« Symbole de sédition » : à Chalon, le drapeau palestinien interdit

Le maire LR veut bannir ce « signe de ralliement de bandes islamistes décidées à défier les institutions républicaines »
©JBouchez/Wikimedia Commons
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Au-delà des dégradations massives qui ont eu lieu dans la capitale, les rassemblements qui ont dégénéré en province sont légion et démontrent bel et bien que n’importe quelle ville de province abrite en son sein une population qui n’aime pas la France et pour qui toute occasion est bonne pour la salir et la dégrader.

À Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), le maire Les Républicains Gilles Platret a décidé de taper du poing sur la table. Dans cette ville bourguignonne de 45.000 habitants, après le coup de sifflet final consacrant la victoire du Paris Saint-Germain en Ligue des champions, 300 individus se sont rassemblés dans le centre-ville et ont commencé à s’attaquer aux forces de l’ordre, donnant lieu à un traditionnel ballet devenu banal dans cette France de 2025 : fumigènes, jets de projectiles, tirs de mortiers d’artifice, poubelles incendiées. En retour, gaz lacrymogènes, charges de policiers, interpellations. Au réveil, des habitants groggy qui n’ont que les réseaux sociaux pour se rendre compte qu’ils ne sont pas les seuls à avoir vécu une soirée d’affrontements et de dégradations.

Le drapeau palestinien, « symbole des émeutiers »

Face à ce désordre, le premier magistrat de la ville a décidé de prendre un arrêté pour interdire le drapeau palestinien dans sa ville, qu’il définit désormais comme « le symbole des émeutiers, le signe de ralliement de bandes islamistes décidées à défier les institutions républicaines ». Dans un communiqué, il indique vouloir « interdire son emploi à Chalon », interdiction qu’il décline en détail : « interdit de l’arborer sur la voie publique ou depuis les immeubles avec visibilité sur la voie publique, […] interdit de le vendre sur les marchés et toute manifestation pro-Palestine sera interdite ». Dans un entretien accordé à Valeurs actuelles, le maire argumente sa décision, motivée par la certitude que le drapeau palestinien est devenu « l’étendard de la révolte » brandi par ceux qui visent « les forces de l’ordre, comme représentants de l’ordre républicain ». Maire depuis onze ans, l’élu ne se résout pas à « rester les bras croisés » face à des bandes dont le drapeau palestinien est devenu le « symbole de sédition ».

« Racisme anti-palestinien » pour la gauche

À l’extrême gauche, on s’étrangle. « Chalonnais et Chalonnaises, sortez vos drapeaux palestiniens partout ! », a réagi le député LFI Thomas Portes. « Cet arrêté est illégal et relève du racisme anti-palestinien », a écrit, sur X, Ersilia Soudais, députée LFI de Seine-et-Marne.

Gilles Platret n’a pas hésité à qualifier les parlementaires mélenchonistes d’« islamo-gauchistes », notant le soutien de l’un au Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), soutenu par la République islamique d’Iran, et les connivences de l’autre avec un certain Salah Hamouri, qui fut condamné en 2008 à 7 ans de prison pour avoir projeté un attentat contre l’ex-grand rabbin d’Israël et que la députée qualifiait publiquement, en 2003, d’« ami et camarade ». Des réactions qui, selon l’édile, sont révélatrices « des puissances étrangères à l'œuvre pour promouvoir ce drapeau dans son rôle d'étendard de la haine et de vecteur de la fracturation de la société française ».

Les RN et Reconquête locaux ont apporté leur soutien au maire. Éric Zemmour s’est d’ailleurs exprimé dans une vidéo sur X qui a été vue plus de 600.000 fois, dans laquelle il décrit ce qu’il appelle « les premiers symptômes d’une guérilla de civilisation ».

Du côté des Chalonnais, la décision est accueillie avec satisfaction. Ils sont 72 % à donner raison à leur maire et à voir dans le drapeau palestinien un « trouble à l’ordre public ». Une décision sur le point d'être contestée devant le tribunal administratif de Dijon, saisi par le responsable chalonnais du Parti socialiste.

Picture of Yves-Marie Sévillia
Yves-Marie Sévillia
Journaliste chez Boulevard Voltaire

Vos commentaires

56 commentaires

  1. C’est très réconfortant de voir que de plus en plus de maires, réalistes, sensés, soucieux de la sécurité et de la paix dans leurs communes, s’illustrent par des décisions courageuses, contrant les folies de quelques excités… Soutien à ces maires. On a besoin d’eux en ces temps où le régalien d’Etat est inconnu au bataillon présidentiel

  2. Ma bonne ville d’enfance ; comme tu as dû morfler depuis 1960 ! merci à Gilles Plattret de défendre encore un petit bout de mon, notre , passé..

  3. « Cet arrêté est illégal et relève du racisme anti-palestinien » Les Palestiniens, quelle race? Avec LFI, on croit avoit touché le fond, mais ils plongent encore!

  4. Ce refus de voir exiber le drapeau palestinien dans l’espace public chalonnais , va t-il se répandre comme le fit le refus de la mise en place des ZFE. La mécanique des soulèvements populaires est-il enclenché ? Les Jacqueries vont-elles renaître ?…

  5. Ce maire courageux a été exclu des LR en 2022 , pour avoir parlé du grand remplacement lors d’une émission TV sur cnews .
    Zemmour a salué son courage .

  6. Bravo à ce maire courageux et qui refuse d’être complices des terroristes et des frères musulmans bravo et merci. Dommage que l’on n’ait pas plus de gens courageux et responsables dans notre pauvre France.

  7. Les gauchos commence vraiment a nous les chauffer avec leur racisme et haine dans la bouche, c’est tout ce que j’ai a dire.

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