[POINT DE VUE] Chute historique de la natalité : cela ne fait que commencer…

Sur les quinze dernières années (entre 2010 et 2025), les naissances ont baissé de 20 %. C’est proprement terrifiant.
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Ce sont nos confrères du Figaro qui révèlent ces statistiques terribles : selon les chiffres de l’INSEE, au cours des dix premiers mois de l’année 2025, la natalité française a chuté de 2,3 %. Pourtant, l’année 2024 était déjà un triste record historique, puisque c’était l’année au cours de laquelle il y avait eu le moins de naissances depuis la Seconde Guerre mondiale, avec 660.800 nouveau-nés. Tous les départements sont touchés, sauf La Réunion… et Mayotte, qui accueille en outre, comme on le sait, de nombreux Comoriens dont les familles viennent accoucher sur ce petit coin de France afin de faire bénéficier leurs enfants des largesses du droit du sol. Et ce sont les trois régions qui sont habituellement les plus fécondes (Hauts-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes et Île-de-France) qui enregistrent les baisses les plus spectaculaires. Si l’on prend un peu de recul, sur les quinze dernières années (entre 2010 et 2025), les naissances ont baissé de 20 %. C’est proprement terrifiant.

Macron et son réarmement démographique qui fait pschitt...

Emmanuel Macron a eu beau parler de réarmement démographique, il ne s’est rien passé. L’Assemblée nationale a bien lancé une de ces « missions d’information » dont elle a le secret afin de trouver les causes et conséquences de cette spectaculaire dégringolade de la natalité. Elle rendra ses conclusions en janvier. Des sondeurs ont bien été recrutés pour sonder les Français afin de connaître « les déterminants de la natalité, leurs expériences et attentes en matière de parentalité, ainsi que leur perception des politiques publiques qui y sont associées ». Ils cesseront leur campagne de sondage le 4 décembre. Et le Sénat, lui, a bien approuvé, le 24 novembre, la création d’un congé de naissance supplémentaire de deux mois, qui s’ajoute aux congés paternité et maternité. Cela est bel et bon.

À notre tour, risquons quelques hypothèses sur les causes et conséquences de cette dénatalité massive. Les causes sont multiples, bien sûr : égoïsme et consumérisme, angoisse existentielle devant l’état du pays et les perspectives d’avenir au nombre desquelles on peut, si on veut, ranger l’angoisse climatique ou la peur de la guerre mondiale. Et puis, il y a les impôts qui étranglent les parents, l’école qui rend les enfants idiots, le sentiment d’insécurité qui risque de les faire mourir prématurément. Les conséquences sont tout aussi variées, évidemment : d’abord, il y aura la chute de la pyramide de Ponzi des retraites. La retraite par répartition est bâtie pour un pays qui a des enfants en grand nombre, puisque chaque génération doit payer les retraites de la précédente. Et comme les Français ne veulent pas qu’on touche à leurs petits privilèges, ce sont leurs enfants ou leurs petits-enfants qui se saigneront pour payer notre célèbre modèle que le monde entier nous envie.

Il y aura aussi une baisse de la population active, donc la nécessité de baisser nos exigences de PIB ou d’embaucher une main-d’œuvre immigrée sans qualifications ni volonté de s’intégrer. Et puis, si l’on parle de la fameuse « guerre à nos portes », il faudra recruter chaque année, comme le rappelait Georges Michel ce vendredi sur Radio Courtoisie, près de 90.000 jeunes femmes et jeunes gens pour servir dans l’armée, la gendarmerie, la police ou dans le service militaire volontaire*. Un jeune sur six... Demain, probablement, un jeune sur cinq. Avec la perspective, en cas de conflit majeur, que mille d’entre eux meurent tous les jours : en deux ans de guerre, une classe d’âge entière disparaîtrait.

Les temps qui viennent sont bien sombres. Que ceux qui ont des enfants les regardent au fond des yeux, avec tendresse et confiance, comme le plus précieux des trésors. Et faisons tous l’effort de leur offrir un avenir meilleur que celui qu’on nous prépare. Il faudra plus que les coups de menton d'un Emmanuel Macron pour que la France retrouve sa « force d'âme » (pour reprendre les mots du général Mandon) afin d'éviter cet hiver démographique vers lequel nous allons.

 

*24.000 pour les armées de terre, de l'air et la marine, 13.000 pour la gendarmerie, 6.000 pour la police nationale et, à l'horizon 2035, 50.000 volontaires pour le service militaire annoncé par Emmanuel Macron.

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Arnaud Florac
Chroniqueur à BV

Vos commentaires

51 commentaires

  1. « Et comme les Français ne veulent pas qu’on touche à leurs petits privilèges, ce sont leurs enfants ou leurs petits-enfants qui se saigneront pour payer notre célèbre modèle »
    Désolé, il ne s’agit pas d’un privilège, les francais ont cotisés pour leur retraite et demandent simplement que le contrat soit rempli.

  2. Et c’est normal cette baisse, toute population animal en situation de stress se régule. Ce n’ est pas en nous remplaçant par des extra européens que les choses vont s’améliorer, au contraire cela va empirer. La surpopulation humaine c’est le principal problème de cette planète donc réjouissons nous pour cette baisse et en plus cela fera plus d’emploi en France. Rappelons nous qu’il y a pas si longtemps, un bachelier pouvez avoir une carrière magnifique et qu’en plus la France atteignait son âge d’or!

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