Le Conseil d’État a tranché : l’écriture inclusive à l’université, c’est OUI !

L’écriture inclusive n’est rien d’autre que le cancer woke qui ronge la langue française.
ECRITURE INCLUSIVE

Le 6 août, en pleine canicule, le Conseil d’État a tranché : si l’écriture inclusive est bannie des textes officiels, elle ne l’est pas des lieux d’enseignement. Cela, au nom de « la liberté académique ».

L’écriture inclusive n’est rien d’autre que le cancer woke qui ronge la langue française. Une langue toujours plus malmenée et toujours moins maîtrisée. Qu’importe : la religion de « l’inclusion » a ses dogmes auxquels on ne saurait déroger. Chargé d’en finir une fois pour toutes avec le neutre masculin qui fait l’originalité de notre langue, le point médian est son emblème. Et qu’importe, là encore, si les paroles d’Aznavour – « Ils sont venus/Ils sont tous là/Dès qu'ils ont entendu ce cri/Elle va mourir, la mamma » (soit, Iels sont venu.e.s, iels sont tous/tes là, dès qu’iels ont entendu ce/tte cri, iel va mourir le/la mamma ?...) – sont devenues inchantables, c’est l’idéologie qui s’impose.

Une requête de 2023

Le Conseil d’État est une instance fort occupée. Il faut à ses décisions le long temps de la réflexion, et tant pis si elles tombent un jour de canicule au plein milieu des vacances d’été.

Cette « affaire » du point médian éclate au printemps 2022, quand l’association La France en partage saisit « plusieurs entités publiques, des universités, comme l’université de Rennes 2, des villes, comme la ville de Grenoble, aux fins de leur demander de retirer l’usage de l’écriture inclusive de leur communication institutionnelle ». Cela contrevient doublement à la loi. Une circulaire en date du 21 novembre 2017 stipule en effet l’interdiction de l'écriture inclusive dans les textes officiels. Un recours contre cette circulaire est alors déposé devant le Conseil d’État par l'association Groupement d'information et de soutien sur les questions sexuées et sexuelles, mais ce recours est rejeté le 28 février 2019, confirmant ainsi que l'écriture inclusive ne s'applique pas aux textes officiels.

La chose semble donc entendue : l’écriture inclusive est interdite dans la fonction publique. Toutefois, comme le souligne le site avocats.net, « la situation s’avère bien plus délicate pour les autres personnes publiques, d’autant que des jurisprudences du TA (tribunal administratif) de Paris et du TA de Grenoble pourraient être présentées comme contradictoire à première vue… et beaucoup moins quand y regarde de près. Et ce, au fil de débats juridiques subtils. »

Subtiles, on peut le dire, et contradictoires sont les décisions rendues suite aux requêtes déposées en 2023 par La France en partage après avoir constaté, notamment, que les statuts de l’université de Grenoble étaient rédigés en écriture inclusive et que divers établissements universitaires, dont Lyon 2, distribuaient des sujets d’examen en écriture non binaire.

Le Conseil d’État, qui rend son verdict sur cette affaire en décembre 2024, déclare finalement que les autorités administratives font comme elles veulent. Traduction des juristes cités plus haut : « L’administration peut donc refuser de passer à l’écriture inclusive et elle peut l’imposer dans ses services publics. Mais, inversement, peut-elle décider de l’adopter ? Le TA de Paris dit que… OUI en 2023 comme en décembre 2024. Celui de Grenoble répond que NON. Fol qui s’y fie. »

Le problème, c'est le costume-cravate

Espérant apporter un peu de clarté aux Français déboussolés, Le Figaro se tourne alors vers l’autorité compétente : Sylvie Retailleau, alors ministre de l’Enseignement supérieur. Interrogée par le quotidien sur la question de savoir si « l’écriture inclusive, et plus globalement l’usage du français, est une problématique à laquelle est confronté l’enseignement supérieur », la dame botte en touche. Elle répond sexisme, plafond de verre, et dénonce « la légitimité naturelle du costume-cravate », en conséquence de quoi elle « veille à privilégier l’usage d’une expression inclusive, [qu'elle] différencie de l’écriture dite inclusive utilisant le point médian ». C’est une adepte du celles-z-et-ceux.

Bien sûr, il faut, dit-elle, que la circulaire de 2017 soit respectée car « cela permet que les textes statutaires, officiels, des établissements soient lisibles et compréhensibles ». Toutefois, « du côté des enseignants et des contenus pédagogiques cependant, c’est la liberté académique qui prime, un principe auquel [elle est] bien sûr très attachée ». Et d’insister : « Nous ne remettrons jamais en cause la liberté académique. Il faut respecter cette autonomie, nous ne pouvons avoir que des recommandations. » Bref, circulez, y a rien à voir !

C’est cette reculade qui a motivé l’association La France en partage à poursuivre sa croisade et saisir le Conseil d’État. Elle dénonce « l'usage du point médian ainsi que celui des mots relevant de l'écriture dite "inclusive" dans l'énoncé des sujets d'examen et dans l'ensemble des documents et communications des établissements d'enseignement supérieur » ainsi que « la décision de la ministre de ne pas interdire cet usage, révélée par les propos qu'elle a tenus lors d'un entretien publié dans un quotidien national le 25 mai 2023 » (cf. l’article du Figaro).

