Pacte vert automobile européen : Stellantis contre-attaque
La révolte gronde, parmi les constructeurs automobiles européens. À peine nommé président du groupe Stellantis (fusion des anciens groupes Peugeot-Citroën et Fiat), Antonio Filosa a fait comprendre à la Commission européenne tout le mal qu’il pense du « Pacte vert » automobile. « Il faut passer du dialogue stratégique à l’action stratégique, et vite. Sinon, le déclin de l’industrie automobile européenne risque d’être brutal », a-t-il déclaré, dans Les Échos.
"L'industrie se contracte en Europe sous la pression de la réglementation et c'est très inquiétant." ➡️ https://t.co/5NlCzA9FgB pic.twitter.com/wNA1Tka4Yv
— Les Echos (@LesEchos) September 8, 2025
Un propos qui fait référence à de prochaines discussions avec l'Union européenne. Elle permettront de corriger les objectifs coercitifs délirants imposés par Bruxelles aux constructeurs (les amendes prévues pourraient mener certains à la faillite) : réduction de 55 %, d’ici à 2030, des émissions de gaz à effet de serre, puis interdiction à la vente de véhicules neufs fonctionnant avec un moteur à combustion essence, diesel ou hybride. Pour le nouveau patron de Stellantis, ces objectifs sont tout simplement impossibles à atteindre « dans les conditions actuelles ».
Des mécanismes correctifs
Faute d’un renoncement à l’ensemble du Pacte vert bruxellois, il demande la mise en place rapide de mécanismes correctifs, comme par exemple une meilleure prise en compte des hybrides dans le calcul du bilan carbone des constructeurs, des crédits très avantageux pour les petites voitures électriques ou encore le déploiement d’un nouveau système de primes à la casse qui permettrait de favoriser un renouvellement du parc automobile devenu extrêmement lent.
Antonio Filosa a aussi tenu à alerter Bruxelles sur le danger qui menace le marché des utilitaires légers. Les chiffres de ventes des modèles électriques y sont plombés par leur coût trop élevé pour la plupart des professionnels. « Cette baisse équivaut à la production de deux usines et met en danger 50.000 emplois », explique-t-il. L’usine française de Stellantis, située à Hordain (Nord), pourrait fermer ses portes. Antonio Filosa réclame donc pour ce marché en danger un report de trois à cinq ans de ces objectifs de décarbonation.
Les Allemands, aussi, attaquent Bruxelles
Le président de Stellantis ne fait que joindre sa voix à celles de ses collègues allemands. Récemment, la direction du constructeur bavarois BMW suggérait de repousser l’échéance de l’interdiction des ventes de véhicules thermiques neufs à 2050. Quant au PDG de Mercedes-Benz, qui préside par ailleurs l’Association des constructeurs européens (ACEA), il a été clair : « Atteindre les objectifs rigoureux fixés pour les émissions de CO2 des voitures et des camionnettes pour 2030 et 2035 n’est tout simplement plus réalisable, dans le monde actuel. » Ola Källenius propose plutôt de « recalibrer la trajectoire actuelle de réduction des émissions de CO2 dans le transport routier afin de garantir la réalisation des objectifs climatiques de l’UE tout en préservant la compétitivité industrielle, la cohésion sociale et la résilience stratégique des chaînes d’approvisionnement de l’Europe ». Les difficultés des constructeurs rejaillissent évidemment sur les équipementiers. Pour Jean-Louis Pech, patron d’Actia et président de la Fédération des industries des équipementiers pour véhicules (FIEV), sa filière devrait perdre environ 10.000 emplois, dans les deux ans à venir.
