Maire de New York : aux USA aussi, l’immigration partage la droite et la gauche
Ainsi donc, Zohran Mamdani a été élu maire de New York, la plus grande ville des États-Unis. Il est célébré par la gauche internationale comme une victoire de la diversité, comme le maire de Londres. Ce politicien jeune et dynamique, perpétuellement souriant, est parfois comparé à Barack Obama, dont les grands médias français, aveuglément, persistent à dire qu’il a fait deux mandats remarquables à la Maison-Blanche. Très à gauche, même selon nos critères français, très favorable à l’immigration (il est lui-même issu de l’immigration indienne), le nouveau maire de New York incarne la césure politique structurante à venir : de chaque côté de l’Atlantique, en effet, c’est bien la survie des peuples qui est en jeu et qui partage la société, d’une manière plus clivante que jamais, entre ceux qui restent attachés à leur peuple et à leur terre et ceux qui ne souhaitent que se dissoudre.
Musulman et socialiste
Dans son discours de victoire, Zohran Mamdani a dit qu’il avait « renversé une dynastie politique » et qu’il allait tourner la page « d’une politique qui abandonne les masses et ne sert que les privilégiés ». Avec lui, les transports seront gratuits, les crèches aussi, les loyers gelés, les épiceries aussi peu chères que possible. Il fera pleuvoir les subventions. Se définissant comme musulman et socialiste, le nouveau maire de New York a logiquement été salué, en France, par un message dithyrambique de Mathilde Panot. Opportunément, la présidente du groupe insoumis a cité une phrase clé de ce discours de victoire très radical : « Donald Trump, je sais que vous regardez, montez le son ! New York restera une ville d'immigrés, construite par des immigrés, qui tourne grâce aux immigrés, et désormais dirigée par un immigré ! Pour atteindre l'un d'entre nous, vous devrez d'abord passer à travers nous tous. »
Pour ce qui concerne les États-Unis, le constat de M. Mamdani est pertinent. Après avoir massacré les Indiens, les Américains se sont constitués en tant que peuple composite, dont le seul dénominateur commun est devenu un patriotisme démonstratif, accompagné d’une dévorante soif d’ennemis, qui leur permet de tenir ensemble, selon le vieux principe de l’intégrateur négatif. En revanche, la dernière phrase qu’il prononce est glaçante : « Pour atteindre l'un d'entre nous, vous devrez d'abord passer à travers nous tous. » Ce « vous devrez » s’adresse tout autant à Trump qu’à ses électeurs, les déclassés, les hillbillies (les ploucs) de la « Rust Belt », magnifiquement décrits par le vice-président J.D. Vance, qui fut l’un d’eux, dans son livre Hillbilly Elegy. Les choses sont claires et c’est la gauche qui, là-bas comme ici, impose sa ligne de fracture : soit vous vous soumettez à l’immigration, soit vous n’arriverez à rien. D’ailleurs, dans son discours, c’est la phrase « je suis musulman » qui a déclenché le plus d’enthousiasme. À ce stade de violence politique, l’antisémitisme affiché du « démocrate socialiste », comme il se définit, est un accompagnement tout naturel : « Quand la botte de la police de New York vous appuie sur la nuque, c’est Tsahal qui l’a lancée », a-t-il notamment dit, lors d’une réunion politique.
Au moins, c’est clair : le soutien à Trump est l’une des polarités de la vie politique américaine ; le soutien à Mamdani risque fort de devenir la seconde. Chacun des deux hommes représente désormais caricaturalement deux Amérique qui se détestent. Chez nous, les choses se cristallisent également. Face à la droite patriote, aujourd'hui principalement incarnée, selon les sondages, par Jordan Bardella, il ne manque qu’un Zohran Mamdani pour « grand-remplacer » un Mélenchon en bout de piste…
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43 commentaires
Ce qui nous partage en Amérique n’est pas l’immigration en soit – dont je suis issue (légalement bien entendu) depuis 50 ans et d’autres depuis 250 ans – là-dessus nous sommes tous d’accord, c’est un bienfait.
Par contre la grande majorité d’entre nous n’admet ni l’envahissement du territoire par des vagues successives de gens incités à le faire par des gouvernements étrangers; ni le refus de nos précédents gouvernements d’appliquer les lois en vigueur concernant ce crime (dont on s’était pourtant prévalu autrefois pour refuser l’entrée des Juifs d’Europe menacés par Hitler); ni leur insistance à nous taxer pour permettre à ces hordes de subsister, et ni leur refus de sanctionner et de mettre fin aux activités criminelles de ces illégaux. Il y a un nouveau sheriff en ville, et la loi n’est plus ignorée au détriment des Américains, point barre.
Dans une ville qui à connu le pire des attentats islamistes de notre époque, les tours du 11 novembre abattues, on peut dire qu’en élisant un maire de confession musulmane, les électeurs ne sont pas rancuniers… Ou manquent-ils de mémoire ?
J’ai été surpris d’entendre le compte rendu de la polémiste de gauche Caroline Fourest concernant Mamdani!
Éclairant et surtout inquiétant! Ces pauvres New-yorkais ont élu un type dangereux. Tant pis pour eux.
Je serais Trump, je délocaliserais Wall Street à Washington. Celà plomberait notablement les finances de la ville et remettrais ce maire dans l’axe.
Wall Street n’a pas besoin de Trump pour y penser, la question est déjà posée.
« Quand la botte de la police de New York vous appuie sur la nuque, c’est Tsahal qui l’a lancée », a-t-il notamment dit lors d’une réunion politique. Il y a une erreur dans la citation : il faut lire « c’est Tsahal qui l’a lacée » (il parle de la botte). Mamdani est probablement un charlot, un de ceux qui sont persuadés qu’ils vont révolutionner le monde. On fera le bilan dans quelques temps. Un Hidalgo bis ou un Payan bis.
Ils ont oubliés le 11 septembre.