[STRICTEMENT PERSONNEL] C’est Nicolas qui paie
Depuis mardi dernier, 21 octobre 2025, Nicolas Sarkozy dort, ou du moins couche, dans une cellule de prison. L’ancien président de la République, en somme, est de nouveau logé aux frais de l’État. Comme n’importe quel justiciable, comme n’importe quel condamné. Certains, qui ne sont pas de ses amis, ironisent et feignent de s’étonner, voire de se scandaliser, que le détenu jouisse, pour lui tout seul, de neuf mètres carrés où prennent notamment place un lit individuel, un bureau, une chaise, des toilettes, un téléphone fixe bridé où l’on nous jure que ses conversations avec ses avocats ne seront pas écoutées, et, sans supplément, au cas où, de deux gardes du corps qui, mieux encore que les matons de la pénitentiaire, garantiront sa sécurité. Byzance… Il a même pu apporter, outre un peu de linge de corps, deux livres, Le Comte de Monte-Cristo, apologie romanesque de la vengeance, et une Vie de Jésus où il est question de condamnation arbitraire, de mort et de résurrection. Tout un programme.
Louis XVI et Pétain avant lui
La Santé, au fait, n’est pas plus éloignée du palais du Luxembourg, du palais Bourbon ou du palais de l’Élysée que la roche Tarpéienne du Capitole. Pour nous en tenir à notre roman national, l’ancien maire de Neuilly, ancien ministre de l’Intérieur, ancien premier magistrat de France, n’est pas le premier à passer ainsi du sommet des honneurs aux tréfonds de l’indignité. Ne nous cachons pas pour autant que la chose, en temps ordinaire, relève plutôt de l’exception.
La première fois, de mémoire d’historien, c’était en janvier 1793. Louis XVI touchait du doigt « le malheur d’être roi ». Accusé de haute trahison, « Louis Capet » était jugé et condamné pour haute trahison en vertu des lois rétroactives d’un régime qui se baptisait dans son sang, au terme d’un procès expéditif où ceux qui osaient lui accorder des circonstances atténuantes risquaient de payer de leur tête tout vote autre que celui de la peine capitale.
La deuxième fois, c’était il y a quatre-vingts ans. L’ex-vainqueur de Verdun, ex-maréchal de France, ex-chef de l’État, comparaissait devant une Haute Cour de justice, dont le président lui avait prêté serment, où l’avocat général tenait à faire oublier que, déjà retraité, il avait en vain sollicité de reprendre du service sous Vichy et où les jurés justifiaient par leurs titres de résistance leur droit à présenter et à faire payer au glorieux vieillard déchu la note de nos désastres, de nos hontes, de l’Occupation, de l’humiliation, de la collaboration, de la répression et de la victoire par KO du camp du Bien, notamment incarné par le petit père Fouettard des peuples, sur le camp du Mal.
Rien de semblable, en 2025. Ni lois d’exception ni tribunal spécial. Si Nicolas Sarkozy comparaissait modestement devant une chambre correctionnelle, c’était simplement et seulement pour avoir sollicité et obtenu le financement de sa candidature à l’élection présidentielle de 2007 – il y a dix-huit ans ! - auprès du régime dictatorial et sanguinaire du colonel-président Kadhafi.
À ce point, l’auteur de ces lignes a le choix entre deux thèses : ou plaider l’innocence du prévenu et de ses fidèles et maladroits envoyés spécieux, Brice Hortefeux et Claude Guéant, quitte à prendre quelques distances avec l’évidence. Ou dire ce qui lui paraît être la vérité, quitte à déplaire.
La délégation auprès du boucher de Tripoli, par le ministre de l’Intérieur et candidat à la présidentielle, de deux hauts fonctionnaires et amis fidèles – ils l’ont prouvé et payé ! – et leur séjour en Libye n’avaient aucune justification officielle. L’un comme l’autre n’en ont, du reste, gardé aucun souvenir. En revanche, l’amnistie accordée par la suite, une fois Sarkozy élu, au beau-frère de Kadhafi, auteur reconnu et condamné de l’attentat qui avait coûté la vie à plus de deux cents passagers, dont plus de cinquante Français, puis l’extravagante réception du Guide libyen et de son harem à l’hôtel Marigny trouvent une explication plus que plausible dans la reconnaissance du service rendu au futur chef de l’État français.
