Suppression du sexe sur les cartes d’identité : la déconstruction se poursuit

Sous couvert de défendre une égalité totale entre les individus, LFI contribue à l’effondrement de notre civilisation.
Capture écran ministère de l'Intérieur
Capture écran ministère de l'Intérieur

Nom, nom d’usage, prénom, sexe, date et lieu de naissance sont les informations inscrites au recto des cartes d’identité françaises. L’une d’entre elles pourrait disparaître. C’est en tout cas ce que souhaitent soixante-neuf des soixante et onze députés de La France insoumise.

Sans surprise, la crème de la crème de l'ultra-gauche — Raphaël Arnault, Carlos Martens Bilongo, Manuel Bompard, Louis Boyard, Aymeric Caron, Éric Coquerel, Sébastien Delogu, Alma Dufour, Antoine Léaument, Danièle Obono, Mathilde Panot, Thomas Portes, Aurélien Saintoul, Ersilia Soudaïs, Aurélien Taché et consorts — veut, comme en Belgique, que le sexe ne soit plus mentionné sur les documents d’identité délivrés par l’administration française. Le 14 octobre, ils ont déposé une proposition de loi en ce sens.

Liberté, égalité, identité et…

Celle-ci débute par un exposé des motifs de la requête dans lequel les Insoumis régalent. Ils dénoncent : « Notre pays s’est construit sur une catégorisation binaire, homme/femme. » Notre pays et l’humanité tout entière, mais pas les Insoumis. Ce n’est pas le plus beau.

Ils expliquent ensuite que « cette mention peut rendre plus compliquée l’identification d’une personne par les services de l’État », puisque la « mention du sexe figurant sur les documents d’identité ne dit rien de l’apparence physique d’une personne ». Autrement dit, un homme peut ressembler à une femme et inversement. Certes, mais n’est-ce pas à la marge ? Dans une étude publiée en 2022, la Haute Autorité de santé indique que les trans représentent 0,355 % de la population française. La LFI veut en faire la norme.

Elle juge que « l’écart entre l’apparence d’une personne et la mention de son sexe » peut « mener à des violences verbales et physiques, une stigmatisation et une discrimination institutionnelle fondée sur des critères misogynes et des stéréotypes sexistes dépassés, liés à l’apparence ou à l’habillement ». Elle pointe du doigt les réactions supposées que pourrait avoir « un agent administratif, un policier ou toute autre personne chargée de vérifier une identité ». Un petit tacle à la police en passant, ça ne gâche rien.

Allons plus loin : si « l’inscription du sexe sur la carte nationale d’identité est une forme de discrimination », n’est-ce pas, aussi, le cas du prénom, du nom et du lieu de naissance ? Tous les critères mentionnés sur une carte d’identité ne sont-ils pas propices à la discrimination ? Les députés indiquent que « le sexe inscrit sur une carte d’identité peut influencer les décisions d’embauche ou d’évolution de carrière ». N’en est-il pas de même avec les patronymes et l’origine géographique des personnes ? L’argument ne tient pas.

... absurdité

Quel est donc le véritable cheval de bataille des Insoumis ? Sous couvert de défendre une égalité totale entre les individus en flattant la communauté LGBTQIA+, ils mènent en définitive une action qui contribue à l’effondrement de notre civilisation. Pour preuve, ils s’insurgent « que des termes comme "père" et "mère" soient toujours utilisés » et tentent de faire passer la biologie pour une science obsolète en y accordant moins d’importance qu’à « l’identité de genre ou l’apparence ».

Enfin, pour que le message soit plus clair, ils abordent la question de la filiation, pièce maîtresse de l’échiquier de la déconstruction, en assurant que la « classification binaire comme condition d’existence administrative [...] soulève une véritable question de justice sociale et de respect des droits fondamentaux ». Exemple : « Établir des liens de filiation sous leur vrai nom et genre. »

Mais c’est bien sûr ! S’il n’y a plus d’hommes et plus de femmes, il n’y a plus de schéma familial, plus de transmission. PACS, mariage pour tous, parent 1 - parent 2, identité de genre… Petit à petit, l’oiseau fait son nid.

