Non, les amis de Quentin n’ont pas délibérément refusé de le conduire à l’hôpital

Après avoir été tabassés par plusieurs antifas, Quentin et son ami, sous le choc, ont marché avant d'être secourus.

« Le mensonge prend l’ascenseur, la vérité prend l’escalier », a-t-on coutume de dire. Une expression qui peut s’appliquer au traitement médiatique du tragique meurtre de Quentin, ces derniers jours. Depuis la sortie d’une nouvelle vidéo, censée rétablir la vérité sur le lynchage de Quentin, les médias, notamment la presse quotidienne régionale et de gauche, affirment que les amis de Quentin auraient délibérément refusé de conduire ce dernier à l’hôpital par crainte de la police.
Ce discours est faux.

 

Selon nos informations, et contrairement à ce qu’affirment plusieurs médias, la personne qui déclare, dans cette vidéo qui circule sur les réseaux, « s’il ne veut pas de problème avec la police, il faut qu’il parte » n’est pas un ami de Quentin. Sur cette vidéo, un de ses amis, Louis (prénom d’emprunt), se trouve sur la droite. À ce moment-là, tout comme Quentin, celui-ci ne détient pas toutes ses facultés. Quelques minutes auparavant, Louis a été pris à partie par quatre militants antifascistes. Projeté au sol, il a perdu connaissance à la suite d’un KO. Alors qu’il a perdu connaissance, les autres membres de l’équipe de sécurité de Némésis se confrontent avec les antifascistes. Plusieurs canaux antifa ont diffusé des photos prises par les militants d’extrême gauche de cet affrontement. On y voit Quentin en position de garde, poings redressés au niveau du visage. Politiques et médias de gauche se servent de ces documents pour affirmer que les identitaires ont tendu un guet-apens au groupe de Jacques-Elie Favrot.

L’avocat d’un des militants nationalistes réfute cette version. « C’est purement l’inverse. À plusieurs reprises, un homme en moto a repéré la dizaine de personnes dont mon client, puis les antifascistes sont arrivés pour en découdre. » Europe 1 rapporte ainsi qu’un deux-roues effectuait des allées et venues, comme s’il avait pour mission de faire des repérages. La moto apparaît, toujours selon les informations d’Europe 1, à plusieurs reprises sur les images de vidéoprotection de la ville épluchées par les enquêteurs : « Cette moto, précise la station, intéresse aujourd’hui les policiers, car le comportement du conducteur semble correspondre au mode opératoire déjà observé lors de précédents affrontements impliquant l’ultra-gauche dans la ville de Lyon. » Il y a deux semaines, une militante Némésis, agressée par le public de Sciences Po Lyon, affirmait auprès de BV avoir vu des militants antifascistes se ruer vers l'endroit où se tenait Quentin et ses amis.

Après l'agression

Au moment où Louis reprend connaissance, ne reste plus que Quentin sur les lieux, sonné après son terrible lynchage. Il a reçu, à de très nombreuses reprises, de violents coups dans la tête. L'analyse minutieuse d'une vidéo prise par un témoin nous permet de constater qu'un des antifascistes a pris de l’élan, planté son appui et envoyé un coup de pied aussi précis que puissant. Un geste ample pour maximiser le choc sur la tête au sol.

Une passante décide d’appeler les secours. Au téléphone, l’assistant de modération médicale répond qu’il ne peut pas envoyer dans l’immédiat une des équipes, pour la plupart déjà mobilisées ailleurs dans la métropole. En état de choc, se sentant en danger et n'ayant pas toutes leurs facultés, Quentin et son ami quittent les lieux pour rentrer chez eux après avoir été filmés par un individu proche de canaux antifascistes. Quai Fulchiron, Quentin est pris de nausées puis perd connaissance. Son ami l’allonge sur le banc d’un arrêt de bus. Le SAMU est rapidement prévenu. Une fois sur place, les secours décident de prendre aussi en charge l’ami de Quentin. L’un est hospitalisé à l'hôpital de la Croix-Rousse, l’autre en état de mort cérébrale à l’hôpital Édouard-Herriot. L’ami de Quentin passera le protocole commotion jusqu’à tard dans la nuit. Louis constate avoir des pertes de mémoire sur cet événement traumatisant.

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Jean Bexon
Journaliste

Vos commentaires

30 commentaires

  1. Les bras m’en tombent. Entendre ce que les gauchistes calomnient, diffament un disparu qui ne peut rétablir la vérité, une personne qui aidait les plus démunis, soit disant s’entrainait dans les bois, n’importe quoi !
    De plus s’entrainait a tuer le tout sans non seulement donner le début d’une preuve sans le moindre indice qui nous donnerait un petit doute, vraiment la justice ne fait pas son travail, pas le moindre procureur qui pourrait se saisir d’une enquête pour établir la vérité, il y a des sanctions qui se perdent mais quant c’est la gauche tout les coups sont permis.
    Calomniez, calomniez autant que vous le pouvez, il en restera toujours quelque chose au final.

