[MUNICIPALES] Victoires LFI : grand remplacement et grand dérangement
Après la ville de Saint-Denis dimanche 15 mars, en ce deuxième tour d'élections municipales, onze municipalités dont six villes de plus de 30.000 habitants tombent dans l'escarcelle de la France Insoumise. Parmi elles, Roubaix (Nord), La Courneuve (Seine-Saint-Denis), Vénissieux et Vaulx‑en‑Velin dans la métropole de Lyon, Creil (Oise) et Le Tampon à la Réunion. Il faut y ajouter les villes moins importantes remportées par des candidats soutenus par le parti de Jean-Luc Mélenchon comme Le Blanc Mesnil ou Sarcelles. Trois de ces communes sont terriblement emblématiques. Si la basilique de Saint-Denis abrite la nécropole des Rois de France, Creil et Vaulx-en-Velin sont un peu celles par qui "tout est arrivé" il a déjà 30 ans. Dans l'une, la question béante et jamais réglée du port du foulard a défrayé la chronique, et c'est dans l'autre qu'a eu lieu la première déflagration du "vivre ensemble" sous forme d'émeutes de banlieues. Trente ans plus tard, ce sont tout naturellement les défenseurs de la diversité qui s'y imposent. Avec ici et là, des soirées électorales à l'image de leurs partisans.
À Roubaix, drapeaux palestiniens et algériens
Première ville de plus de 100.000 habitants tombée aux mains des Insoumis, Roubaix est désormais un bastion emblématique. Avec ses 53 % des suffrages, le député de la huitième circonscription du Nord, David Guiraud, depuis son parachutage en 2022, a largement travaillé sur le terrain, promu le « vivre ensemble » et, en janvier de la même année, s’est insurgé contre ce qu’il considérait comme l’implacable réalité de l’islamisation de « sa » ville. Une islamisation révélée par le reportage choc de Zone Interdite, aussitôt qualifié par Guiraud de « reportage de caniveau, insultant et malhonnête ».
Sa victoire de dimanche a ainsi, sans grande surprise, été fêtée à la mesure de son militantisme. Le chant des youyous s'est invité lors de sa prise de parole devant les caméras tandis qu'à l'extérieur, ses partisans agitaient des drapeaux palestiniens et algériens. Ce soir-là, le drapeau français n'avait plus sa place, tandis que les réjouissances se prolongeaient plus tard dans la nuit, rythmées par des tirs de mortiers, symptômes des scènes de liesses de cette nouvelle France... David Guiraud a également recueilli les félicitations personnelles du fameux rappeur Medine - celui qui chante « crucifions les laïcards sur le Golgotha » -, qualifié d' « islamiste » par la ministre macroniste Aurore Bergé. Médine a qualifié Guiraud de « roi du Nord »....
Les gardiens de la révolution islamique prennent leurs quartiers à Roubaix. https://t.co/ObE3TpOrMd
— Renard Jaune (@RenardJauneFL) March 22, 2026
De quoi laisser penser que les prédictions de l'anthropologue et chercheuse au CNRS Florence Bergeaud-Blackler - « la première ville islamiste de France sera Roubaix, sœur jumelle de Molenbeek »- se sont, ce 22 mars, bel et bien réalisées, malgré les 62,52 % d'électeurs silencieux qui se sont abstenus.
Ça commence.
Suite à l’élection de David Guiraud (LFI) à la mairie de Roubaix, des jeunes ont sorti des drapeaux algériens et palestiniens pour fêter sa victoire, mais aucun drapeau français.
Évidemment.
#electionsmunicipales2026 pic.twitter.com/9nHJBAESWe
— Jérémy Benhaïm (@JeremBenhaim) March 22, 2026
Roubaix : tirs de mortiers après la victoire de David Guiraud (LFI) #Municipales2026
(Vidéos InfoRoubaix) https://t.co/c4VTHZ2FCZ pic.twitter.com/tmwF6s07Ns
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) March 22, 2026
À Vaulx-en-Velin, la Palestine encore
Autre thématique très présente lors des victoires des Insoumis, la Palestine s'est invitée à Vaulx-en-Velin, municipalité dans laquelle est installée le premier « resto halal avec salle 100 % femmes « pour l’intimité » et une salle de prière dans une forte communauté musulmane ». Le nouveau maire, Abdelkader Lahmara, a pris publiquement la parole devant un drapeau palestinien. « Un collègue formidable à l’Assemblée, un type vraiment bien », se réjouit à son propos le député de Paris Aymeric Caron.