Vos commentaires

113 commentaires

  1. Curieux de connaître les noms des deux députés n’ayant pas signé cette proposition, et si c’est par conviction ou par hazard …?
    Et les musulmans qui votent LFI, qu’en pensent-ils ???

  2. Sinistre plaisanterie : ces illuminés n’ont pour boussole que la haine de notre civilisation et Ils seraient davantage à leur place dans un asile psychiatrique qu’au sein d’instances politiques !!!!

  3. Au nom du droit à la vie privé, droit que Bruxelles veut faire disparaitre, je suggère que la carte d’identité ne porte aucune mention ni puce !
    La folie atteint tous ces politiques fascisto-woko-communistes.

  4. Tant qu’à supprimer la mention du sexe pour des raisons de discrimination entre les femmes,les hommes et les LGTQI+,
    Retirons aussi l’année de naissance pour des raisons de discrimination entre les jeunes et les vieux.

  5. La « mention du sexe figurant sur les documents d’identité ne dit rien de l’apparence physique d’une personne »
    Mais qu’ils se fassent couper ce qu’ils veulent, ou greffer ou implanter ce qu’il veulent, leur ADN restera un adn de femme ou d’homme, leur os (du bassin et thorax) resteront des os d’homme ou de femme et au final, le plastique restera du plastique. Et n’en déplaise à la crème de l’extrême gauche, les individus ne naissent pas égaux physiquement.

  6. et Dieu créa l’homme et la femme, avec un sexe totalement différent et complémentaire. Arrêtons le wokisme insolent et dévastateur qui nie l’évidence naturelle dans la nature. Homme et femme, animaux, plantes et arbres mâles et femelle. Vous n’allez pas les détruire au profit des hybrides qui ne peuvent se reproduire. Et donc parvenir à l’extinction du genre humain, animal ou végétal.

  7. et physiquement on supprimera le sexe à la naissance, si naissance il y a parce qu’avec ces tordus là, faire un enfant pollue, ils n’ont plus la Palestine à manipuler, ils se jetent sur la suppression des sexes, on le voit ils n’ont aucun programme pour la France, avec eux plus de prénoms, on s’appelera tous machin, dit donc bidule, eh ho trucmuche, quel avenir pour nos enfants et petits enfants,

  8. Ce type de carte où ne figure pas un élément fondamental d’identification serait-elle valable dans un pays étranger moins idiot que le nôtre ?

  9. Pendant que le gouvernement nous prépare un avenir sombre, avec les impôts à venir, les députés de LFI n’ont rien de mieux à faire à la place de défendre le peuple de France.

  10. Comme son nom l’indique, une carte d’identité sert à identifier les individus justement par tout ce qui les identifie : nom, aspect visuel (photo du visage pour voir la couleur de peau, des cheveux et des yeux), sexe, nationalité, date de naissance.
    Si on supprime l’indication de sexe soit disant discriminante, il faut aussi supprimer la photo car la couleur de peau peut être aussi vue comme telle. Et puis idem aussi pour la nationalité, le nom et tout ce qu’on veut. Autant supprimer cette carte, étant en elle-même discriminante par rapport aux sans-papiers.
    Les wokistes et progressistes en tout genre touchent le fond mais continuent de creuser

  11. Encore une fois il faut subir les minorités et leurs exigences car tel est le cas
    Je suis une femme et j’en suis fière et veut que le mot F soit bien indiqué sur ma CNI
    Leurs délires woke je commence à en avoir marre

  12. dans ce cas on ne parle plus de quota et de parité.
    Parent 1 etParent 2 ca veut dire quoi? il y en a un qui est premier et l’autre second?
    On fait quoi du nom de jeune fille pour une femm… oups! une personne mariée
    tout cela est ridicule

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