Tandis que les banlieues brûlent, en Bretagne, une autre jeunesse offre sa vie
Ce week-end, Limoges a brûlé. Des « enfants-soldats » (c’est ainsi que les présentent nos confrères du Figaro, citant un observateur) ont bloqué la RN 141, arrêté des voitures qui n’avaient rien demandé à personne, défoncé des pare-brise à coups de batte, envoyé des mortiers d’artifice chez des vieilles dames. À Béziers, une attaque coordonnée a opposé les forces de l’ordre à l’une de ces désormais célèbres « bandes de jeunes » qui rendent impossible la vie en collectivité – le « vivre ensemble », selon la stupide expression consacrée. Il pourrait y avoir un certain nombre de raisons de désespérer.
Pourtant, dans le même week-end, non loin de Rennes, paradis des punks à chien et des éternels étudiants en sciences molles, une petite étincelle de patriotisme, de grandeur et d’abnégation a brillé. Une de ces petites lumières qui s’allument à date fixe, comme une bougie dans le brouillard, pour rappeler que tout n’est pas perdu tant que l’idée de la France bat encore dans les cœurs généreux.
"Mon général, quel nom portera cette promotion ?"
Cérémonie du Triomphe présidée par le général d’armée Thierry Burkhard, chef d’état-major des Armées.
Ce moment solennel constitue l’acte de naissance de trois nouvelles promotions recevant leur nom de baptême#FiersDeNosSoldats pic.twitter.com/owRgDBOEyU— Académie militaire de Saint-Cyr Coëtquidan (@SaintCyrCoet) July 20, 2025
Ce week-end, en effet, c’était la cérémonie du Triomphe aux écoles de Coëtquidan. Ce vaste camp militaire, situé en pleine forêt de Brocéliande, entre Rennes et Vannes, abrite les trois écoles de formation des officiers de l’armée de terre. L’École militaire des aspirants de Coëtquidan (EMAC) recrute des officiers sous contrat à l’issue de leur cursus universitaire civil. L’École militaire interarmes (EMIA) sélectionne, sur concours, les meilleurs officiers de l’armée de terre pour en faire des lieutenants. Quant à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr (ESM), qui doit son nom à la ville de Saint-Cyr-l’École (78) où elle demeura longtemps, elle accueille des élèves de classe préparatoire qui passent un concours du niveau des grandes écoles scientifiques, économiques ou littéraires. C’est peut-être la plus connue des trois. Il faut ajouter à ces trois écoles de formation initiale les officiers des domaines de spécialité (ODS), sous-officiers anciens et méritants qui passent un autre concours, et dont l’expérience les dispense d’une instruction longue, réduisant leur temps de formation à une petite semaine, durant laquelle ces adjudants ou adjudants-chefs à la riche carrière opérationnelle apprennent essentiellement à défiler avec un sabre…
Ce week-end, donc, trois nouvelles promotions de ces trois écoles d’officiers ont été baptisées, selon un cérémonial presque immuable, dans la nuit bretonne et sous les projecteurs. Un genou en terre, les élèves officiers ont reçu leur nom de promotion, celui d’un parrain illustre, entré avant eux dans la carrière des armes et dont le parcours les guidera dans leurs choix. Pour les ODS, ce sera le général André Lautier, un officier général issu du rang, héros de l’Indochine. Pour l’EMIA, c’est le général Girot de Langlade, aviateur, cavalier, héros des deux guerres mondiales et, entre autres, figure de la légendaire 2e DB de Leclerc. Enfin, l’ESM a choisi le général Desaix qui, né dans une famille noble, s’illustra cependant au service de la République, puis de l’Empire – notamment durant la campagne d’Égypte- avant de mourir à la bataille de Marengo, à 31 ans.
Tant qu’il y aura des jeunes gens de vingt à trente ans, et d’anciens sous-officiers prêts à remettre en jeu leurs prérogatives chèrement conquises, pour recevoir le baptême qui les fait accéder à l’épaulette, et servir leur pays, leur cher pays à qui des « gouvernants de rencontre », comme disait de Gaulle, font subir les derniers outrages, non, tout ne sera pas perdu. Cela méritait peut-être un entrefilet. La grande presse n’y a pas pensé. Que cet oubli soit ici, modestement, réparé.
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78 commentaires
Et quand ces cerveaux quittent l’armée, ils partent à l’étranger parceque la France à force de dilapider son argent pour les immigrés n’a pas les moyens de les garder avec ses caisses vides! c’est ça le non sens à la française!
Ces élèves officiers ou officiers élèves en dernière année constituent hélas un groupuscule.
La commune de Guer-Coëtquidan n’est pas en plein coeur de Brocéliande, mais en lisière. Quand il y a un feu là-bas, c’est vrai qu’on pense spontanément aux pioupious…
Ah..!Brocéliande !….Les fées Morgane et Viviane, la Dame du Lac
La fontaine de jouvence..les korrigans ..
Souvenirs de nos premiers émois…
L’une des rares institutions qui reste debout en France. Mais attention, il y a toujours de discrètes réflexions en cours pour miter l’esprit et l’armature de l’ESM, dont les traitres aux commandes de l’État soulignent le recrutement trop « typé ». Anciens scouts, cathos tradis, principe d’autorité de statut et de compétence, sens du devoir, du service, de la patrie, tout cela fait tellement tache dans la chienlit ambiante ! Le résultat de cette excellence peut encore enthousiasmer : voir arriver à l’ordinaire de Canjuers, en ordre serré, une compagnie de jeunes Français d’outre-mer chantant à pleine voix le « Kyrie des gueux », ça requinque !
