Réouverture de la Gaîté Lyrique avec des racisés et des drag-queens
Après des mois de fermeture provoquée par une occupation de quelque 450 clandestins, le théâtre de la Gaîté Lyrique (Paris IIIe) reprend peu à peu sa vie culturelle. Comme si de rien n’était, immigrationnisme et progressisme s’en donnent à cœur joie.
Le squat de la Gaîté Lyrique (décembre 2024-mars 2025) fait figure de cas d’école. Clandestins soi-disant mineurs mais reconnus comme majeurs par la préfecture de police, agression de journalistes de BV venus en reportage, gauchistes de StreetPress forcés de quitter les lieux en plein marasme, expulsion des clandestins mais ceux-ci refusant l’hébergement proposé, risque de faillite du théâtre alors que la direction soutenait les revendications des clandestins… Un grand moment de gabegie, d'abus et de violence.
Un festival « racisé »
Pansant ses plaies, la Gaîté Lyrique annonce une réouverture « progressive, patiente ». C’est pourtant en fanfare que les affaires ont repris, ce 13 septembre, avec Read & Shine, un festival littéraire « féministe et antiraciste ». Autant dire qu’il n’y est pas rendu hommage à Iryna Zarutska, la réfugiée ukrainienne poignardée à mort par un Afro-Américain. Le festival « met en lumière des acteurs et actrices du livre racisé.e.s et engagé.e.s que l'on voit trop peu », il « décentre les discours dominants dans un contexte de concentration éditoriale et de montée de l’extrême droite ». Comme si le discours dominant n’était pas éperdument immigrationniste ! Dans cet entre-soi douillet - celui du confort intellectuel qu’en son temps Marcel Aymé moqua -, on se posera ces questions : « Paris Noir, Paris décolonial ? Comment vivre un amour antiraciste et féministe ? »
À ce sujet — Boulevard Voltaire – La liberté guide nos pas
Le 27 septembre, on retrouvera « notre collectif de drags adoré », « Contes à paillettes ». Des drag-queens, donc, qui « reviennent avec des lectures de contes soigneusement sélectionnés pour libérer l’imaginaire des stéréotypes et dépasser la figure de la princesse à délivrer ! » En famille - cela est bien précisé, l’événement étant recommandé au « jeune public » -, on explorera « les questions d’inclusion et d’égalité ». Troubler les jeunes esprits pour mieux les formater est un but que poursuit obsessionnellement ce collectif, déjà vu à l’œuvre, il y a un an, dans une école de Vouvray (Indre-et-Loire).

Source Instagram Gaîté Lyrique
La Fabrique de l’époque
La Gaîté Lyrique, ce fut Jacques Offenbach comme directeur, les créations d’opéra de Massé et Saint-Saëns, ce furent les 70 ans de Victor Hugo, les Ballets russes, Les Compagnons de la Chanson… Mais ça, c’était avant. Depuis sa reprise en 2023, elle s’appelle « La Gaîté Lyrique – Fabrique de l’époque ». L’époque, elle la reflète autant qu’elle la fabrique, puisque dans le consortium choisi par la ville de Paris, on trouve Arte, Actes Sud ou encore l’association Singa, « chargée de l'intégration des personnes réfugiées et migrantes ». Ce n’est peut-être pas un hasard si 450 clandestins se sont retrouvés à occuper les lieux.

La devise de l'ONG Singa?
Singa Global a comme directeur général Benoît Hamon. Disparu de la vie politique comme beaucoup de socialistes, mais pas inactif pour autant. Singa est une ONG subventionnée et a dans sa manche des poids lourds du privé comme Engie, le Crédit mutuel, BNP Paribas ou L’Oréal. La raison sociale de Singa explique bien des choses qui se passent à la Gaîté Lyrique. Dès 2023, le ton était donné avec l’invitation de femmes artistes ou militantes « afrodescendantes », expliquait Vincent Cavaroc, le nouveau directeur artistique.
Aussi la programmation de la rentrée 2025, avec son festival littéraire féministe et antiraciste, avec ses contes queer, est-elle dans la continuité progressiste. Les mois d’occupation des lieux par des clandestins est à peine une parenthèse dans la vie du théâtre, tellement cet énorme squat est raccord avec son programme idéologico-culturel. On serait difficilement plus cohérent.
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44 commentaires
De dégradation en dégradation. Il reste à espérer la lassitude du public.
Le concept de wokisme désignait initialement les mouvements noirs américains qui luttaient contre la discrimination dans leur pays.
Mouvement respectable, donc.
Ce concept a depuis été opportunément récupéré et dévoyé par certains mouvements pour y mettre toutes les personnes différentes (LGBT, immigrés, …) qui seraient à l’origine de tous nos problèmes.
Du coup, on entend le mot « woke » partout.
Dès que l’on le semblant d’empathie pour une minorité ou une communauté en souffrance, on se fait traiter « woke » et de gauche, bien sûr.
Comme si il était impossible d’avoir un soupçon d’humanité pour les personnes se revendiquant.
Je le dis d’autant plus que je ne me sens ni de gauche ni de droite, ne sachant toujours pas (comme beaucoup de Français) quelle sera la couleur de mon bulletin de vote en 2027.
Triste époque où nos concitoyens sont en complet désaveu vis à vis de leurs hommes politiques.
se revendiquant de droite, pardon.
L’appropriation culturelle est un dénigrement flagrant de civilisation.. J’avais noté cette phrase je ne sais où ni à quel propos, mais c’est un gros sujet de débat. Un Africain qui nous joue un personnage historique européen, ou encore les Anciens égyptiens qui sont présentés comme des Africains dans leur fabuleuse civilisation, ce sont des appropriations.
Qui pour assister au spectacle ? Heureusement que nos impôts seront là pour pallier à la rentabilité…
Tant que ce genre de spectacle aura des spectateurs, ça continuera!…
Et surtout des subventions hélas !!! Ils ne vivent que de ça, si c’était de leur talent ça se saurait
Et ils trouvent les « sous » où ??? Avec un peu de mes impôts ??