Le printemps décolonial : 6 jours de repentance pour finir le carême à Bordeaux !
À Bordeaux, du mardi 24 au dimanche 29 mars, vous êtes invités au « Printemps décolonial ». Conférences, spectacles vivants, films, lectures, ateliers, l'offre est variée : il s'agit de « comprendre pour mieux agir » contre « le racisme et la colonialité ». Cela tombe bien ! C’est encore le carême et voilà, pour les Bordelais, une occasion toute trouvée de faire pénitence, de se repentir, de battre une fois encore leur coulpe... « Chacun.e est invité.e à participer, à questionner, à débattre et à imaginer, ensemble, un avenir débarrassé des héritages de domination et des discriminations », promet le programme dont la rédaction en écriture inclusive donne déjà une idée du public visé...
Un festival politico-artistique...
Selon Sud-Ouest, ce « printemps décolonial » est « un nouveau festival à l’intersection de la politique, du débat d’idées et de l’artistique » pour « mieux comprendre l'histoire et le racisme ordinaire ». Derrière cette initiative, une association née dans la continuité du Guide du Bordeaux décolonial pour « poursuivre l’inventaire des traces coloniales de Bordeaux et de la Gironde, diffuser l’information sur la persistance du colonialisme dans le monde et dans les imaginaires, décoloniser les consciences et l'espace public ». Sous la houlette de cette association, mais aussi « du Laboratoire les Afriques dans le Monde et de l’Institut des Afriques », c’est un « large réseau d’acteur.ice.s » qui s'est investi pour la cause. Pas moins de quarante-quatre partenaires sont en effet répertoriés dans le programme, parmi lesquels on remarque tout particulièrement l’université Bordeaux Montaigne, l’UMR 5319 Passages (unité de recherche du CNRS) et l’école des beaux-arts de Bordeaux. On ne fera pas semblant de s'en étonner.
...pour dénoncer les traces du colonialisme...
Pour ceux qui ont eu la chance de ne pas connaître les cours d’histoire-géographie au collège ou au lycée public, le programme de ce « Printemps décolonial » laisse perplexe, voire moqueur, devant tant de masturbation intellectuelle. Ainsi, à l’aide de « performance gesticulée » sur « la foi décoloniale », de « spectacle dansé poétique et musical » sur le thème « Fragments d’humanité » ou bien d’« atelier contre-cartographie » mais aussi de conférences, d’exposition artistique, de lectures pour enfants ou de soirées festives, le programme riche et varié vous offrira la chance unique d’interroger le concept de « décolonialité ». Autrement dit, comme on peut le lire sur le site des Beaux-Arts, ces journées décoloniales invitent à réfléchir sur « les traces et les survivances du colonial dans notre environnement matériel et humain [et] elles visent à proposer un espace de réflexion et d’action combative, ouvert à toutes les disciplines, pour repenser et transformer nos espaces publics, nos représentations et nos imaginaires ».
...dans une ville déjà repentante ?
Ce « Printemps décolonial » est-il vraiment nécessaire ? Bordeaux met un point d'honneur à expliquer, mettre en lumière et revenir sur son passé esclavagiste et colonial, notamment lors des « Journées de la mémoire commémor[a]nt les victimes de l’esclavage, de la traite négrière et de leurs abolitions [avec des] animations proposées [comme] autant d’hommages aux victimes et à leurs luttes, aux héros et héroïnes des mouvements abolitionnistes, ainsi qu’aux métissages et aux cultures issus de la résilience des personnes mises en esclavage ». La ville est très loin de glorifier son passé, notamment dans l’espace public, avec des plaques explicatives, des statues ou des bustes ou encore une commission chargée de revoir les noms de rues, et même la création d’un site Internet spécialement dédié à la mémoire bordelaise de l’esclavage et de la traite négrière. L’enjeu d’un tel « festival », comme l’appelle Sud-Ouest, ne semble pas tellement « artistique » ou tenant du « débat d’idées ». En revanche, il s’agit bien de manifestations politiques.
Six jours de militantisme de gauche
D’ailleurs, le journal régional, qui a interrogé Gérard Clapé, le président de l’association du Guide du Bordeaux décolonial, explique bien que derrière ce concept de « décolonialité », ce n’est pas seulement la place de Bordeaux dans l’impérialisme français et la traite négrière qui sera étudiée, puisque « le tour de la "colonialité" passera aussi par la Kanakie, Mayotte, les Roms, les mineurs non accompagnés guinéens… », explique le journal. Et puis, « Pas de Printemps décolonial sans parler de Palestine ». Aussi, Salah Hamouri, le militant franco-palestinien, viendra donner une conférence sur le sujet qui sera sans aucun doute tout à fait impartiale. En fait de « Printemps décolonial », il s'agit surtout, au nom de la lutte contre le racisme ordinaire, de six jours de manifestations militantes. Autrement dit, presque un vrai chemin de croix…
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7 commentaires
Comme si en Afrique, les africains ne s’étaient pas colonisés entre eux.
Suffit de poser la question des empires et royaumes africains au 19ème siècle.
Allez, le Royaume du Dahomey. Deuxième lieu de départ des esclaves dans le commerce triangulaire, esclaves capturés par les roi d’Abomey… Et encore, ces esclaves ont eu la chance de ne pas « bénéficier » d’être l’objet d’un sacrifice humain !!!
Bien sûr, les peuplades autour étaient les première victimes… d’ailleurs elles ont apprécié l’arrivée des français !
Lors du décès d’un roi et de l’intronisation du suivant, c’était environ 3000 sacrifiés, moitié pour accompagner le roi, moitié pour servir de messagers du roi successeur à son prédécesseur qu’il avait bien pris le royaume en main…
Certainement subventionné par Hurmic !!!
* camp !!! oups
ça me rappelle Orwell et ses 2 minutes de la haine dans 1986 ! Je me suis senti obligé de le relire l’an passé tellement ce roman sonne vrai de nos jours !!! Une machine de déconstruction, de diabolisation, de victimisation est en marche. Dans quel quand êtes vous ? That is the question !
La coulpe est pleine
Et l’esclavagisme arabe, on en parle? Et les massacres en Espagne, les pyramides de têtes coupées en Algérie?
On voit qu’on peut fermer des départements entiers d’enseignement de l’art .Nicolas fera des économies.
Qu’ils essaient de trouver des financements privés pour ce genre de foutaise qui doit pas intéresser grand monde