[L’INVITÉ] « Un juge n’a pas à faire la morale mais du droit ! »

Truculent, Gilbert Collard revient sur le pouvoir croissant du juge à travers les grandes affaires qu'il a vécues.
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Avocat, ancien secrétaire de la Conférence, Me Gilbert Collard a fait une carrière politique avec le Front national, puis le Rassemblement national, comme député français et député au Parlement européen jusqu’en 2024. Mais c'est l'avocat, que BV reçoit aujourd'hui. Gilbert Collard sort le deuxième tome de ses Indéfendables Mémoires, qui portent ce sous-titre : « Traquer la vérité dans les personnages du crime ». Un livre passionnant de 150 pages, édité chez Mareuil Éditions. Au moment où Nicolas Sarkozy vit ses premières nuits en prison, alors que le procès de l'Algérienne qui a tué la petite Lola se termine, Gilbert Collard revient sur le pouvoir croissant du juge. Il se tourne aussi vers le passé et raconte avec un art consommé les affaires dans lesquelles il a joué un rôle actif : l'affaire Guérini, celle du Temple solaire. Il évoque Marseille et le destin tragique du juge Michel, décrypte l'incroyable manipulation de Carpentras. Et conclut : « Aujourd'hui, la peur du gendarme est remplacée par la haine du gendarme. » Entre la justice d'hier et celle d'aujourd'hui, Gilbert Collard fait la part de ce qui demeure dans la justice des hommes et de ce qui a changé. Passionnant.

 

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Marc Baudriller
Directeur adjoint de la rédaction de BV, éditorialiste

Vos commentaires

46 commentaires

  1. Dommage que votre départ de Reconquête soit obscur pour nous les reconquérants, peut être un besoin d’indépendance?
    Sinon, les juges ont inventé le délit de « racisme politique »(très bonne définition d’un autre contributeur que moi, je reprends car j’apprécie…), et celui de « cathophobie », et celui de « traditionaliste » bravo les juges « déssermentés » qui ne sont pas si débordés pour ces « priorités » pendant que la racaille se répand extramuros!

  2. Il n’y a pas de ‘justice d’hier ou d’aujourdhui’ – il y a la Justice, une et éternelle, que le juge ne devrait rendre qu’en son âme et conscience. ll ne faut pas espérer en une justice en un temps où ces deux mots ne signifient plus rien ; où les juges rendent des arrêts en fonction de leur parti politique.

  3. Une chose est sure et certaine!!!un juge,un procureur,tous ces magistrats qui sont élus pour appliquer la justice,doivent être JUSTICIABLES comme le peuple et encore plus sévèrement quand ce sont des idéologiques prouvés au service d’un parti,et interdiction pour eux d’avoir un syndicat et de les voir dans une manifestation, pro-partisane comme récemment la procureure qui a demandé la prison ferme pour Sarkosy en sachant qu’il pouvait y avoir appel, aucune pitié pour ces personnes qui relâchent des criminels dans la nature ils sont responsables des assassinats ou viols ,agressions et encore autant que leur ministre.

  4. La critique de Me Collard postulant que les juges devraient s’attacher davantage au droit qu’à la morale paraît pertinente. Il conviendrait sans doute d’y ajouter un devoir absolu de neutralité politique sans laquelle la quête de Justice est dévoyée.

  5. F. Mitterrand aurait dit : « Méfiez vous des juges, ils ont tué la monarchie, ils tueront la République. ». Je ne pensais pas que je le citerai un jour, tout en étant d’accord avec son propos. Ce présage se complète par ; « Tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser » (Montesquieu). Pour moi, la question de la désignation des juges ne se pose pas, c’est plutôt celle de la responsabilité professionnelle des actes des juges. L’irresponsabilité des magistrats qui garantirait leur indépendance est un non sens. Car sans responsabilité, n’importe quel mode de désignation est de toute façon dévoyé. De plus, ce que souligne Me COLLARD sur le glissement des juges du terrain du droit à la morale est intéressant. En effet, cela correspond au glissement de l’Etat providence, à l’Etat nounou et surtout à l’effondrement des valeurs sociétales et de l’éducation. Il reviendrait donc au juge d’éduquer le justiciable ? Non, ce n’est définitivement pas son rôle, car déjà dans cette posture, il sort de sa neutralité pour trouver des excuses au délinquant. C’est dans la droite ligne de la harangue d’Oswald BAUDOT, point de départ de la politisation des magistrats, mais surtout, ce qui est le plus grave, de leur action.

  6. L’esprit de 1793 hante
    toujours la magistrature.
    La société a évolué, mais les Fouquier-Tinville sont toujours là. C’est l’un d’entre eux qui a envoyé NS en prison à tort.

  7. Suggestion que les jugements correspondent à la réalité soient libellés ainsi  » au nom du peuple de gauche français, il est décidé…. au passage bon anniversaire à Georges FENECH

  8. Le verdict du procès du petit ange Lola est-il le signe , que la caste au pouvoir commence a entendre plus clairement la vox populi chargée de colère et d’incompréhension vis-à-vis de toutes ses décisions étatiques et sociétales .

    • Malheureusement, je ne pense pas.
      La condamnation cohérente pour un crime sans rapport avec l’idéologie est facile dans une absence d’enjeu politique et politicien, elle peut prétendre à un contre exemple du scandale du jugement Sarkozy, comme un écran de fumée, vous savez l’enfumage socialiste si célèbre.
      Une manipulation comme une autre, sans rétablir le serment pour autant en toutes circonstances de neutralité, humanité, impartialité…et patati et patata!

  9. Élire les juges et sanction ou révocation en cad de faute professionnelle , seul moyen d’éradiquer les jugements idéologiques d’une certaine partie d’entre eux

  10. Mais qui a donné autant de pouvoir à ces juges politisés ??? Le seul métier où on a aucun compte à rendre à personne même si l’on se trompe !! Quand va t on réformer et mettre de coté la politique pour prononcer un jugement ???

  11. . Il n’y a que ceux qui ne font rien, qui ne risquent pas de se tromper. Alors qui pour juger les juges ? le peuple

    • Les juges sont intouchables, et incontrôlables. Ils évoluent en toute impunité dans leur zone de  » non droit », leur zone de  » leurs droits « . Ils sont un pouvoir à part entière, sans contre pouvoir.

    • Surtout pas ! Quand on constate le comportement d’abrutis de la plupart de nos concitoyens, ce serait pire que le mal.

  12. A propos de Lola. La pression de la société était telle que les jurés et les juges pouvaient difficilement délivrer un autre verdict, surtout après les 30 ans infligés à Jubillar. Les psys n’ont pas osé innocenter l’assassin, comme ils le font dans plein d’autres affaires semblables. Exemples Alban Gervaise, Sarah Halimi, sans parler du coup de l’absence de discernement. Que dire également de la relaxe du quadruple meurtrier de personnes âgées, assassinées dans des conditions barbares par le nommé Fissenou Sacko, un délinquant toxico qui d’abord n’avait rien à faire en France, mais qui était notamment laissé en liberté.

  13. La justice doit être apolitique. Tant que cela ne sera pas appliqué la justice rouge continuera à faire des ravages….

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