Volont’R : quand l’État paie pour l’intégration… mais oublie ses propres jeunes

L’État finance l’intégration des réfugiés pendant que les étudiants français s’enfoncent dans la précarité.
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À l’automne 2025, la Corrèze accueillera un récent dispositif d’État : Volont’R, un programme de service civique destiné à favoriser l’intégration des réfugiés et primo-arrivants. Lancé en 2018, étendu en 2021, ce programme, soutenu par l’Agence du service civique et la Délégation interministérielle à l’accueil et à l’intégration des réfugiés (DIAIR), propose à des jeunes étrangers de s’engager dans des missions de solidarité, de culture ou d’environnement. En parallèle, il invite les jeunes Français à « s’engager pour l’accueil et l’intégration des étrangers ». L’intention affichée : encourager le vivre ensemble, améliorer la maîtrise du français, « changer le regard sur les migrations » et promouvoir la cohésion sociale.

Dans les faits, Volont’R constitue aujourd’hui un canal public de financement d’associations engagées dans l’accueil des migrants. Parmi les structures partenaires figurent des collectifs militants comme Utopia 56 ou Unis-Cité, dont les prises de position ne sont pas neutres. Résultat : l’État rémunère de jeunes Français pour qu’ils « aident les réfugiés à accéder à leurs droits » ou accompagnent leur régularisation. On est loin du service civique initialement conçu, en 2010, comme une forme d’engagement national remplaçant le service militaire. Le projet social d'origine cède ici la place à une vision plus militante.

Des choix budgétaires de plus en plus contestés

Ce choix budgétaire interroge d’autant plus qu’il intervient dans un contexte de restriction des aides à d’autres catégories de jeunes. Depuis le 30 avril 2024, l’État a mis fin à la prime de 6.000 euros accordée aux entreprises recrutant des alternants en contrat de professionnalisation. En clair : aider un jeune Français à apprendre un métier n’est plus subventionné, mais financer sa participation à des projets d’intégration de réfugiés, si. Une logique qui en dit long sur les priorités du moment.

Pendant ce temps, les étudiants français, eux, peinent à boucler leurs fins de mois. Le dernier baromètre IFOP/COP1 révèle qu’un tiers sautent régulièrement des repas par manque d’argent. Un quart des étudiantes déclarent manquer de protections hygiéniques, 30 % des étudiants peinent à payer leur loyer et un sur deux limite ses dépenses de santé ou de socialisation. Quant aux aides existantes, elles sont souvent méconnues, peu portées à la connaissance des Français. L’accès au logement, à la santé mentale ou même à une simple consultation gynécologique devient pour beaucoup un parcours d’obstacles.

Face à ces réalités, le contraste est saisissant. Pour les réfugiés et primo-arrivants, le service civique Volont’R prévoit un accompagnement renforcé, des cours de français, des activités socioculturelles et un suivi personnalisé vers l’emploi ou la formation. Pour les étudiants français ? Des files d’attente au CROUS, des bourses insuffisantes et une précarité croissante. Deux jeunesses, deux traitements.

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Raphaelle Claisse
Journaliste stagiaire à BV. Etudiante école de journalisme.

Vos commentaires

55 commentaires

  1. Les politiques veulent une seule chose, détruire: détruire la France, détruire les Francais qui ne sont pas de gauche, détruire la religion catholique. Mais ils veulent aussi s’en mettre plein les poches.

  2. Pour info : les préfets sont nommés par le président de la république sur proposition du premier ministre et du ministre de l’Intérieur . Mais comme en Macronie le gouvernement fantoche n’a aucun pouvoir , ces derniers sont à la botte élyséenne qui applique sa politique en toute tranquillité et surtout sans l’avis du peuple .

  3. je rappelle qu’un étudiant en fac coute à « nicolas » entre 15 000 et 20 000 euros par an
    ce seront les étrangers et principalement islamistes qui seront formés, majoritairement……pour nous gouverner plus tard…..
    vous ne le voyez pas venir ?

  4. Comme toujours les autres avant les nôtres
    Quand on voit que le directeur de sciences po hébergeait CHEZ LUI la fameuse et sulfureuse gazouie, alors que de nos jeunes étudiants peinent à se loger ou dans des conditions douteuses, un placard de 10m2 coutant très cher, et dur pour se nourrir, vraiment c’est un honteux et ça se passe chez nous en France

  5. Comme tout est perturbé, dévoyé, inversé, nous avons donc maintenant des réfugiés qui ont comme vocation d’être intégrés dans la société d’accueil. Ma maison à flambé, je me retrouve réfugié chez un voisin et celui-ci intègre mes gouts alimentaires, il me file un peu d’argent pour mes petites dépenses en clopes et cannettes, je m’occupe de sa femme, je réclame une télé pour ma chambre, je n’ai pas d’argent à donner pour les charges et quand le médecin vient car j’ai un souci médical, c’est lui qui paie, on ne me demande rien et je connais mes droits, un gars d’une association subsidiée par mon voisin est passé me les raconter…Pffff !!!

  6. «  ».L’intention affichée : encourager le vivre ensemble, améliorer la maîtrise du français, « changer le regard sur les migrations » et promouvoir la cohésion sociale. » » Tous ces VOEUX PIEUX utopiques ont fait pssssccchittt depuis longtemps. Tout le monde le sait. MAIS EUX, ils continuent comme si de rien n’était.

  7. On devient un pays qui préfère les étrangers aux français… L’argent qui est dans ce projet on aurait pu le mettre pour Ladom: En Outre mer, le cursus universitaire visé par un étudiant peut être inexistant ou saturé, du coup l’étudiant vient en hexagone faire son cursus. Sur l’année 2023 10018 de nos compatriotes ont pu venir en hexagone via le passeport mobilité étude, Sur la même année il y a eu 206 375 étudiants étrangers…

    Rendons la France aux Français.

  8. L’intention affichée : encourager le vivre ensemble, améliorer la maîtrise du français, « changer le regard sur les migrations » et promouvoir la cohésion sociale.« 
    Ils en sont encore là ??
    Ils n’ont toujours pas vu que cela ne marchait pas ?
    Enfin au moins ils ne renient pas leur amour inconditionnel pour les étrangers extra européens.

    • Encourager le vivre ensemble Ripalou ?
      Non, encourager le remplacement voulu par les forces qui chapeautent Bruxelles

Commentaires fermés.

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