Un nouvel impératif : demander le consentement de bébé avant de changer ses couches
Et si changer les couches n’était plus une corvée mais un moment où les parents « enseignent le consentement » au tout-petit ? Cette incitation à modifier une pratique qui semblait ne pas devoir être remise en cause nous vient d’Australie où, rotondité du globe oblige, certains semblent marcher sur la tête.
On purge bébé
Première étape, se mettre à la hauteur de l’enfant, lui dire « Il faut te changer », puis faire une pause, le temps qu’il assimile la proposition qui lui est faite. Aux parents de se débrouiller avec l’expression corporelle de leur chérubin pour déterminer s’il est d’accord. D’autres questions suivront, comme « Peux-tu lever les fesses pour que je puisse enlever ta couche ? » Enfin, le change sera l’occasion de parler au bébé en utilisant « les termes anatomiques corrects : vulve, pénis, anus ». En lui lisant les définitions dans le dictionnaire de l’Académie ?
Sur RTL, la journaliste et chroniqueuse Isabelle Saporta commente ainsi le sujet : « La dernière mode... c'est quand même d'enquiquiner les parents, cherchez l’erreur. » En effet, cela y ressemble. Pas sectaires, les éducatrices théoriciennes de l’assentiment aux langes laissent certes aux parents une marge de manœuvre. Ils peuvent être amenés à changer un enfant en urgence ou dans un endroit pas approprié ; auquel cas, on fera fi du consentement infantile. Mais c’est l’exception. La règle est, à chaque étape, de demander l’avis de la petite personne.
Faut-il demander aux bébés leur autorisation avant de changer leur couche ?
"La dernière mode... c'est quand même d'enquiquiner les parents, cherchez l'erreur", @isabellesaporta dans #RTLMatin pic.twitter.com/daLBvCQ0Mu
— RTL France (@RTLFrance) November 19, 2025
Cautions universitaires
Bêtises, direz-vous, et qui ne méritent même pas qu’on en parle ? La théorie du consentement au change est publiée sur un site sérieux (The Conversation, qui prétend conjuguer « expertise universitaire » et « exigence journalistique »). Elle est formulée ès qualités par deux universitaires de la Deakin University (sise à Victoria, Australie). Nicole Downes est chargée de cours en sciences de l'éducation (petite enfance), Katherine Bussey, chargée de cours en programmes d'études, pédagogie et évaluation - et, hors parcours académique, elle est « consultante spécialisée en nourrissons et jeunes enfants ».
Nos deux chargées de cours reprennent un sujet lancé en 2018 par une certaine Deanne Carson. Là encore, pas n’importe qui : fondatrice et présidente de Body Safety Australia, une association qui intervient dans les écoles pour parler consentement, éducation sexuelle… et, bien sûr, « inclusion LGBTQIA+ » et gender, tout en faisant explicitement le lien entre « misogynie, homophobie et transphobie ». Sur son site personnelle, Deanne Carson se présente elle-même comme « une figure de proue australienne de l'éducation sexuelle ». Si elle le dit...
Question de confiance
Bussey et Downs donnent aujourd’hui un vernis scientifique à son idée, mais ne nous laissons pas impressionner. L’Australien Andrew Fuller, psychologue clinicien spécialisé dans les familles et les enfants, avait ainsi rappelé que changer les couches n’est « pas de la maltraitance ». Il précisait que « les familles fonctionnent au mieux lorsque les enfants ont confiance en leurs parents et savent qu'ils agissent dans leur intérêt ». Et cette distinction utile : « Il ne s'agit pas de consentement mais de confiance. »
Le consentement est un principe auquel tout le monde souscrit naturellement - comment être contre, à moins d’avoir de mauvaises intentions ? Mais il est d’une part la porte par où s’immiscent, dans la relation entre parents et enfants, des « spécialistes » qui n’ont rien à y faire et, d’autre part, la porte ouverte à l’inculcation du gender. On le voit avec le programme scolaire EVARS - application des hallucinants « Standards pour l’éducation sexuelle » prescrits par l’OMS - où des matières sensibles sont enseignées en dehors du consentement des parents. Là, le consentement n’a plus cours, parce qu’il gênerait les déconstructivistes. C'est quand ça les arrange. Voilà pourquoi, tout en la prenant au sérieux, il ne faut pas s'en laisser conter par cette histoire d'universitaires et de couches.
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62 commentaires
Et si on nous demandait notre consentement, avant de payer ce genre de nuls??? On pourrait peut-être commencer par leur faire porter des couches 24/7, en ne les changeant qu’une fois par semaine (ou plus sur demande!)
Le moins que l’on puisse dire, c’est que ces deux universitaires en tiennent une sacrée couche !