Intuition, conviction et faisceau de présomptions
C’est sur une base logique que les juges ont donc condamné, « vingt ans après », Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux, Claude Guéant, etc. Sans preuve. Sur la base de leur intuition, de leur conviction et d’un faisceau de présomptions accablant. Mais sans preuve. C’est sur cette base que la justice, rendue au nom du peuple français, a frappé d’une peine infamante un ancien président de la République sans tenir le moindre compte de l’échec de l’instruction et du vide du dossier. Sans tenir le moindre compte des conséquences humaines, personnelles et politiques d’une condamnation qui ne prouve nullement que la justice est dure aux puissants, plutôt qu’aux misérables, mais bien qu’elle est dure aux anciens puissants, impitoyable à ceux qui ne sont pas du bon côté de la manche et indulgente ou aveugle aux fautes, aux délits voire aux violations éhontées de la loi lorsque les unes et les autres sont commis par des amis.
Si l’on admet que de simples présomptions légitiment la condamnation de Nicolas Sarkozy et de ses acolytes, les mêmes accusations, mais prouvées, justifieraient – auraient justifié, en leur temps – la disqualification d’un François Mitterrand, dont la campagne était financée par le système Urba, d’un Jacques Chirac, dont les caisses étaient alimentées par des ponctions sur les marchés de la ville de Paris, d’un Édouard Balladur, bénéficiaire des largesses clandestines du Parti républicain, tous sauvés par le dévouement d’un Glavany, d’un Emmanuelli, d’un Juppé, d’un Léotard qui sacrifièrent leur carrière personnelle à la victoire de leur cause.
Les magistrats d’aujourd’hui sont-ils plus courageux que ceux d’hier ? Plus impartiaux ? Plus honnêtes, intellectuellement et moralement ? Non. Ils sont syndiqués. Leur force est faite de l’affaiblissement des autres pouvoirs. Ignorent-ils, aujourd’hui plus qu’hier, que leurs verdicts, dans des affaires politiques, ont des explications, des implications et des conséquences politiques, et que leur autorité ne cesse d’empiéter sur le terrain de l’exécutif, du législatif… et des électeurs ? Pouvaient-ils ignorer qu’en condamnant avec autant de célérité que de sévérité François Fillon pour des coquecigrues signées Arnys, ils lui barraient la route de l’Élysée ? Qu’il en sera de même s’ils interdisent aux Français d’élire à la magistrature suprême la candidate de leur choix ? Qu’ils s’arrogent un pouvoir qu’aucun texte ne leur reconnaît, et que l’exécution dite provisoire de certaines peines capitales est de fait une mise à mort ? Qu’ils sont censés ne pas juger au nom de la gauche mais au nom de la loi ? Comment expliquer autrement que par des considérations extra-judiciaires l’indulgence dont a bénéficié François Bayrou dans l’affaire des attachés parlementaires du MoDem, la décapitation symbolique du premier parti de France, dans une cause analogue et l’absence, à ce jour, de toute suite judiciaire dans l’affaire des attachés parlementaires de la Mélenchonie ? Qu’advient-il de l’État de droit, quand le châtiment n’est pas proportionné au crime mais modulé selon la tête du client ?
Aujourd’hui, c’est Nicolas qui paie. Au-delà de son cas et de sa personne, qui n’est pas près de sortir des griffes des grippeminauds syndiqués, c’est la démocratie qui trinque.
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
Popular Posts




































83 commentaires
L’erreur manifeste d’appréciation volontaire guide les pas des juges qui se prennent les pieds dans leur costume trop important pour eux!
Quant au serment « digne, intègre et loyal », difficile de ne pas rendre sa robe quand on est dans le conflit d’intérêt depuis 2007, madame la Juge, ou plutôt, « votre déshonneur… »
L’article préliminaire du code de procédure pénale dit que « III.-Toute personne suspectée ou poursuivie est présumée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été établie » ? Il en découle que personne ne bafoue la présomption d’innocence de Sarkozy étant donné que le jugement en première instance du 25/09/2025 le condamne à 5 ans ferme avec exécution provisoire en le considérant coupable d’association de malfaiteurs, délit pour lequel il encourait 10 ans de prison ferme.