  2. Elle est où l’Arcom ? Elle est où la commission créée par Macon pour lutter contre les « fakes news » (accessoirement, car surtout pour recaser les copains) ? Ces antennes gouvernementales ont-elles une obligation de résultat ou ont-elleW pour unique but de recaser les copains recalés aux élections ?

  3. Les racailles bien sur donnés des version contraires.si on les écoutent Quentin se serait ..tue tout seul. J’espère que tous vont prendront entre 10 et 20 ans selon le degré d’implication. Attention, ils pense que le temps joue pour eux et l’oubli. Pas d’oubli

  4. Attention aux mots car il y a une bataille de la communication en passe d’être perdue.
    Il faut absolument arrêter d’utiliser le terme d’antifasciste qui cautionne implicitement l’acte ignoble de ces racailles

    • C’est exactement la réflexion que je me suis faite quand j’ai vu le mot employé. Et c’est très juste de parler de guerre de communication. J’ai l’impression que les gens de droite sont long à la détente et très mous dans leur défense. À l’image du peuple de veaux que nous sommes. Il serait temps de répliquer et sans langue de bois, comme le font heureusement certains, mais encore trop peu !

  5. Que Quentin ait refusé ou pas d’aller à l’ Hopital,qu’il ait été nationaliste,militant de soi disant extreme droite ou pas,qu’il y ait eu une » rixe » ou pas..ne change rien..entre 6 et
    9 lâches qui s’acharnent a coup de pieds dans la tête d’un homme seul sont des assassins et rien d’autre,pas  » des antifas » ou des gentils gardes du corps du Mme Hassan..

  6. S’il est probable que, compte tenu du massacre immonde dont il a été victime, rien n’aurait pu sauver Quentin, il est exact que lorsque l’on est victime d’un choc important à la tête (même lors d’un accident de voiture par exemple), les soignants disent toujours immédiatement de ne pas bouger et d’attendre les secours. Encore une fois, je ne sais pas si cela aurait changé quelque chose, mais il est dommage que personne ne lui ait donné ce conseil médical de base dans ces circonstances : Rester allongé au sol, avec quelqu’un à ses côtés pour le protéger, et ne pas se relever jusqu’à ce que les secours arrivent.

  7. Les articles qui parlent de « nationalistes » semblent insister sur le fait qu’aimer son pays est signe de délinquance. On valorise les « antifascistes » comme des justiciers.
    Et on veut faire taire certains médias.
    Dans quelques années on se retrouvera en Iran.

  8. Comment des journalistes délirants peuvent-ils prétendre que le jeune Quentin aurait refusé de se rendre à l’hôpital…?
    Mais quelle est l’éthique de ces gens là? Dorment ils
    bien? Pensent-ils que ce jeune homme pourrait être leur fils, leur petit-fils ou leur frère?
    J’ai honte pour es médias qui choisit les bonnes ou les mauvaises victimes.
    Peut-être ce garçon était il d’extrême droite ou d’une droite nationale , était ce une raison pour l’exécuter?
    Madame Ernotte prétend qu’elle décrit le monde comme elle voudrait qu’il soit et donc comme il est réellement ; est-ce donc ce monde quel promeut?

    • Antifasciste leur donne bonne conscience .
      Si tel est le cas, alors ils sont anti eux mêmes.
      Je suis d’accord pour dire que ce qualificatif valorisant est une ineptie, d’accord aussi pour constater qu’être nationaliste n’est un crime.

  9. Il ne devait pas avoir conscience de son état, logique après un traitement pareil.
    En 2018 j’ai été victime d’un malaise, chez moi et ma fille de 14 ans à l’époque à appelé les secours, je suis assez froussard avec ce qui est hospitalier et je refusais de suivre les ambulanciers j’étais complètement incohérent et je m’en souviens un peu.
    Résultat, j’ai fini par aller à l’hôpital mais pour moi c’était rien je me sentais mal alors que c’était la maladie de Crohn qui venait de mettre en état de carences graves et que sans prise en charge je serai mort, j’ai passé plus de 8 mois a l’hôpital dont 5 en réa preuve que c’était grave mais moi j’en avais pas conscience.

    Alors vous imaginez ce jeune homme, il vient de prendre une très lourde bordée de coups, violents, dont plusieurs en pleine tête, oui il est possible de se relever de parler même mais juger soi même de son état c’est impossible.

    Ces amis auraient dû l’emmener à l’hôpital mais ne connaissant pas les lieux je ne saurais dire s’ils avaient une voiture à proximité.

    Ça me révolte, lui et ma fille avaient quasiment le même âge mais pour Quentin la gauche a décidé qu’il devait mourir et que vont faire nos juges largement à gauche aussi, le maximum pour condamner au minimum !

    La famille de ce gosse n’a même pas la possibilité de faire son deuil paisiblement car la encore la gauche l’en empêche.

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