🗳️ Explosion de joie à #Vaulx-en-Velin. Les soutiens d'Abdelkader Lahmar (LFI) proclament sa victoire. Nous attendons encore les résultats officiels. #Municipales2026
Suivez notre direct ➡️ https://t.co/1vNqA6u0Zc pic.twitter.com/K2Or8TVeaf— Le Progrès Lyon (@leprogreslyon) March 22, 2026
Mais c'est à Sarcelles que les images de réjouissances des partisans du nouveau maire Bassi Konaté soutenu par LFI, mieux que tous calculs les plus savants des résultats électoraux, témoignent des réels changements de population.
📽️ Mairie de Sarcelles (Val d'Oise) ce soir.
Soirée de victoire du nouveau maire, Bassi Konate. https://t.co/pAWJql98nW pic.twitter.com/jERypLkxsz
— Noémie Halioua (@NaomiHalll) March 22, 2026
Sortie sous escorte policière pour les perdants
Des incidents notables et inquiétants ont par ailleurs émaillé les réjouissances du camp LFI lors de cette soirée électorale. À Creil, l’ancien maire PS Jean-Claude Villemain a ainsi été pourchassé et humilié après la défaite de sa liste par les partisans du nouveau maire LFI Omar Yaqoob. Plus grave : au Blanc Mesnil, où Demba Traoré (DVG, soutenu par LFI) a emporté la mairie, l’ancien maire LR Thierry Meignen a dû quitter les lieux sous escorte policière, sous les huées et face à l’hostilité de la foule. « La ville va être divisée entre les racailles et ceux qui ont peur (...) Le département est foutu ! », a-t-il déclaré. Dénonçant « des pressions et intimidations » sur les électeurs dans l'un des bureaux de vote et « un certain nombre d'irrégularités », il annonce déposer un recours contre l'élection.
À la mairie, l’ex-maire Thierry Meignen énonce les résultats : victoire de son adversaire Demba Traoré à 51,49%. Il annonce un recours et quitte l’hôtel de ville escorté par la police. pic.twitter.com/576vgcTUCw
— Ivanne Trippenbach (@ITrippenbach) March 22, 2026
Comme l'annonce d'un climat insurrectionnel qui vient... Il faut citer quelques motifs de consolations cependant : l'incapacité du parti de Mélenchon à percer dans les grandes villes et l'échec flagrant des députés LFI - à l'exception de David Guiraud - aux élections municipales : aucun, parmi les Bilongo, Piquemal, Messmeur, Obono, Maudet, Bernalicis, Oziol... n'a emporté de mairie.
Hormis Guiraud à Roubaix,
Les députés LFI Bilongo, Piquemal, Messmeur, Obono, Maudet, Bernalicis, Oziol.. ont TOUS été balayés là où ils se présentaient.
Qu’est ce que ça fait plaisir ! 😍👏🏻🇫🇷#Municipales2026 pic.twitter.com/NaiTrTQapz
— Bleu Blanc Rouge ! 🇫🇷 (@LBleuBlancRouge) March 23, 2026
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
Popular Posts






































5 commentaires
L’Insee avoue le Grand Remplacement, les municipales confirment
Pour Vaulx-en-Velin, les premières émeutes urbaines ne se sont pas déroulées il y a tente ans mais au début des années 80.
J’espère que les médias alternatifs pourront suivre le comportement des maires des villes désormais dirigées par des édiles LFI. Mon petit doigt me dit que pleins de péripéties jalonneront les mandats de ces mairies. Guiraud affirme que Roubaix sera une ville refuge. Mais pour qui? Vivre dans une commune dirige par une équipe LFIste serait au-dessus de mes forces. Je prends le paris que bien des habitants, pour peu qu’ils puissent se l’offrir, iront trouver refuge ailleurs! Une ville dirigée par un maire « extrême droite » sera autrement plus hospitalière!
Facile de s’emparer de places qui ne sont pas défendues!
Vous avez oublié la ville de saint fons en region lyonnaise.
Vénissieux (69) : André Gerin, l’ancien maire PC qui avait dénoncé « l’islamisation » de la France, qualifie le nouveau maire LFI, Idir Boumertit, de « communautariste ». Il avait affirmé son refus de pactiser avec « l’extrême droite »