Sacré-Cœur : La Croix rattrapée par ses lecteurs !
Les écailles seraient-elles tombées des yeux de La Croix ? Parce qu'il n'a pas franchement soutenu le film Sacré-Cœur, le quotidien de gauche a été sommé par ses lecteurs de coller à la réalité. C’est, en tout cas, ce que laisse entendre le journaliste et directeur chez Bayard, Jean-Pierre Denis, en postant sur son compte X : « De nombreux lecteurs de La Croix forcent le titre à entendre leur mécontentement contre le traitement négatif du film dans ses colonnes. »
#SacreCœur : de nombreux lecteurs de @LaCroix forcent le titre à entendre leur mécontentement contre le traitement négatif du film dans ses colonnes. https://t.co/6FJt1LMvdC
— Jean-Pierre Denis (@jeanpierredenis) November 5, 2025
Ce qu’euphémise joliment La Croix en résumant benoîtement par cette « vague de réactions passionnées » à la suite de leur quatre publications, qui « ont déclenché un dialogue intense, révélant les sensibilités, les fractures et les espérances au sein du catholicisme français ».
« Enflammer les débats » ou dézinguer un film ?
La Croix a donc consacré quatre publications au film des Gunnell : une première critique nuancée, mais somme toute peu dithyrambique : « un film qui émeut parfois, sans échapper aux limites du genre », « les éclairages de prêtres et de religieuses, quasiment tous sur le même registre, finissent par ralentir la progression du film », du « film ressort également une esthétique spectaculaire discutable ». Puis trois tribunes accueillies dans ses colonnes, pour lesquelles La Croix souligne qu’elles « ne reflètent pas la position de la rédaction du journal » mais qu’elles sont publiées pour « faire vivre le débat ».
Faisant son propre examen de conscience, La Croix détaille son traitement médiatique par « une critique cinématographique qui divise », puis « une première tribune qui enflamme les débats », ensuite « une tentative de réconciliation », enfin, « une lecture théologique exigeante ». Il faut croire, au regard de ces confessions, que cette progression n'a pas suffi à contenter les lecteurs.
De fait, BV a lu tous ces articles pour vous. Si la seconde tribune, celle écrite par le père Pascal Ide, docteur en théologie, fait part de « son enthousiasme après avoir vu le film de docu-fiction Sacré-Cœur » et que la dernière « interroge les fondements de l’expérience croyante telle qu’elle est portée à l’écran », la critique la plus virulente vient de ce Collectif P.A.I.X (Pour un accueil inconditionnel dans l’Église) qui, dans cette première tribune publiée par La Croix, jetait l’anathème sur ce film par la sempiternelle reductio ad Hitlerum.
Et manifestement, leur accueil n’est pas si inconditionnel, puisque selon eux, « le film Sacré-Cœur, notamment par ses soutiens, les personnalités qu’il met en avant et par les choix faits dans sa promotion médiatique, participe à la banalisation de ces idées ». De qui ? De « l’extrême droite », pardi ! « Ne participons pas, à travers ce film, à renforcer le lien entre extrême droite et catholicisme. » Une tribune qui ne pouvait rester sans réponse de la part des réalisateurs et du distributeur Saje, qui ont exercé leur droit de réponse et démonté ces fausses accusations : « Nous nous serions attendus à un minimum de "fact checking" de la part de ce grand quotidien national. » Que les lecteurs de La Croix redescendent sur Terre, le film « n’a aucunement bénéficié du financement de Monsieur Stérin. Il n’a pas davantage bénéficié d’un financement direct de Monsieur Bolloré », précise le communiqué.
Et quand bien même cela aurait le cas, aurait-il fallu censurer ce film ? La suite est un véritable délice adressé à tous ces prêcheurs d’unité sans jamais la pratiquer : « Nous sommes surpris qu’un collectif qui revendique l’inclusion de tous dans l’Église se fonde justement sur l’exclusion de ceux qui ne pensent pas comme eux. [...] L’Église est le seul lieu, en France, où justement, à la messe dominicale, un LFIste, un macroniste, un LR et un RN peuvent se retrouver sur un même banc et s’échanger le baiser de P.A.I.X (?) sans s’invectiver ni se jeter des anathèmes. »
Face à ce qu'elle appelle donc des « nombreux commentaires, passionnés et contrastés » reçus à la suite de ses publications, La Croix conclut sa remise en cause en écrivant que ces échanges témoignent d’un « désir profond de dialogue, de vérité et de communion ». On y voit plutôt un rappel urgent à renouer avec le réel...
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38 commentaires
Cathos de droite – cathos de gauche, voilà le piège tendu par le Malin. Un catholique est d’abord, avant tout et fondamentalement CATHOLIQUE. Il n’a pas besoin ni nécessité d’être autre chose que cela.
La division politicienne qui s’étale avec son régime des partis politiques, véritable nuisance pour notre pays, ne doit absolument pas être importée dans l’Église.
L’unité des catholique ne peut se réaliser très précisément qu’à partir du Cœur Sacré du Christ, « Lui qui est le Chemin, la Vérité et la Vie ».