En conséquence, le fait qu’il interjette appel n’enlève rien à sa culpabilité retenue en premier ressort par la 32° Chambre du TJ Paris. Il en résulte que ce jugement est pleinement conforme au droit pénal. Bref, à ce jour 26/10/2025, Sarkozy est dans la situation pénale d’un présumé innocent dont la culpabilité a été établie par une juridiction correctionnelle.
Cela dit, comme il existe un second degré de juridiction, nous verrons bien si sur le fond du dossier la Cour d’appel aura ou non la même appréciation que le tribunal correctionnel.
Quand un présumé innocent a une culpabilité établie, les mots n’ont plus de sens et cette justice peut aller se coucher.
Surtout enfin, le mobile de la condamnation est tellement politiquement évident, qu’il ne faut pas prendre le peuple pour un sac de truffes!
Bonjour Monsieur. Vous me répondez que « Quand un présumé innocent a une culpabilité établie, les mots n’ont plus de sens et cette justice peut aller se coucher ». Ce n’est pas à moi que vous devez dire ça, mais aux parlementaires qui, par la loi 2000-516 qu’ils ont votée le 16 juin 2000 à l’instigation de l’exécutif de cohabitation Chirac–Jospin, ont créé cet article préliminaire du CPP énonçant « III. – Toute personne suspectée ou poursuivie est présumée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été établie ».
En conséquence, il entre dans les devoirs de la charge du juge correctionnel d’appliquer les lois pénales de la République française telles qu’elles ont été votées par le législateur, à savoir les députés et les sénateurs. Qu’on soit d’accord ou non, les dispositions du code de procédure pénale sont d’ordre public, à savoir qu’elles s’imposent à tous les pouvoirs publics et à tous les citoyens français.
Je vous rappelle que selon les chiffres du ministère de la justice (pas les miens) 86,2 % des justiciables se trouvant dans la même situation pénale que Sarkozy sanctionné de 5 ans d’emprisonnement ferme (à savoir ceux condamnés à 2 ans de prison et plus) sont immédiatement placés en détention, et ce qu’ils aient interjeté appel ou non. Quant aux 13,8 % non emprisonnés sur le champ, ce sont des condamnés par défaut (les non comparants au procès) et les « itératifs défaut » (ceux qui ont pris la fuite pour échapper à la justice), en conséquence de quoi ils sont l’objet de mandats d’arrêt et recherchés.
@ RIRI…Je ne conteste pas les textes que vous évoquez, mais une analyse partagée par de nombreux juges est que tout cela ne tient pas debout, donc les lois sont faites pour changer ou prétendument évoluer, surtout si elle permettent de régler des comptes idéologiques sans rapport avec les faits et leur gravité établie.
« En conséquence, le fait qu’il interjette appel n’enlève rien à sa culpabilité retenue en premier ressort par la 32° Chambre du TJ Paris. » FAUX !
La culpabilité, si elle doit être établie, est établie par le juge d’appel. Et encore ce jugement d’appel pourrait être examiné en Cour de Cassation. Et si le jugement d’appel était cassé, un autre jugement devrait être rendu. Et c’est seulement à l’issue de ce cycle que la culpabilité sera définitivement établie.
Voir immédiatement la culpabilité sans droit d’appel et avec exécution immédiate, c’est la justice de Fouquier Thinville,
Non, pas d’accord, c’est vous et les sarkozystes qui avez tort. Quand l’ex-président comparaîtra en appel, ce ne sera pas sous le statut d’un innocent relaxé, mais sous celui d’un justiciable remis en l’état d’un présumé innocent par le seul fait de son appel, mais qui a été reconnu coupable et condamné en 1ère instance pour association de malfaiteurs en vertu d’une décision régulière. Rien d’extraordinaire à cela, c’est le lot habituel de centaines de milliers de condamnés en 1er ressort par une chambre correctionnelle.
Quant à la cassation, vous surfez sur une hypothèse d’autant plus hasardeuse que contrairement à ce que vous dites, on ne refait pas nécessairement un procès après cassation. La Chambre Criminelle – qui ne juge pas au fond mais uniquement sur les règles de procédure – peut CASSER AVEC OU SANS RENVOI devant une juridiction du fond. Pour en savoir plus, il vous suffit de vous reporter aux rapports annuels sur le traitement des pourvois.
@RIRI06
Vous êtes trop administratif, ce qui tue la justice d’aujourd’hui, embourbé par la forme vous en oubliez le fond et l’arrière boutique idéologique.
