Politicard : quand les affaires deviennent un jeu
Vous portez à la vie de la cité un intérêt motivé par la recherche du bien commun, mais votre regard sur la vie politique actuelle est pour le moins nuancé, entre espérance, inquiétude, déception et parfois même dégoût ? Alors, prenez le parti d'en sourire et d'en jouer. Et cela tombe bien : Politicard a été inventé pour vous.
Comme dans la vraie vie, le surgissement continuel de nouvelles « affaires » vous rappelle combien les liens étroits entre la politique et l’argent, jusqu’au plus haut des sphères de pouvoir, mettent à rude épreuve la probité attendue de ceux qui représentent et gouvernent. Vous entrez dans un univers où, malgré de nombreux garde-fous légaux et réglementaires, (presque) tous les coups sont permis pour qui veut le pouvoir. Et l’occasion vous est donnée de vous sortir d’affaires pour la plupart peu reluisantes.
Ambitieux ? Vous avez les cartes en main
Pas de tapis de jeu : ici, les cartes font tout le travail. Elles plantent un décor fait d’avidité et de cupidité d’où surgissent des affaires d’abus de pouvoir, d’argent et de sexe. Sous les reflets faussement engageants de la devise républicaine placardée au fronton des monuments officiels s’agite un monde de Stavisky de plateaux, d’ambitieux vivant d’entre-soi, de manœuvres douteuses et de discours creux, marécage dans lequel vous devrez tirer votre épingle du jeu.
Une fois retournées, des cartes cachées révèlent les « affaires » dans lesquelles vous trempez. À vous, au fil des tours, de vous défendre, mais aussi d’attaquer les autres. Le premier à avoir résolu cinq affaires l’emporte. Et pour atteindre cet objectif, chaque joueur a en permanence cinq cartes en main. Tout le nécessaire pour se défendre, attaquer, embrouiller…
Gérez vos « affaires » et celles des autres…
Les cartes « affaires » désignent des accusations graves portées contre un « politicard ». Leur couleur les classe par genre : bleu pour les abus de pouvoir, vert pour les affaires d’argent et rouge pour les scandales sexuels. Trafic d’influence, achat de votes, faux et usage de faux, association de malfaiteurs, corruption, recel d’abus de pouvoir, favoritisme, extorsion, emploi fictif, blanchiment, harcèlement sexuel, proxénétisme, usage de stupéfiants… la collection complète du parfait élu ripoux vous attend au détour de la pile de cartes.
La pratique politique est surtout une parole, sincère ou pas. Alors, pour vous défendre des accusations dont on vous accable, vous disposez de cartes « éléments de langage ». Elles sont elles aussi classées en bleu, vert et rouge afin de correspondre à chaque genre d’affaire. « c’est une chasse à l’homme politique ! », « je suis innocent », « acharnement judiciaire », « Il n’y a rien dans le rapport »… Plus c’est gros, mieux ça passe.
On vous accuse des pires turpitudes ? Faîtes-en alors porter le chapeau à votre voisin au moyen d’une des trois cartes de « lâchage en règle » : « un pour tous, tout le monde tombe », « bonnet blanc et blanc bonnet » et « complot ». Scandale garanti.
Tricher, c’est gagner
Mais si ces combines poissardes ne suffisent pas à vous sortir de la mouise, il vous reste encore les cartes « entre les mailles ». À la façon de Charles Pasqua, la carte « nouvelle affaire dans l’affaire pour qu’on n’y comprenne plus rien » va embrouiller son monde. La carte « alliance de circonstance » vous autorise à refiler l’affaire à un voisin, qui la résoudra à votre place. Vous voulez rejouer la bonne blague du « sang contaminé » ? La carte « responsable mais pas coupable » est faite pour vous : l’affaire est annulée par magie !
Votre voisin progresse et menace de vous doubler au poteau ? Envoyez-lui la maison poulaga pour calmer ses ardeurs avec les cartes « immobilisation » : la carte « garde à vue » l’immobilise pour un tour, la carte « détention provisoire » pour deux tours. Et si, par malheur, c’est vous qui vous trouvez ainsi convoqué au commissariat, la carte « immunité » vous permet d’annuler purement et simplement les effets d’une carte « garde à vue » ou « détention provisoire ».
Politicard est destiné aux plus de 14 ans. Une partie dure environ 30 minutes. Elle se joue à au moins deux et jusqu’à huit joueurs. Le jeu est vendu dans toutes les bonnes librairies, physiques ou en ligne. À vous de jouer...
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7 commentaires
Intéressant. A voir.
Il fallait y penser ! Mais c’est un jeu qui ne me fera pas rire.
Ce jeu est seulement un habile détournement de l’art politique pour enrichir ses concepteurs, ou réellement agréable à jouer ?
le titre de ce jeu ne reflète pas la réalité de cette caste ! …
Il aurait dû s’appeler « Polytocard » ! …
ou bien « Politicaille » (la racaille de la politique)
Ca pourrait être amusant, et divertissant. L’avez-vous essayé, M le journaliste ?
ça pourrait aussi donner des mauvaises idées à ceux qui n’y auraient jamais pensé.