Qu’est-ce qui se cache derrière cette haine anti-CNews ?

Seule chaîne à rendre compte du réel, CNews a le tort de dévoiler les fruits de 40 ans d’immigrationnisme.
michel onfray

Quelle mouche les a donc piqués ? Depuis vendredi, tous les membres d’une alliance de circonstance allant de l’extrême gauche au centre macroniste tombent à bras raccourcis sur CNews. Leurs réactions agressives ont trouvé pour prétexte à défoulement deux séquences dans lesquelles des propos étaient tenus sur le nouveau maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko. Sur le plateau d’Olivier de Keranflec’h, le psychologue Jean Doridot avait développé un discours universaliste à la limite du lieu commun, rappelant que « nous sommes des mammifères sociaux et de la famille des grands singes ». Quelques heures après, c’était au tour de Michel Onfray d’analyser le comportement de l’édile francilien et de noter la dimension très « tribale » de son début de mandat.

Le bouc émissaire médiatique

Comme on s’y attendait, la meute LFI s’est immédiatement jetée sur l’os, portant plainte et allant pleurer dans les jupons de l’Arcom. Leurs proxys communistes, socialistes et « écologistes » lui ont emboîté le pas sans se faire prier. De manière légèrement moins prévisible, les têtes de pont du gouvernement se sont jointes au mouvement : le ministre de la Culture, une certaine Catherine Pégard, a estimé que Bally Bagayoko avait été la cible d’attaques « ignobles, inadmissibles ». Le Premier ministre Lecornu a déclaré pompeusement que « la banalisation du mal et du racisme doit être combattue sans relâche ». Comment ne pas être d'accord avec lui ? Laurent Nuñez, de son côté, en a rajouté une couche, affirmant que les propos tenus sur CNews étaient « absolument inacceptables ».

Toutes ces sommités ont-elles réellement regardé les séquences incriminées ? On peut en douter. Elles ont simplement entendu les mots « CNews », « racisme », « Arcom » et sont allées dans le sens du vent. À les entendre, un homme noir ne saurait donc être critiqué pour une raison autre que sa couleur de peau. Mais voir en Bally Bagayoko une victime racisée à défendre plutôt qu’un élu dont les options politiques peuvent être contestées, n’est-ce pas cela, le racisme ?

Les membres du gouvernement seraient pourtant bien inspirés de dénoncer la haine, la vraie. Il est un racisme bien réel qui ne provoque pas le moindre remous, dans l’espace politico-médiatique. Où étaient les sieurs Lecornu et Nuñez, lorsque Jean-Luc Mélenchon a déclaré publiquement que « les Français de souche posent un problème sérieux » en France, ou lorsqu’il s’en est pris tout récemment aux Occidentaux « tout blancs, tout moches » ?

Un écran de fumée

Cette fausse polémique sert surtout à faire oublier le vrai scandale : les scènes d’humiliation imposées à des maires de banlieue, chassés de leurs fiefs par des individus agressifs et ensauvagés, le soir du second tour des élections municipales. « C’est le gwer, le Blanc, qui, quelle que soit son étiquette partisane, est renvoyé avec une jubilation ostentatoire », a déploré Éric Zemmour. Or, sans CNews, ces images seraient restées cantonnées au réseau social X et n’auraient pas été montrées aux téléspectateurs français. Ce n’est qu’au bout de plusieurs jours que quelques autres médias ont consenti, la mort dans l’âme, à évoquer ces événements pourtant ahurissants. Exactement comme ce fut le cas avec les affaires Lola, Thomas ou Philippine.