Oui il est bien condamné en première instance(forme), mais reposant sur rien de fiable(fond) et surtout pas les déclarations des Kadhafi ni les convictions des juges rouges!
C’est important le fond, même en justice.
Les procédures sont parfois stupides dans leur formalisme, contreproductives voire injustes, j’en sais quelque chose. C’est le cas d’une dissolution de l’appel dans une exécution provisoire sans fondement.
Supprimons la possibilité d’appel, ce sera plus simple, non ? Revenons a Fouquier-Tinville, lui savait y faire …
Je suis de votre sentiment sur cette innocence trouble, mais faute de preuves tangibles la culpabilité devait être écartée. La rage revancharde de la magistrature syndiquée, elle, est coupable. Elle devrait se refaire une santé…ou y entrer entre 9 mètres carrés.
Innocence trouble ? Vous mettez bien le doigt sur un point clef de TOUTES ces affaires. Le TROUBLE, « ON » le fabrique. Et au bon moment. Je n’ai pas besoin de dire qui. Et une fois qu’il a été créé, bien souvent avec des conséquence irréversible, « ON » se garde bien de réparer. Cette innocence trouble c’est le résultat de procédures abusives et d’accusations diffamatoires montées de toutes pièces et motivées par de basses manœuvres politiques
Quoi qu’on en dise et que ça plaise ou non, il est objectif que Mouammar Kadhafi, son fils Saif Al Islam Kadhafi et le superviseur Abdallah Senoussi (beau-frère de Kadhafi, chef du renseignement militaire et organisateur l’attentat du DC10 d’UTA et condamné par contumace à la perpétuité pour cet acte terroriste ) ont CONFIRME que la Libye a bien financé la campagne électorale 2007 de Nicolas Sarkozy.
Quelle fiabilité dans la source…Disons surtout que vous détestez Sarkozy, comme d’autres!
Re-bonjour Monsieur. Comme vous doutez de mes propos, voulez-vous que je cite mes sources, et que je détaille le contenu des déclarations de Mouammar Kadhafi, de son fils Saif Al Islam Kadhafi et du maître d’oeuvre Abadallah Senoussi sur le financement de la campagne 2007 Sarkozy ? Sachez que je parle sur pièces, et que j’ai pour habitude de prendre le soin de me renseigner avant d’écrire.
@RIRI
On se comprend mal, je ne doute pas de vous mais bien des « déclarations des Kadhafi », ce qui est la moindre des choses.
L’ennui c’est qu’il n’y a pas de preuve. Que 13 ans d’enquête acharnée n’ont pas pu démontrer ce que cous affirmez. Et que le « document » qui serait censé l’établir est un faux, fabriqué par des gens qui détestent Sarkozy autant que vous manifestement.
Non, comme beaucoup, vous faites erreur. Le document auquel vous faites allusion (la note libyenne publiée par Médiapart) n’est pas un faux.
Et eux ne mentent pas tant ils en sont incapables, c’est bien ça ?
Et Bétharram pour ce qui concerne Bayrou, est-ce passé à la trappe ?
Quand la justice est politisée à l’extrême, que sa balance oscille entre la haine, l’idéologie et le « Mur des Cons « , elle n’est pas rendue.
Dans le procès de l’ancien Président Sarkozy, où plutôt » la chasse à l’homme acharnée » dont il fallait à tout prix le scalp, pour lequel il fallait une peine infamante, la justice s’est déshonorée, comme elle a pu se déshonorer dans l’affaire Dreyfus, en bafouant la présomption d’innocence, et les principes sacrés du droit et de la démocratie. C’est une honte au » pays des Droits de l’Homme ».
En se déshonorant ainsi, cette » non justice, cette in justice » humilie la France.
Bonjour Madame,
La différence est de taille entre un innocent et un présumé innocent. Pénalement, Sarkozy n’est pas un innocent. Un innocent est un prévenu qui a été relaxé ou un accusé qui a été acquitté en vertu d’une décision de justice revêtue de l’autorité de la chose jugée. Cette situation n’est pas du tout celle de l’ex-chef d’Etat lequel est un justiciable reconnu coupable d’association de malfaiteurs, délit puni de 10 ans de prison et pour lequel il a été condamné en 1ère instance le 25/09/2025 à 5 ans d’emprisonnement ferme avec exécution provisoire.
