par salle en moyenne sur tout le territoire. Ça c’est le genre de gifle qu’on peut infliger à ces minables fabriquants de propagande.
En conclusion un film payé par nos impôts via le CNC .
Et qui fera 8000 entrées et 2 semaines en salle