[Point de vue] Les premiers « chercheurs réfugiés » arrivent en France : qui sont-ils ?
« Des chercheurs qui cherchent, on en trouve ; des chercheurs qui trouvent, on en cherche » : on connaît la phrase du général de Gaulle, qui n’a pas cessé de s’appliquer depuis. La recherche, en France, est de plus en plus consacrée aux sciences dites humaines, par opposition aux « sciences dures », comme les maths, plus difficiles à politiser. Il nous manque des cerveaux, et nos plus brillants chercheurs s’expatrient aux États-Unis depuis des lustres. En mars, toutefois, surfant sur l’élection de Donald Trump, plusieurs universités françaises avaient annoncé qu’elles étaient prêtes à accueillir les chercheurs américains que la nouvelle administration américaine se refusait à financer ou ceux qui, tout simplement, ne se reconnaissaient plus dans ce gouvernement qui avait le malheur d’être patriote. Eh bien, ça y est, ils viennent d’arriver.
Quand le prof se fait un film
BFM TV consacre donc un reportage à cette première cargaison de génies. C’est « Aix-Marseille Université » (AMU, charmant mélange acronymique entre l’AME et la CMU, au passage) qui ouvre ses portes aux journalistes pour faire découvrir les résultats de cette belle initiative. Le professeur Brian Sandberg, qui enseigne à l’université de Northern Illinois, livre un témoignage qui ressemble à ceux des transfuges sous le régime soviétique : « Je me demandais si j'allais être arrêté. » Et alors, l’a-t-il été ? « Ça n'a finalement pas été le cas mais m'a amené à réfléchir à ce qu'est mon statut en tant que chercheur. » Bref, il s’est fait son film.
Nos confrères annoncent que M. Sandberg a pris la décision de se porter candidat au programme « Safe place for science » en revenant d’une conférence organisée en France, c’est-à-dire en mars 2025. Ce que ne dit pas BFM TV, c’est que M. Sandberg, ainsi que nous l’apprend une rapide recherche sur Internet, a consacré ses travaux à l’histoire des sociétés européennes, et singulièrement à celle de la France. Ses travaux portent, entre autres, sur la question du genre dans la violence des combats ou sur la place du conflit au sein de la noblesse française, et notamment la participation de celle-ci aux guerres de Religion en Méditerranée au XVIe siècle. M. Sandberg donne aux aristocrates qui prirent part à ces guerres le titre de « migrants militaires ». On s’aperçoit également que M. Sandberg n’a pas eu le coup de cœur pour un pays qu’il connaissait mal, puisqu’il est « chargé de cours résident » à l’Institut d’études avancées de Paris depuis au moins dix ans. Par exemple, en 2015, il était à quelques centaines de mètres de la rédaction de Charlie Hebdo et, dans cet article, il dit qu’il se sent beaucoup plus en sécurité à Paris qu’aux États-Unis.
Un « réfugié » qui vivait déjà en France !
En d’autres termes, le profil le plus emblématique qu’ait trouvé BFM TV pour montrer que ce programme d’accueil est un appel d’air, c’est un prof d’histoire qui enseigne la violence religieuse comparée dans les sociétés européennes (apparemment entre le Moyen Âge et le XVIe siècle), qui s’intéresse à la France depuis longtemps et a même l’habitude d’y vivre depuis des années. On ne peut pas dire que ce monsieur ait pris sa décision sur un coup de tête. On ne peut pas dire, non plus, que la France manque de ce genre de professeurs d’université.
Où sont-elles, les candidatures d’astrophysiciens que l’université prétend avoir reçues ? Peu importe. Le président de l’université, dans un souffle à la Malraux, déclare : « Sauver nos collègues américains, accueillir nos collègues américains, c'est aussi accueillir et favoriser la recherche mondiale. » On apprend deux choses, pour finir : 1) ce programme coûte 15 millions d’euros et 2) ces dernières années, les autres chercheurs accueillis étaient ukrainiens, palestiniens ou afghans. Vous avez compris le truc : on va récupérer des chercheurs américains qui ressemblent à nos chercheurs français ou des universitaires de pays du tiers-monde… et, bien sûr, c’est Nicolas qui paie.
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44 commentaires
On risque surtout de récolter des « chercheurs » de l’état profond US qui émigrent, suite à l’élection de Trump et son équipe, vers l’Europe pour y bâtir, avec les fonds européens et la bénédiction de la traitre VdL, la revanche de l’état profond.