Comme au Monopoly où on vous fait repasser par la case départ, l’ancien président est mécaniquement redevenu présumé innocent par le simple fait procédural qu’il a interjeté APPEL de ce jugement, droit de recours facultatif et non utilisé de façon automatique.
Au plan juridique, peu importe qu’il le fasse ou non, le tribunal applique le droit pénal tel qu’il s’impose à tous au moment précis du rendu de la décision, sans avoir à se préoccuper si Sarkozy formerait ou non appel. Ceci n’est pas l’affaire des juges de 1ère instance.
Sans aucune exception, toutes les chambres correctionnelles de France procèdent de la sorte nonobstant éventuel appel, et ce d’autant que la proportion des jugements au pénal frappés d’un recours en appel est habituellement très bas. En effet, contrairement aux décisions civiles dont le taux d’appel moyen est de l’ordre de 18 à 20 %, le TAUX d’APPELS CORRECTIONNELS se maintient avec constance depuis plus de 20 ans à environ 6 à 7 %, ce qui est faible et 3 fois inférieur au taux d’appel au civil. Sarkozy appartient à cette petite catégorie des 6 à 7 %.
Juridiquement, la 32° chambre n’avait donc pas à se soucier ni à anticiper ce que ferait Sarkozy lequel en est à sa 3ème condamnation après celles de l’affaire Bismuth de corruption (dite des écoutes) et le dossier Bygmalion (campagne 2012), ce qui commence à faire beaucoup.
je vais devoir vous rappeler un adage que vous ne sauriez ignorer. « Summum jus, somma injuria » Poussé à ses extrémités le droit devient une injure. Nous y sommes. Et vous l’approuvez. Cette injure elle est faite à la France parce que des juges d’un tribunal correctionnel (qui au passage n’était pas compétent) ont abusé du droit par pure idéologie. Cachez vous derrière toutes les arguties que vous voulez, la vérité triomphera et le Peuple jugera les juges.
notre justice et ses représentants me donnent la nausée…..ça pue !
Vous n’êtes pas le seul, rassurez vous !
La justice française ! Que de similitudes avec la justice russe et les diktats et condamnations de l’UE pour les élections de la Roumanie et autres.. Quand un pays est à la merci des juges, le Robespierrisme est à l’affût et ce qui en découlera. Triste avenir pour une France qui se délite..
» indulgente ou aveugle aux fautes, aux délits voire aux violations éhontées de la loi lorsque les unes et les autres sont commis par des amis. » Excellente illustration d’un comportement mafieux.
Ils vont bien trouver quelque chose pour J.BARDELLA !!!
S’il se présente. C’est certain mais ce sera la goutte qui fait déborder le vase !
Oui et il y a déjà une » affaire » de détournement de fonds ouverte par le pnf…en sommeil au cas où…
Lire et relire : « Harangue de Baudot » (texte d’Oswald Baudot de 1974, substitut du procureur de la République de Marseille et figure du syndicat) : « La justice est en création perpétuelle. Elle sera ce que vous la ferez… La loi s’interprète. Elle dira ce que vous voulez qu’elle dise. Sans y changer un iota, on peut, avec les plus solides « attendus » du monde, donner raison à l’un ou à l’autre, acquitter ou condamner au maximum de la loi. Par conséquent, que la loi ne vous serve pas d’alibi. » Et de continuer : « Soyez partiaux… ayez un préjugé favorable pour la femme contre le mari, pour l’enfant contre le père, pour le débiteur contre le créancier, pour l’ouvrier contre le patron […] pour le voleur contre le policier, pour le plaideur contre la justice… » . Tout est dit .