Hélas – mais qui s’en étonnera –, la décision qui vient d’être rendue est d’une remarquable hypocrisie. En effet, l’argument des « sages » est que : 1) rien n’obligeait la ministre à prendre une décision ; 2) le fait qu’elle n’en ait pas pris « ne révèle aucune décision de refus de proscrire l'usage de l'écriture dite " inclusive" dans les documents officiels des établissements d'enseignement supérieur, ni dans les supports pédagogiques utilisés dans l'enseignement supérieur ». Et, donc, « par suite, il n'en résulte aucune décision susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir ».

Comme l’écrit le syndicat étudiant UNI dans son post déplorant cette décision : « Une écriture woke avec des règles floues, incohérentes et qui complexifient le français n’a pas lieu d’être dans nos lieux d’enseignement. » L’affaire n’est pas close et « l’UNI continuera de se battre pour la préservation de la langue française ».

Picture of Marie Delarue
Marie Delarue
Journaliste à BV, artiste

Vos commentaires

149 commentaires

  1. Elu et réélu par la crétinerie électorale et poursuivant le travail de sape mené pas ses prédecesseurs depuis 50 ans,le type qui crèche actuellement à l’élysée avait dit qu’il déconstruirait la France,son Histoire et ses traditions.Pour ce faire,il s’est assuré le concours de ces prétendues élites,tant administratives que judiciaires.Conseil d’état,conseil contstitutionnel ,CEDH et autres machins malveillants,dans lesquels il faut englober les associations de gauche,grassements subventionnées ,poursiivent tous ce travail de sape pour lequel il ont été créés.

  2. Si il fallait encore une preuve de la destruction de la France avec l’aide de ces groupuscules gauchistes

  3. Que de temos perdu sur ce sujet de l’écriture inclusive, qui ne rime à rien. N’avons nous pas de nombreux sujets à traiter, de problèmes à résoudre, plutôt que de réfléchir sur cette ineptie. Faisons comme Donald Trump qui a décidé, des le début de son mandat, qu’il n’y aurait plus que des femmes et des hommes, que des Monsieur, Madame, et Mademoiselle. En anglais : Sir, Mr, Mrs ou Madam, Miss. Il est temos de taper du point et de tirer un trait pour renvoyer ce sujet aux calendes grecques.

  4. Ils passent un temps fou à « chercher les poils dans les oeufs » au lieu de s’occuper de sujets qui méritent qu’on s’y attardent… Sans doute pour justifier des salaires honteusement élevés … alors qu’ils feraient mieux de rester dans leur lit!

  5. Il n’y a pas à dire, mais le soleil doit taper de plus en plus dur sur les cerveaux de nos soi-disant « sage » pour en arriver à de telles décisions. Il fut un temps où l’on aurait dit que le soleil les rendait fadas. Mais là aussi, peut être bien que le soleil a bon dos.

  6. Le Conseil négatif d’Etat ne sait pas et ne veut pas savoir écrire le francais correctement. Ce Conseil est à supprimer tant il fait de mal dans tous les domaines.

  7. encore une preuve, que le conseil d’état est là, pardonnez du terme, pour emmerder le peuple, toujours a le titiller, a mon avis, une seule solution, que le prochain président, ou présidente, nous mette un coup de balai, dans se repère, de planqués, et d’incompétent, juste bon a nous pomper très largement le fric, pour les payer, et qu’enfin on ne voit plus leurs tronches? ouste !!! du balai!!!

    • Quand cela ne les a pas déranger d’appuyer la dissolution de G I qui ne dégradait rien, juste des banderoles, aucune action violente mais pour les soulèvements de la terre qui eux dégradent, tapent sur les FDO, dissolution refusée donc on voit encore une fois l’idéologie de ces organismes qui nous coutent cher et pas de notre côté !!!

  8. Entre le conseil d’état et le conseil constitutionnel, nous sommes gâtés.
    Chacun sort de ses fonctions pour déclarer ce qu’il veut. Les membres de ces conseils se croient tout puissant et pensent diriger la France en lui dictant leurs volontés: écriture inclusive et loi Duplomb par exemple !
    C’est insupportable….en plus de tout le reste !!!!!

  9. Qu’en pense l’Académie française, garante de notre langue ? Après la suppression du latin pour comprendre sa formation (sans parler du grec) , cet acharnement à la supprimer en modifiant notre écriture démontre bien un insidieux projet politique contre notre pays.

  10. Le conseil d’état s’occupe donc de cela ?
    Mais où donc vivons nous ?
    Ce conseil est un vrai conseil ou bien est-il une sorte de garantie du « c’estàgôche » que cela se passe ?

    Il y a peu je riais, maintenant Je pleure.
    Pauvres de nous ! Ou donc allons nous…

  11. voila comment un pays meurt pas des décisions stupides. Les pauvres membres de ce conseil constitutionnel ont du avoir un coup de soleil sur leurs tête tout cela pour faire plaisir à une minorité d’imbéciles

  12. Au fait de quoi se mêle le conseil d’état qui n’est qu’un organisme bassement politique qui n’a rien à voir dans les problèmes de langue, ne serait-ce pas plutôt à l’Academie française de se prononcer. D’ailleurs si j’ai bonne mémoire, elle a déjà dit non. Alors que viennent faire de vieux gauchistes insalubres dans cette affaire ?

    • Le conseil d’état est un organisme miné par les vieux gauchard soixante-huitards qui devrait être dissout tant il travaille contre la France. Surpayés pour détruire la France.

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