Crans-Montana : bravoure, altruisme… et peut-être un miracle ?
Le bilan provisoire de l’incendie qui, dans la nuit du réveillon, a ravagé le « Constellation », un bar de la station de sports d’hiver de Crans-Montana, en Suisse, fait pour le moment état de quarante morts et de près de 120 blessés. D’un strict point de vue sécuritaire, c’est une catastrophe. Les gens étaient trop nombreux, le plafond semble avoir pris feu très rapidement, la bousculade a empêché les gens de s’enfuir. Traumatisés, les survivants parlent de torches humaines, de hurlements désespérés… L’horreur a surgi bêtement, comme il arrive souvent, et à l’heure qu’il est, de nombreux grands brûlés, répartis dans les hôpitaux de Suisse et d’ailleurs, luttent encore pour leur survie.
Des raisons d'espérer
Toutefois, dans ce brasier, il y a eu de grandes raisons d’espérer. Nombreux sont ceux qui regrettent le bon vieux temps où les gens s’entraidaient, se plaignent de l’égoïsme des jeunes générations ou dénoncent l’ensauvagement inédit de la société. Ils n’ont peut-être pas tort, mais les premiers témoignages des survivants de l’incendie sont pleins d’actes d’héroïsme désintéressé et de dévouement à autrui. Gianni, un étudiant en génie mécanique de 19 ans, qui avait une formation de secourisme, a passé la nuit à essayer de ranimer les victimes. Il a fait des massages cardiaques et improvisé des brancards. Théo, Mathis ou Denis, des jeunes gens à peine majeurs, dont la chaîne RTS raconte l’histoire, n’avaient, eux, aucune formation préalable. Ils ont fait ce qu’ils croyaient devoir faire : mettre les gens à l’abri, leur parler, essayer de les sortir à tout prix du sous-sol du bar. Ils se sont conduits en héros, eux aussi. Mathis témoigne très simplement de ce qui s’est passé : « Qu'ils sachent que leurs proches, même dans leurs derniers instants, avaient des gens qui ont été là pour eux. Il y a eu une grande solidarité, il y a eu un travail exemplaire des médecins, même des civils. On a essayé d'être là. Personne n'a été mis de côté. »
Une messe de 400 personnes
Du point de vue spirituel, la messe célébrée en hommage aux victimes a réuni près de 400 personnes et des dizaines de bouquets de fleurs ont été déposés sur une route qui surplombe le bar ravagé par les flammes. Et puis, il y a ce témoignage d’une jeune fille, une certaine Laetitia, qui raconte, les larmes aux yeux, le curieux phénomène auquel elle a assisté : « J’ai un ami qui n’arrivait pas à sortir, il s’est juste assis et il a tenu sa croix dans sa main. Le feu l’a esquivé, le feu était juste tout autour de lui mais pas sur lui, et il a survécu […] Je veux juste remercier le Seigneur de m’avoir sauvée. » Est-ce cela ne ressemblerait pas, par hasard, à une sorte de miracle ? On n’en est pas là. Prions d’abord pour ceux qui sont entre la vie et la mort. Toutefois, un tel témoignage est pour le moins troublant, surtout quand on sait qu’il pleuvait du feu depuis le plafond, puisque des gouttes de matière plastique en fusion tombaient sur la tête des fêtards pris au piège.
Au cœur d’une tragédie comme celle-ci, on constate qu’il existe un certain nombre de faits admirables. On oublie bien souvent d’en parler, préférant rechercher les responsables, blâmer les imprudents, pester contre les secours qui ne vont pas assez vite ou les hôpitaux saturés. Alors sachons rendre grâce à ceux qui ont donné de leur temps et de leur énergie pour essayer de sauver des gens qu’ils ne connaissaient pas… et à Celui qui a peut-être, d’après le témoignage de cette jeune fille, empêché quelqu’un qui avait mis sa foi en Lui au moment décisif de mourir.
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84 commentaires
Je suis un vieux boomer de 76 ans mais il me reste une once de réflexion ! pour moi les premiers responsables de ce drame sont les quelques jeunes qui ont projeté vers le plafond leurs bougies enflammées !!!!