Monsieur Jamet… Vous affirmez que Sarkozy aurait « sollicité et obtenu » le financement de sa candidature à l’élection présidentielle de 2007″, vous en savez donc plus que les que les juges eux-mêmes qui, apres 12 ans d’enquete à charge, n’ont pas pu en trouver la moindre preuve ni sur ses comptes personnels, ni sur ses comptes de campagne et qui ont dû abandonner ce chef d’accusation… Auriez vous reçu la visite de l’ange Gabriel qui vous aurait fait des revelations que les magistrats n’ont pu prouver ? Si vous dénoncez si gravement la visite de deux hauts fonctionnaires en Lybie ou ils auraient serré la main d’u terroriste, si recevoir kadafi à Paris justifie l’anathème, je craint pour Macron par la suite, qui a été se prosterner devant président d’un pays qui a tué tant de Francais Pieds Noirs et de Harki, (et ca se chiffre en milliers), qui a été s’incliner sur les tombes de leurs bouchers, qui a reçu à Paris avec les honneurs et serré dans ses bras un terroriste mondialement reconnu… peut être applaudirez-vous au faites que les magistrats qui le jugeront seront choisi pour leur appartenance à l’Extrême droite, comme ce sont des juges appartenant au Syndicat de la magistrature qui ont été choisis pour statuer sur le cas de Sarko ? Il va falloir créer un quartier VIP à la Santé
@ François 47
Merci pour votre commentaire que je partage, en particulier sur la pertinence de la remarque quant au financement lybien , dont en effet aucune preuve n’a pû être apportée après 12 ans d’enquêtes et des millions d’euros dépensés. Si la moindre preuve avait été trouvée, la peine infligée aurait certainement été encore plus lourde.
Bravo, contradiction lumineuse et argumentée… »Rien n’est plus près du vrai que le faux »(Einstein), y compris le serment d’un juge!
Je m’inquiète pour vous parce que vous confondez la droite et la gauche, ce qui peut être dangereux pour la priorité en conduite automobile. A vous lire, ce sont des magistrats du Syndicat de la Magistrature (SM) d’extrême droite qui ont condamné Sarkozy. A ceci près que le SM n’est pas de droite mais au contraire très marqué…à GAUCHE.
100% d’accord.
Moi j’imagine assez bien un Sarkozy, dopé par sa détention et auréolé de l’image du martyr, s’imposer à la tête des LR, et… en route pour de nouvelles aventures !
D’autant que France télévision socialiste malgré sa haine pour qui on sait, ne semble pas avoir relevé un fait nouveau, important mais masqué par le théâtre du procès, c’est la réconciliation entre l’ancien Président et le RN, qui quoiqu’on en pense personnellement, peut faire bouger des lignes électorales, autrement qu’in « Plastic Bertrand » venu se faire applaudir par BFM et sa famille, en vue de se dévouer à sa carrière en sauveur improbable.
Ce n’est pas faux ‘Andy’.
Sarkozy n’a pas été condamné « sans preuve ». Il a été condamné sur la preuve de faits parfaitement établis, convergents, résultant de deux enquêtes indépendantes, l’une médiatique, l’autre policière, qui mettent en évidence sa culpabilité. Si en matière financière et politique la justice ne devait condamner que les coupables qui avouent, ils ne condamneraient jamais personne: la règle dans ces milieux est n’avoue jamais.
L’ancien Président a été condamné pour » Association de malfaiteurs » car aucune preuve ( après 12 ans d’enquêtes) n’a pu valider les autres chefs d’accusation, abandonnés de fait. Il fallait bien trouver un motif d’inculpation, pour condamner l’homme à tout prix, et y ajouter perfidement l’exécution provisoire, quasiment jamais utilisée par les magistrats. ( » Quand on veut tuer son chien….on dit qu’il a la rage…. » ).
Tout à fait d’accord !
Vous vouliez être juge sans serment?
@jlm: Vous semblez éprouver de grande difficultés à définir un fait, ou alors vous rêvez de valises pleines de pognon!
Enquête médiatique et …. production de faux document Enquête judiciaire de 13 ans et …. pas de preuves.
Et vous votez quand la culpabilité. Votre conception de justice me fait peur. Et je ne dois pas être le seul dans ce cas.
Votre démonstration est pertinente Monsieur Jamet même si d’autres auraient pu en développer le contradictoire en faisant un choix différent. Que fait Nicolas Sarkozy en prison ? Beaucoup, en tout cas, se le demandent. Les juges, eux, auteurs de cet emprisonnement, semblent satisfaits. Quant à nous, on attend le résultat de l’appel.
Certains commentaires me font honte comme j’ai honte de l’emprisonnement de N. Sarkozy. Quelles sont Les personnes qui commentent connaissent elles vraîment le dossier.?? Certains magistrats se sont vengés et leur laxisme n’a pas été pour notre ancien président alors qu’un vrai laxisme existe mais la gauche ne veut rien voir . Je suis écoeurée, Arrêtez de formuler des méchancetés, vous qui ne connaissez pas le dossier. il nous manque un de Gaulle !!!