[TRIBUNE] Lutte contre le narcotrafic, la France joue-t-elle sa dernière carte ?
S’il est un secteur, dans notre pays, qui n’en finit pas de prospérer, c’est bien celui du trafic de stupéfiants. Ainsi l’année 2025 se présente-t-elle déjà comme un excellent millésime. Selon une note confidentielle de l'Office antistupéfiants (OFAST) relatée par Le Monde, « au premier semestre 2025, les saisies de cocaïne ont atteint le record de 37,5 tonnes, contre 25,8 tonnes au premier semestre 2024, soit une augmentation de 45 % ». Par ailleurs, d’autres informations obtenues auprès de cet office annoncent une nouvelle saisie de 4,8 tonnes de cocaïne réalisée au large des Antilles le mardi 15 juillet. Ainsi, ce ne sont pas moins de 42,3 tonnes de cocaïne qui ont été saisies, depuis le début de l’année.
Cette augmentation importante des saisies par rapport au premier semestre de l’année 2024 s’explique par une consommation, et donc une demande, en forte hausse. « La consommation de cocaïne augmente en France et les trafics s’étendent à la quasi-intégralité du territoire », écrit l'OFAST,
Toujours selon la note de l’office spécialisé de la police nationale, le prix au gramme de la cocaïne a chuté, dans notre pays, l'année dernière, pour la première fois depuis dix ans. Il était en moyenne de 58 euros, en 2024, en baisse de 12 %, tandis que son taux de pureté, en revanche, continue d'augmenter. De 53 %, en 2014, il est aujourd’hui de 75 %. De ce fait, la rentabilité de la cocaïne, avec un prix de gros multiplié par vingt-cinq entre la Colombie et la France, contre une multiplication par trois pour la résine de cannabis, « pousse de plus en plus de trafiquants français à investir dans la cocaïne ». Et l’unité antistupéfiants d’ajouter que « la cocaïne pénètre (désormais) par toutes les frontières et tous les moyens possibles (avions, bateaux, semi-submersibles, véhicules, mules, fret, colis…) ».
Enfin, l'OFAST note une « constante progression » dans le phénomène des « mules » (passagers dissimulant de la cocaïne). Un total de près de 1.700 passagers ont été arrêtés sur le territoire, en 2024, majoritairement en provenance des Antilles et de la Guyane, « avec un volume moyen de produit transporté de 2,85 kilos (+14 %) ».
Le retour de la sécurité ?
Dans le même temps, après quelques semaines d'attente, plusieurs détenus savent désormais qu'ils font partie de la centaine de narcotrafiquants qui doivent rejoindre, d'ici à la fin juillet, la prison ultra-sécurisée de Vendin-le-Vieil, dans le Pas-de-Calais. Parmi eux, Mohamed Amra (soupçonné du meurtre de deux agents pénitentiaires), Gabriel Ory (caïd de la DZ Mafia) ou encore Moufide Bouchibi (un des plus gros trafiquants français). Ces criminels devraient ainsi renouer avec des conditions d’incarcération qui n’auraient jamais dû disparaître : Hygiaphone™ installés aux parloirs (le détenu est séparé des visiteurs par une vitre), unités de vie familiale interdites, appels téléphoniques limités à deux heures, deux fois par semaine, et travail interdit...
Reste à espérer, maintenant, que les efforts déployés par les autorités ne seront pas remis en cause par des juridictions hors-sol, qui s’avèrent souvent plus soucieuses du confort des délinquants que du sort des victimes. Le développement dramatique des trafics tel que révélé par les services spécialisés de la police et les nombreux assassinats qui y sont liés devraient pourtant inciter à la fermeté plutôt qu’au laxisme, que notre pays pratique depuis trop longtemps. Les résultats des différents recours qui ne manqueront pas d’être faits par les avocats de notre « élite criminelle » contre ces nouvelles conditions d’incarcération nous diront si, oui ou non, la sécurité est susceptible de faire son retour, un jour, en France.
