Une surreprésentation des étrangers africains dans de nombreux crimes et délits

Les derniers chiffres confirment une tendance déjà observée : la surreprésentation des étrangers dans les mis en cause.
POLICE

Bilan confirmé. Ce 10 juillet, les services statistiques du ministère de l’Intérieur publiaient le bilan définitif de l’insécurité et de la délinquance en France en 2024. Les tendances de la première photographie de la délinquance, dévoilée en janvier dernier, sont confirmées. Si les homicides baissent légèrement en 2024 - une première, depuis 2020 -, la plupart des autres indicateurs restent stables ou bien connaissent une certaine hausse. Les violences sexuelles augmentent ainsi de 7 % (+9 % pour les viols et tentatives de viol) et le trafic de stupéfiants progresse de sept points. Cette étude démontre, par ailleurs, que les étrangers sont surreprésentés parmi les auteurs de nombreux crimes et délits.

Une tendance confirmée

Sur la question du trafic de stupéfiants, tout d’abord. Comme le souligne le ministère de l’Intérieur, « les mis en cause pour usage comme pour trafic de stupéfiants sont majoritairement de nationalité française […] Représentant 8 % de la population résidant en France, les étrangers sont néanmoins surreprésentés parmi les mis en cause pour les infractions de trafic (22 %) ». Et alors que « les personnes de nationalité africaine représentent 4 % de la population française », 15 % des mis en cause dans les affaires de trafic de stupéfiants ont une nationalité africaine. Preuve, donc, de la surreprésentation des étrangers dans le trafic de stupéfiant.

Un phénomène qui se vérifie malheureusement à plusieurs reprises. Ainsi, dans le cadre de l’analyse des auteurs d’agression sexuelle, il apparaît que les étrangers de nationalité africaine représentent 7 % des mis en cause. Pour ce qui concerne les destructions et dégradations volontaires, « parmi les mis en cause étrangers, 8 % sont des ressortissants d’un pays d’Afrique, une proportion supérieure à leur poids dans la population résidant en France », note la Place Beauvau. Pour les violences physiques, parmi les mis en cause étrangers, on trouve, là encore, 10 % d’individus « originaires d’un pays d’Afrique », alors qu’ils ne représentent que « 4 % des étrangers résidant en France ». Et pour les homicides, 9 % des mis en cause possèdent une nationalité africaine. Ce phénomène de surreprésentation est encore plus massif, pour les vols de véhicules et pour les vols violents sans armes. Dans le premier cas, « 22 % des mis en cause sont originaires d’un pays d’Afrique ». Dans le second, 23 % des mis en cause dans des affaires élucidées sont des étrangers africains.

Plus largement, dans les affaires de cambriolage, 37 % des mis en cause sont étrangers, alors que, pour rappel, ils ne représentent que 8 % de la population résidant en France.

Cette surreprésentation des étrangers, notamment africains, dans de nombreux crimes et délits n’a rien de nouveau. Déjà, les années précédentes, un constat similaire pouvait être établi. Les chiffres consolidés de 2024 viennent confirmer cette tendance.

Un lien délinquance et immigration ?

Face à ce constat, des associations, comme la Cimade, répondent que cette surreprésentation ne permet pas d’établir un lien entre immigration et délinquance, et ce, pour plusieurs raisons. Tout d’abord, selon l’association, les personnes immigrées seraient surreprésentées dans les mis en cause du fait de « traitements discriminatoires ». Par ailleurs, leur surreprésentation viendrait du fait que certains délits ne peuvent être commis que par des personnes étrangères (situation irrégulière). Enfin, ces personnes immigrées appartiendraient à « des catégories socio-économiques les moins favorisées, [où] la délinquance est la plus fortement "recherchée" et réprimée ».

Mais comme le démontrent les derniers chiffres du ministère de l’Intérieur, les personnes étrangères ne sont pas seulement surreprésentées dans certains délits spécifiques (refus de monter dans l'avion, refus de test PCR…). Leur surreprésentation se vérifie également dans de nombreux autres crimes et délits accessibles à tous : vols, cambriolage, violences sexuelles, vandalisme…

Picture of Clémence de Longraye
Clémence de Longraye
Journaliste à BV

Vos commentaires

56 commentaires

  1. Je suis surpris (enfin pas tout à fait) que l’on s’aperçoive maintenant d’un problème qui existe depuis 40 ans au moins. Dans une autre vie, dans la police nationale j’ai eu à connaitre la délinquance et je peux vous dire que 90 pour cent des individus interpellés étaient soit étrangers, soit Français d’origine étrangère. Partant de ce constat, je suis donc un dangereux facho…

  2. Encore une fois la réalité et la vérité ne passent et ne plaisent pas
    Et pourtant, dans ma famille, grand mère, père, mère, mes deux frères et moi avons eu notre compte d’agressions plus ou moins grave, mon père a failli être amputé mais bon c’est pas grave, faut pas critiquer nos pépites , pour ma part, je sature entre les agressions physiques et verbales, ras le bol !!
    Toujours les mêmes et les faits sont là n’en déplaise !

  3. Gare à l’Arcom… Cela dit les 37 % d’étrangers mis en cause pour 8 % de la population française doit être analysés. C’est la preuve que ces délinquants n’arrivent pas à vivre autrement et donc qu’ils n’ont rien à faire chez nous. Les personnes qui nous accueillons n’y trouvent pas leur bonheur. C’est ça l’humanitaire ? .

    • Un certain ministre de l’intérieur inepte sarko a supprimé la double peine automatique pour les délinquants étrangers.
      Du coup ils récidivent

      • Sans compter les différents gardes des sceaux qui ont fait que les détenus ont plus de droits que leurs victimes, que les victimes en fait ce sont eux, sans compter les remises de peine , les activités dans les prisons, les « sorties » dont certains oublient de revenir et j’en passe et un applaudi par les détenus !!! Pas s’étonner du reste après tout ça

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