Gouvernement Lecornu II : un petit tour et puis revient !
Lecornu, le retour. Un petit tour et puis revient. Le Premier ministre démissionnaire est désormais un ministre remissionnaire. Les réseaux sociaux se gaussent par avance de l’auto-passation de pouvoir.
La séquence ressemble aux Temps modernes, de Charlie Chaplin : on rembobine tout et on remonte le temps, en accéléré, jusqu’à la seconde avant la démission. Sauf que le film n’est pas en noir et blanc. Ces charlots-là en font voir de toutes les couleurs aux Français. À quoi bon ces simagrées, ces conciliabules et ces claquements de porte ? Tout cela était donc du toc. Du chiqué. De l’esbroufe.
On avait pourtant prévenu : « Comediante, tragediante ». Le Président aime la scène, et au théâtre, on joue plusieurs fois la même pièce. Deuxième représentation, levez le rideau.
On aurait pu se douter. Il fallait savoir lire les sous-textes. Quand celui qui se définit comme un « moine-soldat » a mollement repoussé l’idée, mercredi soir, de revenir à Matignon par un modeste « Je ne cours pas derrière le job », il fallait comprendre que le job, en revanche, courait derrière lui et qu’il ne se soustrairait par à son « devoir » et à sa « mission » (ce sont les mots qu'il emploie, ce vendredi soir). Du registre sémantique de l’oblation et du sacerdoce. Pour ainsi dire son saint patron, transpercé par les flèches. C’est vrai qu’il faut une bonne dose de foi pour accepter de rempiler. Ce vendredi soir, on ne sait pas encore qui sera dans le « nouvel » attelage - et pourquoi pas Bruno Le Maire, tant qu’on y est ? Tout est possible, il peut le faire - ni si la réforme des retraites a été glissée dans la couronne de la mariée socialiste. Le sénateur PS Rémi Cardon affirme, ce vendredi soir, sur X, que la « rumeur » d’un « deal » qui aurait été conclu pour éviter la censure du gouvernement Le Cornu II est « propagée » par « l’Élysée ». L’avenir dira qui des deux a menti.
Un gouvernement Lecornu bis, donc, qui s'annonce bis... cornu. Moins Lecornu que Cornecul : c’était le mot, souvenez-vous, qu’avait utilisé Castaner pour qualifier l’affaire Benalla. Gageons, du reste, que si ces deux-là faisaient aussi partie du casting, au point où nous en sommes, nous en serions à peine surpris.
Le nom du nouvel ancien (à moins que ce ne soit l'inverse) Premier ministre prête à de nombreux jeux de mots. Lecornu ou les cornus ? Deux bosses poussent sur le front des Français. Cocus mais pas contents. La gronde qui monte s'entend déjà.
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154 commentaires
Bouzozour les petits zenfant me revoilà Ze perdu mon copain bozo 1er ou qu est ti ??
Excellent!
Bonjour,
Oui Mme G. Cluzel en alignant tous les jeux de mots possibles a bien su mettre en relief cette tartufferie.
Lecornu 1 = Orgon
Lecornu 2 = Tartuffe
Bravo !
Macron, pitoyable acteur qui surjoue tous ses roles, est devenu une sorte de Max Pécas de la politique…
Tous ses films sont des navets et il faut reconnaitre que le casting est affligeant de nullité, entre Calamity Borne et Rantanplan Barrow, sans parler de ce pauvre Droopy Lecornu, clap de fin!
Pipeau il a juste mal compris « dissolution », il a cru entendre » dix solutions »
Jusqu’ici c’était du théâtre, maintenant c’est guignol.
Au théâtre ce soir.
‹‹Comediante , tragediantre.››
Les décors sont de Roger Harth, les costumes sont de Donald Cardwell, la mis en scène est d’Emmanuel Macron.
Madame G.Cluzel a tout dit. Le « missionnaire » est de retour. Quel théâtre déplorable! Les seuls satisfaits d’une telle supercherie politique, ce sont les médias. Fallait voir leur trogne béate à l’annonce du retour du moine-soldat! Ils étaient sauvés. Les gueux seraient à nouveau repoussés! Non, le RN ne » se frotte pas les mains » d’un tel désastre démocratique. Le RN aurait préféré l’entente entre les partis pour un retour aux urnes. Il était prêt à partir à la bataille, courageusement, pour le bien de leurs électeurs. Mais, les pleutres ne veulent pas perdre leur siège. Trop confortable. Quant aux LR, ils offrent une nouvelle fois un spectacle affligeant. Il y a bien longtemps que ce parti, pourtant bien épaulé médiatiquement, s’est scindé dans le bloc central, mais les cadres n’ont pas » l’estomac » pour l’avouer à leurs adhérents désemparés. Comme leurs alliés le PS, ils finiront aux oubliettes de l’histoire.