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33 commentaires
Dans les années 70, Jean Yanne chantait « Rouvrez les maisons closes ». Il est temps de chanter « Rouvrez les bagnes !! »
Le point fort du narcotrafic, c’est les narcotrafiquants. Ils ont l’argent qui permet tout, et d’abord la corruption. Le point faible, c’est les consommateurs. Sans négliger la lutte contre les dealers et les patrons, c’est les consommateurs qu’il faut accabler, jusqu’à assécher le marché. Comment? de bien des façons: contrôler les passants et les automobilistes à 500m des points de deal; faire une recherche lors de la signature d’un contrat de travail; faire une recherche lors de la consultation annuelle du médecin du travail; faire des contrôles inopinés sur les lieux de travail, dans les entreprises comme dans les administrations; et taper fort: mises à pied, licenciements, suppression des indemnités de chômage, sévères amendes. Les mesures en cours sont de la poudre aux yeux, les résultats ne sont pas et ne seront pas au rendez-vous. Frapper durement les consommateurs est le seul choix qui permettra de régler le problème.
Bien sur……Quand on voit que la consommation de cannabis a triplé depuis 2000, pour ne parler que de celle là, quand on voit que de plus en plus de gens se droguent y compris dans le cercle de ceux qui nous gouvernent, à l’A N, entre ceux qui sont drogués et ceux qui picolent et après votent des lois importantes dans un état second, ce n’est pas normal ! On comprend aussi pourquoi ils ne sont pas trop pressés pour mettre fait à cet état de narcotrafic……
Il faut rétablir en urgence absolue une justice ferme et répressive et en écarter les juges gauchistes auteur du « mur des cons » . La prison à perpétuité doit être rétablie et les distractions récréatives offertes à ces barbares doivent être supprimées.
Pour arrêter le trafic de drogues, il faut commencer par supprimer le Conseil d’Etat et le Conseil Constitutionnel qui annulent systématiquement toutes les décisions intelligentes prises par l’Exécutif.
« les décisions intelligentes prises par l’Exécutif. » Où ça, où ça?
Pour lutter contre ce fléau, ne devrait-on pas commencer par s’intéresser aux consommateurs élitistes et aux « soirées de l’ambassadeur » où l’on ne mange pas que bonbons fourrés au chocolat recouverts de noisettes ?
Et à l’ AN entre les dealers et les consommateurs pour ne dire que ça, et ces gens qui votent , dans un état second des lois importantes, franchement c’est navrant
Et s’ils ne sont pas trop pressés de mettre fin à ces trafics c’est qu’ils y trouvent leur compte ….
Quand on ne peut pas passer par la porte, on passe par la fenêtre
Méditez
on a des contrôles d’alcoolémie, alors que des controles de prises de stupéfiant soit effectués partout et en permanence
Pas en état de conduire ? délit – contravention voire plus……..
1) ça permet de faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’état et on en a besoin
2) les consommateurs réfléchiront à 2 fois pour acheter de la dope car 3 ou 4 contraventions dans la journée, ça va leur couter cher, très cher
c’est comme le tabac, au bout d’un moment, les dealers auront beaucoup moins de clients et l’affaire sera beaucoup moins juteuse donc ils seront moins nombreux et plus facile à shopper
le fondement : mais la sécurité sanitaire…….on nous a bien « contraventionné » pendant le covid ?
là, le « virus » est différent mais avec plus d’ampleur…..
pas besoin de loi mais l’application de la loi : conduite sous emprise de stupéfiants, c’est un délit et c’est déjà dans le code
Malheureusement ces juridictions hors sol sont bien trop puissantes
Si on arrête ce trafic ,la moitié des banlieues de notre pays vont « crever de faim » et l’autre moitié de la France sera en « déprime » par manque de drogue !! Voila grossièrement résumée la situation !!
Pas faux …
Vous ne croyez pas que vous généralisez pas un peu sans compter l’exagération, voulue ou pas
La plupart des FDS travaillent et pas dans ce secteur en pleine évolution qu’est le trafic, et bien rémunéré et sans tva en plus , la plupart des FDS ont des emplois honnêtes qui ne rapportent pas des masses et payent taxes, impôts
Pour la deuxième partie, bah désolée je ne fais pas partie de ceux qui consomment et donc responsables de ce qui se passe que ce soit ce qu’on appelle le shit ou plus dur encore
Par contre je déprime quand je vois la France telle est devenue ça c’est sur
Beaucoup de personnages influent disent que ce marché lucratif qui fait vivre 200 000 personnes est impossible a démanteler sauf que supprimer la demande, un cas important de santé national, supprimerait forcément en douceur l’offre. Resterait un problème important les relations avec le moyen orient gestionnaire et comment indemniser ceux qui vivent de cet immense marché.