Inquiétude à la tête de Stellantis https://t.co/hWYeyrzR3T pic.twitter.com/gcENpxQHkh
— AutoPlus (@AutoPlusMag) September 9, 2025
Si les constructeurs allemands se sont montrés très favorables à la signature, par Ursula von der Leyen, du Mercosur - un accord qui leur ouvre en grand les portes des marchés sud-américains -, ils sont en revanche fortement pénalisés (et bien plus que Renault et Stellantis) par les droits de douane que leur impose l’administration Trump sur le marché nord-américain. On comprend, dès lors, qu’ils tentent eux aussi de desserrer l’étau du Pacte vert afin d’espérer contrer une menace chinoise qui se précise sur le marché du tout électrique.
Ursula von der Leyen et Stéphane Séjourné en marche arrière
Tout en maintenant le principe de son Pacte vert, Ursula von der Leyen avait déjà décidé, le 3 mars dernier, de dispenser d’amendes, en 2025, les constructeurs n’ayant pas atteint leur objectif carbone. Vu l’urgence, Stéphane Séjourné, le vice-président à la Commission européenne, a par ailleurs annoncé que la discussion sur la « clause de revoyure » des objectifs environnementaux européens et l'échéance de 2035, prévue dans le Pacte vert, sera finalement avancée à la fin 2025. La réalité, parfois, se venge de l’idéologie.
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49 commentaires
Cette Van der Leyen est une Impératrice incompétente
L’escrologie punitive n’a pas de limite. Mettre en péril 14 millions d’emploi dans une Europe en déconfiture ne pose pas de problème au dictateur en chef von der Leyen. De même, que les gueux n’aient pas les moyens d’acheter des voitures qui ont du mal à sortir des villes n’est pas un sujet qui les intéressent. Et qu’il soit impossible, même à horizon 2035 ou 2050 de produire suffisamment d’électricité pour leurs poubelles sur roues ne perturbe pas leur idéologie.
Mais les allemands protestent, alors on a une chance de revenir en arrière … tant qu’il est encore temps.
C’est quoi un fonctionnaire c’est celui qui n’en a pas assez pour se mettre à son compte et se prends avec sa fonction le maître des forges complètement ignares de l’entreprise du commerce de l’artisanat de l’industrie de l’agriculture et comme il est plus souvent au repos qu’au boulot il cogite « qu’est-ce que je pourrais inventer pour emmerder le privé « No comment
Le pacte vert, signé par des incompétents en tout comme la plupart des politiciens européens.
Il faudrait surtout frapper d’amendes la commission de Bruxelles.
Messieurs Pasqua, Séguin , revenez qu’on vous entendent à nouveau avec Philippe De Villiers.
Tout à fait, jamais j’achèterais une voiture électrique
Mais c’était avant !!!
Alors que tout le monde le pense, voilà comment des fonctionnaires obtus auront réussis à faire perdre dix ans de progrès à nos motoristes et a nos constructeurs. De quoi les remettre bien derrière les chinois et autres producteurs lucides, eux.
Et les moutons français achètent chinois, pénalisant leurs industries et se préparent ainsi à devenir les futurs esclaves de l’empire du milieu.
Les pompiers vont avoir de sérieux problèmes quand les casseurs mettront le feux aux véhicules !
A-t-on estimé la dangerosité de ces véhicules que ce soit dans les parkings publics ou d’immeubles en cas d’incendie ?
On pourra toujours avancer le fait qu’en Chine la voiture électrique s’est imposée sans problème, mais :
« On ne nous dit pas tout » !
Pourquoi ces « grands » dirigeants l’autorité énorme se sont ils tus le jour de ce secret ???
Il existe une première technologie alternative: cf. l’inventeur de la batterie aluminium-air, une batterie sans lithium, 2.500 kilomètres d’autonomie, un prix de revient de 7 centimes du km, un temps de changement de batterie de 90 secondes. Coordonnées: Société Metalectrique Battery Systems (immatriculation du 11-07-2006, radiation du 04-03-2010), 8 route de CHÂTEAUROUX, 36200 ARGENTON SUR CREUSE, RCS 490 895 729, APE 7219Z (Recherche-développement en sciences physiques), Président Mr Trevor JACKSON.