Voilà pourquoi le système s’en prend à CNews : parce que la chaîne ose montrer sans fard la réalité de certaines villes. Militant ouvertement pour le Grand Remplacement, LFI est évidemment en première ligne de cette fronde médiatique. La Macronie, elle, a d’autres motivations. Elle n’est certes pas mise en cause pour des actions violentes ni des paroles hostiles aux Blancs, mais reste néanmoins largement comptable du chaos sécuritaire dénoncé chaque jour sur CNews. Car ce n’est pas Jean-Luc Mélenchon qui est aux manettes depuis bientôt une décennie. C’est Emmanuel Macron. La communautarisation des quartiers, la « nouvelle France » tant applaudie par LFI, sont l’œuvre d’une vaste caste allant de la gauche à la droite, aux commandes depuis des décennies. Un système qui a bien compris qu’un récit médiatique trop proche du réel pourrait lui faire perdre le pouvoir en 2027.

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Jean Kast
Journaliste indépendant, culture et société

Vos commentaires

101 commentaires

  1. Un joueur de foot est jugé parce qu’il porte du barbour, Onfray est jugé pour des propos qui ont été déformé, Paul watson est jugé facho parce qu’il veut un débat sur l’immigration, même l’humanité et le parisien sont traités de facho sur les réseaux sociaux comme X…le problème en soi n’est pas CNEWS, le problème est que CNEWS doit avoir exactement la même ligne de conduite que la télévision publique pour avoir le droit d’exister. Comme si quelques uns avaient le droit de dire ce qui est halal ou non, en gros c’est une dictature ou celui qui paraît différent doit mourir alors que la gauche mise sur la différence. C’est juste de la propagande pour faire taire l’opposition et où l’accusé n’a même pas le droit de se défendre sinon il sera encore insulté.

  2. Excusez-moi!
    Je risque encore la correctionnelle mais quand même.
    Je viens de voir,il y a quelques instants,Monsieur Julien Dray se désoler de la façon dont certains médias sortent les paroles de leur contexte afin de les situer dans une ambiance idéologique raciste.
    C’est évident et il semble que Monsieur Bagayoko,au même titre que l’ensemble des »insoumis »sache les utiliser dans ce cadre précis comme il a su le faire récemment.
    Mais Julien Dray oublie que,en tant que cofondateur de SOS racisme,il a ouvert lui-même la boîte de Pandore dont il dénonce aujourd’hui les effets pervers!
    Le racialisme est un enfant naturel de la division des citoyens français provoquée par la gauche mitterrandienne afin de cibler l’aile droite de la droite et de se donner une légitimité vertueuse.
    Ce fut le cas pour l’infâmante et fausse accusation portée par le nouveau maire de Saint-Denis à l’encontre de la chaîne Cnews,relayée imprudemment par les médias concurrentiels.
    La belle affaire!Depuis,elle a engendré de nombreux enfants et dans la mesure où l’immigration forcenée lui fournit un potentiel électoral lui donnant sa pérennité.
    Monsieur Bagayoko s’est simplement servi opportunément d’un passé sociologique récent pour s’assurer un avenir civilisationnel!
    Comme j’aime à le répéter,l’oubli est la ruse du diable.

  3. LFI en difficulté ? Toute la gaucho sphère se met en branle comme un seul homme. Une mécanique bien huilée qui part au combat, en rang serrés. Qu’attend la droite pour faire front ?

  4. Si l’on se réfère à Guy Béart, il en faudrait un deuxième « Le premier qui dit la vérité… ».

  5. Cnews, ce n’est pas ma « tasse de thé », surtout quand intervient Praud et Ferrari, deux  » ultra-libéraux ; européiste et très LR compatible centre… Deux ennemis du RN. Les autres sont très bons et principalement Madame Cluzel, monsieur Boycoté et madame Kelly. C’est tout à fait inacceptable de s’en prendre à cette chaîne qui est la seule à décrire la déliquescence du pays. Il faudra être tous derrière en cas de  » menaces de fermeture » par le pouvoir macroniste et LFiste. Quant à Onfray… un génie…Inattaquable.

    • Deux ennemis du RN… Cessez de voir des ennemis partout c’est mauvais pour la tension en plus de contribuer à se faire balancer aux élections. Et puis de temps en temps, une petite critique fait plus de bien que de mal.

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