Que les proprio du lieu ne leur ont pas interdit de le faire m’interpelle néanmoins .
jimmi
Tout d’abord, nous partageons sincèrement l’immense chagrin de toutes les familles endeuillées à la suite de cette inexcusable tragédie. De telles horreurs ne devraient plus arriver de nos jours après ce qui s’est produit en Isère à St Laurent du Pont en 1970 au 5/7 et en 2016 au CUBA LIBRE/ Comment se fait-il que cet établissement n’aie pas été contrôlé pour s’assurer de sa conformité en cas d’incendie ? Et pourquoi autant de personnes dans si peu d’espace ? Pourquoi une seule sortie de secours ? N’y avait-il donc pas d’extincteurs dans ces salles ? Quoiqu’il en soit, BRAVO à toutes ces personnes qui ont fait leur possible pour sauver des personnes malgré la fournaise.
J’ai suivi le drame. Je vois comme d’habitude qu’il est toujours facile d’être un héro sur son canapé ou derrière son écran. Mais qui peut dire ce qu’il serait capable de faire dans une telle circonstance ? D’abord, la plupart de ces personnes étaient jeunes et même très jeunes. La plupart n’ont jamais vécu de drame ni de près ni de loin, n’ont jamais eu de formation spécifique en cas d’incendie, comme peuvent l’avoir des salariés d’une grande entreprise. Qui de tous ceux qui font des commentaires savent seulement se servir d’un extincteur sur quel type de feu et comment s’y prendre ? Et ces extincteurs, où étaient-ils positionnés, existaient ils ? Est-ce que le personnel le savait, était-il formé pour s’en servir ? L’ont-ils fait ? A ce stade, nous n’avons aucune réponse. Donc prudence. Ce que je sais depuis très longtemps cependant, c’est qu’un feu doit être stoppé dans la première minute, car ensuite c’est perdu sans des moyens appropriés et parfois colossaux.
Cela me rappel le 5-7 à Saint Laurent du Pont dans l’Isère quand j’étais jeune, les mêmes causes et les mêmes effets Plus de 140 morts asphyxiés et brûlé par le plastique en fusion, toutes des boîtes de nuit ont été fermées de nouvelles normes ont été mises en places
Tout mon soutien aux familles de ce drame
Un immeuble ancien au centre ville , un bar qui se transforme occasionnellement en boite de nuit , des bricolages pour insonoriser le local , un escalier étroit qui accède au sous-sol lieu de tous les excès festifs , des comportements risqués, une serveuse sur les épaules d’un serveur, une bouteille de champagne surmontée d’un feu prés du plafond bas .
J’estime que Cnews en a fait des tonnes , pour la chaine , plus rien ne comptait , je l’ai zappée .
Moi aussi
J’estime que Cnews en a fait des tonnes , pour la chaine , plus rien ne comptait , je l’ai zappée .
Quand c’est le chaos il y a toujours des gens qui se lèvent pour aider, secourir, fusse au péril de leur vie, pendant que d’autres se couchent ou filment avec leur portable. On vit ensemble mais pas de la même façon et selon les mêmes principes.
Bien d’accord, les pires pour moi ce sont ceux qui filment, qu’on ne sache pas comment aider encore je peux comprendre
Pour moi les gestes de premier secours devraient être enseignés dès le collège au lieu de leur EVARS nocif
On voit que l’avidité des exploitants ou/et leur incompétence sont mortelles. ils se refusent à investir dans des matériaux ininflammables. ces gens sont des meurtriers potentiels et seraient sévèrement condamnés. La bêtise ne peut être une excuse. Il y a un devoir d’information et de prudence, de limitation des participants quand on organise de tels événements. Sur un autre ton, le son excessif dans ce type d’ évènements, rend les jeunes sourds et les abrutit avec la combinaison de l’alcool en excès. Il faut aussi limiter les niveaux sonores.
Il parait que les propriétaires de l’endroit ont deux autres établissements dans cette station de sports d’hiver ultra-chic de Suisse , et ces propriétaires viennent de France plus précisément de la Corse . Montant de l’investissement total venu d’une des régions les plus déshéritées de France ?