Les revendications humaines ne peuvent être légitimes qu’à la condition de respecter la Vérité, sinon elles deviennent des idéologies dangereuses qu’il est de notre devoir de combattre.
un Catholique de gauche ….. Y’a une arnaque là, forcément ! mais pas d’inquiétude la tromperie ne fonctionne que sur terre, mais après…. bonne chance !
Un catholique de gauche est un communiste et devrait de ce fait être excommunié.
Leurs lecteurs s’insurgent du parti pris ce ce torchon gauchiste ? Mais qu’ils se désabonnent ! On ne subventionne pas ce qu’on désapprouve !
» On ne subventionne pas ce qu’on désapprouve ! » Oh que si! Hélas…
Entièrement d’accord avec vous. Personne n’est obligé d’aller voir ce film… Ni de soutenir ceux qui le condamne…
C’est un journal de gauche pour lequel les catholiques doivent faire une croix dessus et se désabonner pour ceux qui le sont encore.
A cause de son nom, beaucoup de lecteurs (y compris dans le clergé) pensent encore que « La Croix » est un journal catholique. Ce n’est qu’un journal de gauche. Cet épisode permettra peut-être d’ouvrir les yeux de certains …
c’est donc la preuve même de la volonté de tromper !! la gauche ne sait faire que çà, mentir, tromper, manipuler, beurk !!!
Ce qui prouve bien que tous ces moyens d’informations ne reflètent pas la façon de penser de la France dite profonde
La croix, torchon pourri des pseudo cathos de gauche.
La Croix, Télérama et tous ces journaux qui ont cru bien faire en se pliant à la doxa, vont vite redescendre et terminer « dans la cabane au fond du jardin ». Ces comités de rédaction qui écrivent selon leurs idées sans se soucier de leur lectorat, finiront un jour à France Travail… et c’est très bien.
En 2014, La Croix a publié sur l’avortement avant Veil, avec une mortalité exagérée. J’ai envoyé cette remarque au « courrier des lecteurs »:
« J’ai fait ma thèse de médecine sur la contraception en 1969. Je ne me suis jamais désintéressé de la question.
Je lis dans La Croix du 26, sous la plume (bien venue) de Mme Cécile Jaurès, que les avortements clandestins tuaient sept femmes par jour! Bien que plus modéré que celui de 20 000 mortes par an avancé par la propagande, ce chiffre est faux. Voici textuellement ce qui était enseigné en Médecine Légale en 1966: » La seule statistique valable est due au juge d’instruction GOLETI qui avait relevé toutes les informations judiciaires qui s’étaient succédées entre 1947 et 1953 relatives aux avortement criminels. Elle fait état de 350 à 492 informations par an, avec un nombre d’avorteurs inculpés variant suivant les ans entre 150 et 276. La même statistique en 1954 fait état de 460 avortements dont 45 mortels. »
Dans la Revue du Praticien du 11 Février 1974, on lit, sous la plume de E.Hervet, (p 639): « Aux entretiens de Bichat 1973, Monrozies fit un exposé, fortement nourri de statistiques, sur la mortalité et la morbidité comparative des avortements clandestins et des avortements légaux. Il plongea dans la stupéfaction et dans le désarroi les nombreux journalistes présents dans la salle, en indiquant des chiffres sensiblement voisins.
« A ces journalistes qui demandaient, à l’issue de la conférence, des explications, il a été facile de dire qu’ils s’étaient laissé abuser pendant des années sur la gravité réelle de l’avortement clandestin. Ils avaient préféré entendre les voix qui dénonçaient cet avortement comme un fléau national avec son cortège de 6000 à 10 000 morts chaque année. Ils n’avaient pas entendu les voix, à vrai dire moins retentissantes qui contestaient la réalité de ce massacre, et fixaient à quelques dizaine de morts les avortées, chaque année, c’est à dire à un chiffre cent fois moindre. »
Dr François Volff (Généraliste E.R.) » Courrier jamais publié (j’étais abonné) Bien après, un coup de fil me demandant pourquoi je ne suis plus abonné. Je réponds que je suis maintenant au Figaro: au moins, il y a le pour et le contre.(ils venaient de publier contre la « Marche pour la vie » d’après une sous-disant Jeunes catholique Rurale financée par les évêques. J’ai glissé que c’était leur affaire, je suis protestant.)
Si cela continue comme cela ce ne sera plus la croix qu’il faudra appeler ce journal .Mais soit le croissant ou la faucille et le marteau
Je crains bien que vous ayez raison MYCA49
Quand les lecteurs se rebiffent…
Un gloubiboulga d’excuses de circonstances.
On dirait du Macron dans le texte.
Les lecteurs se rebiffent, l’éditeur, devant de possible désabonnement, fait machine arrière…
Pourtant ces excuses gauchistes de « la croix » ne convainquent personne, surtout pas leur lecteurs !
La croix??? à le lire, on penserait plutôt que cette feulle de pécul se nommerait: Belzebuth.
j’allais le dire, il s’appelle » la croix » mais ne précise pas dans quelle sens est se trouve !
» La Croix » est maintenant plus proche de la bannière et de celle qui est orientée, donc de la mauvaise en matière de Foi.
La croix, il faut la porter, ….mais c’est une légende !