Combinez cette batterie avec une invention russe, le moteur électrique supraconducteur à température ambiante, validé sur un avion de 16 tonnes.
Quant à l’usine Avotaz (400.000 voitures par an), construite par Renault, elle est prête.
Il existe une seconde technologie alternative, le moteur quantique, inventé en 1932 par Nikola TESLA.
Récemment, l’Inde, dissuadée par les USA de reprendre les recherches, a fait placer ses laboratoires sous la protection de l’armée.
Or, les indiens ont une culture mathématique ancienne; que l’on songe au Condensat de Bose-Einstein.
Merci de cette information que l’incompétent séjourné ne connait même pas car soumis à la louve allemande
Si cette solution existait et était réellement applicable à l’échelle d’un pays ça se saurait !
Souvenez-vous de la révolution du moteur à eau qui a fait plouf !
Voilà le type même d’argumentaire totalement fantaisiste qui fait le jeu des technocrates de Bruxelles.
Reculons les interdictions jusqu’en 2050, d’ici là l’Europe de Bruxelles (Ursula n’a même pas été élue par les peuples) et ses lois liberticides complètement hors sol se seront cassées la figure. Et on roulera toujours avec le bon vieux moteur à explosion qui ne fait pas boum ! contrairement aux boîtes de conserves électriques…
Vouloir décarboner le transport est une ineptie et tous les projets soit disant prometteurs comme le e-fuel, le bio carburant, l’hydrogène vert… sont une pure arnaque.
Le seul moyen de transport décarboné est et restera le train avec les limites que l’on sait dès qu’il y a du gel sur les caténaires.
Les constructeurs automobiles auraient du se faire entendre depuis longtemps et devraient arrêter de demander encore des aides comme les primes à la casse ou autres incitations payées par le contribuable. Il serait temps qu’ils admettent que notre économie soviétique est un échec et qu’ils se convertissent enfin à l’économie de marché.
J’ai les moyens d’acheter un véhicule neuf pour remplacer mon break diesel de 12 ans, je ne le fais pas car aucun modèle ne me convient. Le patron de Stellantis devrait savoir que le client est roi !
Les constructeurs « teutons », comme d’habitude, francs comme des ânes qui reculent ont patiemment attendu que « la » Von der Layen ait signé (au nom de qui ? on ne sait pas) le Mercosur. Celui-çi leur ouvre les portes de l’Amérique du sud pour la vente de leurs voitures, au détriment de l’agriculture française. Et puis, ils pleurnichent pour obtenir que la même Von de Layen assouplisse les diktats sur les moteurs thermiques. Elle est pas belle l’europe !
Le pacte vert, cette bêtise inventée par les écolos abrutis et soutenu par Bruxelles est une ineptie suicidaire. Maintenant que les teutons s’en rendent compte, il y a une chance que ça tombe à l’eau…
Bien observé.
Ce n’est en « reculant » les accords du pacte vert qui vont résoudre ce qui se passe dans l’UE ! …
TOUS les secteurs dont « s’occupe » la VDL sont en putréfaction ! …
C’EST ELLE ! … ET l’UE qui sont « le problème » …
Sans subventions (« c’est Nicolas qui paie ») les véhicules électriques – cette pure arnaque – ne se vendraient pas.
La nécessité de subventionner les véhicules électriques réside dans le fait qu’en matière industrielle on ne peut pas aller contre les lois de la physique. Les industriels le savent parfaitement. Les coûts de production d’un véhicule électrique sont STRUCTURELLEMENT plus élevés, et de beaucoup, qu’un véhicule thermique. Mais les politocards croient que l’on peut par la magie du verbe agir sur le réel. Et je ne parle même pas des élus escrolos et de gauche et de leur « pensée » (sic) magique !
La dictature verte qui tue notre industrie, notre agriculture….