Vendredi saint à Bordeaux : « C’est quoi cette manif ? » « Mais non, regarde, c’est Jésus. »

 

Sud-Ouest relate le Chemin de Croix qui s’est déroulé le Vendredi saint dans le centre-ville de Bordeaux pour la troisième année consécutive, lequel a vu petit à petit s’agglomérer à lui une foule de fidèles, en mémoire de la Passion du Christ, qui s’acheva par sa crucifixion sur le mont Golgotha avec, à la gauche du Supplicié, Gesmas, le mauvais larron, et à sa droite, Dismas, le bon larron, qui symbolise à lui seul le pardon christique.

Et le même journal de rapporter l’étonnement de la population devant ce déferlement pacifique et recueilli :

« Lentement, la croix fit une irruption silencieuse dans le brouhaha et la rumeur commerçante. Les gens s’écartaient sur le passage : “C’est quoi cette manif’ ?” ; “C’est pour un film, tu crois ?” ; “Mais non, regarde, c’est Jésus. C’est une messe en plein air en fait.” ; “Ah bon, pourquoi ?”  »

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Autant de questions qui résonnent comme un écho de l’oubli de nous-mêmes. Oubli rendu possible par l’abolition de l’enseignement de nos racines, au nom d’un multiculturalisme abrutissant. En effet, savent-ils, ces badauds étonnés, que le catholicisme est une religion de la représentation par excellence, qui fit de l’art occidental ce qu’il est ; qui produisit la photographie et le cinéma, toutes choses qui représentent ?

Ce folklore désuet, pour certains, sonne comme l’acte fondateur d’une civilisation, dont la valeur et le rayonnement ne sont à prouver que chez les imbéciles. Il est aussi est un acte de ferveur sincère pour le sacrifice d’un homme – car il l’était alors – dont la vie fut un exemple d’abnégation et de droiture telles qu’il ne s’en est, hélas, pas trouvé beaucoup d’autres sur Terre.

Affront majeur à la laïcité, penseront les juges de l’anticléricalisme – qui s’accommodent volontiers des prières de rue islamiques ou de la 34e Rencontre annuelle des musulmans de France (RAMF) au Bourget !

Mais interrogeons-nous un instant : y a-t-il eu, à l’occasion de cette procession, le moindre incident ? Pas à ma connaissance. Comment cela se fait-il, tandis que les progressistes totalitaires de ce pays décrivent souvent les enfants du Christ comme des obscurantistes, voire des assassins en puissance ? Serait-ce que l’essence même de leur modèle les inonde de béatitude, comme celle de Mahomet invite ses suiveurs à mener la guerre partout où l’islam ne va pas de soi ?

En observant les clichés de ce Chemin de Croix, on se rend compte que toutes les couleurs, tous les âges, toutes les classes sociales se retrouvent. Ce melting-pot parle de lui-même : il est une communion sans restriction.

Enfin, dans ces temps d’agressivité confessionnelle, le recours au Christ devrait rassurer au lieu d’inquiéter, car se tourner vers Lui vaut tout même mieux que le djihad !

Bonnes fêtes pascales à tous, même ceux qui n’en veulent pas, car si vous ne croyez pas en Jésus, lui, Il croit en vous, c’est là Sa grâce…

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