Dumnac
C’est évident, pour être Cyrard , il faut une base bien charpentée..un garçon éduqué par un LFISTE…aurait du mal…le pauvre
Pas sûr pas sûr ! L’ESM comme tout autre institution est aussi infiltrée et les taupes savent faire.
Merci, Citoyen Arnaud, pour cet éclairage sur les porteurs de flamme de notre patriotisme défunt!
Avec un gros bémol à la clé!
La guerre de 14-18 fut la dernière guerre menée par le Patriotisme et les Patriotes, nos HUIT millions de Poilus héroïques. 39-45 fut la défaite des pleins pouvoirs donnés par la SFIO à patin et le déshonneur de sa poigné de main à hitler. Ne parlons pas de la guerre d’Indochine et d’Algérie, contre le Patriotisme de ces deux Nations, et qui n’auraient jamais dû être menées.
Puis Chirac, Fin de la conscription et place à l’armée de métier!
Que reste-t-il de Patriotisme chez ces officiers supérieurs, biberonnés au NATO devenu OTAN par tricherie des élites? Lorsque l’on entend les généraux discourir sur les télés, nous sommes très loin du Patriotisme National!
Le nationalisme à la macron, son « identité nationale » européenne, devenus mondialisme ont-ils encore à voir avec un quelconque Patriotisme National?
La réponse est dans les urnes de 2024. Plutôt la soumission à l’europe du fric macroniste et aux islamo-gauchisme, qui se sont alliés contre l’Union Nationale RN- UPR.
Le Français a toujours été nul en compréhension politique, mais à ce niveau, cela ressemble à une trahison de la Nation France!
20/20
C’est là qu’on voit les limites de la République et pourquoi les scélérats l’adorent….Toute cette jeunesse d’excellence, de dévouement désintéressé, de générosité, défile le 14 juiillet devant le Peuple mais aussi et surtout une tribune de représentants de ce qui existe de pire dans ce pays…
Lorsque je servais dans l’Armée en tant qu’officier supérieur, j’appréciais le fait que sur nos écussons figurait le mot FRANCE et non pas cette expression anesthésiante de république française. Je veux dire par là que j’estime que cette Institution est au service de la Nation et non pas au service d’un système politique.
Deux mondes différents, des valeurs différentes
Cela ne va pas plaire aux gauchistes et je les entends déjà de loin
Stroumphette65
Les gauchistes…on les em….que chacun finisse comme il lui plaira…
Dame Breizh, nous avons le même dictionnaire donc c’est tout vu !
Bonne journée
Action ! Réaction !…. comme disait Berléand dans les Choristes. Le fait que de nombreux jeunes soient en déshérence pousse à ce que d’autres, à l’inverse, veuillent rétablir l’ordre (ce qui n’était pas le cas il y a 50ans).
Merci Mr Florac de rattraper cet « oubli ». Les Sciences molles dites vous. pourquoi Sciences quand on voit à quoi elles aboutissent ? Quant à votre conclusion, on ne sait que choisir = Faut-il se réjouir que tout ne soit pas perdu au « royaume de Danemark » ou désolé qu’il n’y reste (presque) que les militaires pour se dévouer ?
Tout à fait d’accord avec vous
Merci à vous pour ce très bel article qui nous vivre dans l’espérance .Avec ces jeunes la France n’est pas perdu
Ce texte eut pu être bien écrit si son rédacteur s’était relu avant de diffuser. A noter, entre autres, que l’EMIA ( École militaire inter-armes) ne recrute pas les meilleurs officiers pour en faire des lieutenants mais les meilleurs sous-officiers. Le colonel Michel eut sans doute été plus approprié pour écrire un tel article.
Un peu d’indulgence ! Nous réparions sans difficulté cette coquille
En effet, il faut se relire pour rester crédible !
Autre précision: ce ne sont pas les élèves officiers , qui ont été baptisés,mais les officiers élèves,la nuance est d’importance.
Ceci étant écrit, c’ est bien de parler des futurs chefs de nos armées mais que serait un chef sans ses Soldats, ce sont Eux les vrais guerriers qui forment les Bataillons de notre belle jeunesse au service de la France, toute couleur de peau et de religion confondu.
Absolument. Ou officiers provisoirement sous contrat. Pas forcément les meilleurs, mais ceux déjà un peu expérimentés dont le potentiel peut être utilisable en fonction des « trous » dans le recrutement normal. Et pas sur concours, mais après la prépa acccélérée de rattrapage d’un an à Strasbourg ( enfin : c’était le cas dans les années 70 -80).
Honneurs à cette humanité pour leur courage pour servir notre pays en temps troublés pa seulement à cause d’éléments factieux mais aussi par la déliquescence de notre état au niveau sécurité et son silence quand à reconnaître ses carences au niveau éducatif car ce n’est pas à l’Armée de faire ce travail c’est aux parents qui sont responsables de leurs progénitures.
Certes un beau contrepouvoir aux élites dévoyées des autres grandes écoles, mais attention au « melon » les jeunes, sinon vous finirez comme Macron et ses généraux de plateau. Il faut aimer sa troupe aussi…pour qu’elle vous suive au combat.
Bon courage!
Un îlot d’excellence noyé dans un océan de médiocrité de lâcheté et de traîtrise !
Oui ces jeunes officiers doivent avoir la foi quand ils voient pour qui il risque leur vie