Le colloque pro-Palestine aura bien lieu, mais pas au Collège de France

L’offensive islamo-gauchiste contre le Collège de France a échoué, mais incite à la plus grande vigilance.
@Chris F - Pexels
@Chris F - Pexels

L’affaire du colloque controversé « La Palestine et l’Europe », annulé par le Collège de France, n’en finit plus de rebondir.

LFI et le CAREP en première ligne

Ce colloque aurait finalement bien lieu, aux dates initialement prévues, les 13 (dixième anniversaire des attaques meurtrières de terroristes islamistes à Paris et à Saint-Denis) et 14 novembre. Par un communiqué diffusé le 11, le Centre arabe de recherche et d'études politiques de Paris (CAREP Paris), qui en était déjà co-organisateur avec le Pr Henry Laurens, titulaire de la chaire Histoire du monde arabe du Collège de France, a d'abord annoncé qu'il se tiendrait dans ses locaux. Mais un nouveau communiqué du CAREP Paris, en date du 12, nous apprend, depuis, qu'il n'a été trouvé « aucune salle pour accueillir le colloque, qui ne pourra se tenir que dans des conditions extrêmement dégradées et uniquement en ligne », et qu'une requête en référé-liberté « a été déposée hier auprès du tribunal administratif de Paris » afin que « le colloque puisse se tenir au Collège de France, comme prévu initialement ».

Le 11 novembre, BV faisait déjà écho d’un premier rebondissement dans cette affaire en évoquant la proposition de Mathilde Panot, présidente du groupe parlementaire La France insoumise, qui avait écrit le 10 à la direction du Collège de France pour lui proposer d’accueillir le colloque à l’Assemblée nationale. Proposition à l’évidence ignorée par son destinataire, qui n’avait certes pas besoin de cela à un moment où la polémique faisait encore rage dans les médias, mettant à mal l’image du Collège de France.

 

 

Le colloque aura donc bien lieu, mais peut-être seulement en ligne, malgré l’odeur de soufre se dégageant de toute cette histoire.

Des invités et un prisme « marqués »

Cette affaire a éclaté le 7 octobre. « Au Collège de France, un colloque pro-palestinien à haut risque », titre alors Le Point, qui annonce qu’un colloque « sur la Palestine au Collège de France réunira des personnalités aux positions radicales », article qui relaie par ailleurs un avertissement de la LICRA dénonçant « un événement "peu académique" et un cas "d’entrisme" ». Financement par le Qatar, liste impressionnante de personnalités très « marquées » pour leur soutien plus ou moins explicite aux mouvements islamistes en général et au Hamas en particulier : les déclarations passées des intervenants en question fleurissent dans les médias, à l’instar d’une vidéo dans laquelle CNews cite cette déclaration d’une intervenante prévue, Muzna Shihabi : « Israël tue les bébés partout. Ici, c’est le Liban. Alors, cessez de parler de guerre Israël-Hamas ou Israël-Hezbollah. Dites la vérité. Israël est un État nazi. Pire, même. »

Malgré les efforts du CAREP pour minimiser la coloration du colloque, la nouvelle ne tarde pas à faire grand bruit, et jusque dans le bureau du ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Espace, Philippe Baptiste. Soucieux de respecter la liberté universitaire, il se garde bien d’ordonner l’annulation de l’événement, mais son message à la direction du Collège de France est suffisamment clair pour qu’elle décide de s’y résoudre, par un communiqué de Thomas Römer, son administrateur.

Le CAREP persiste et signe

Le 10 novembre, le CAREP se fend d’un communiqué dans lequel il estime que « le Collège de France cède aux pressions », se plaint de l’intervention ministérielle et tente de défendre le contenu et les intervenants du colloque. Sur son compte X, Muzna Shihabi s’emporte jusqu’à parler de « censure de Philippe Baptiste ». La presse de gauche tente bien de sauver le soldat CAREP. Mais faute de pouvoir vraiment défendre la cohorte d’intervenants militants toilettés en spécialistes reconnus et respectables, Le Monde tente de nous apitoyer en nous apprenant que « cette décision radicale [serait] du jamais-vu depuis le Second Empire, quand le cours d’Ernest Renan fut "suspendu jusqu’à nouvel ordre" par l’empereur Napoléon III, le 26 février 1862 ». Spectaculaire diversion, mais à trop vouloir nier, on se prend les pieds dans le tapis. Ainsi une pétition appelant à la démission (pas moins) du ministre nous apprend surtout que plus d’un millier d’universitaires soutiennent assez la cause pour y engager leur signature et nous informe de ce fait sur l’identité de chacun d’entre eux. De même, l’inénarrable Muzna Shihabi nous gratifie-t-elle, sur son compte X, d’un calendrier sur « 17 mois d'offensive contre les libertés académiques en France », lequel nous renseigne surtout sur les incessantes offensives islamo-gauchistes qui gangrènent nos facs.

 

Dans cette affaire, certains se réjouiront sans doute que l’offensive contre le Collège de France ait finalement échoué, contraignant l’assaillant à un repli tactique. Mais d’autres estimeront aussi que ce repli vaut alerte et incite à la plus grande vigilance. Or, il suffit de jeter un coup d'œil à la chaîne de CAREP Paris sur YouTube pour comprendre à quelle armée militante on a affaire.

Vos commentaires

13 commentaires

  1. Un colloque qui pose problème car il est financé par le Qatar ?
    Si c’était financé par Nicolas, ce serait mieux et la censure serait moindre?
    Une réunion au collège de France, intolérable, mais sur les réseaux sociaux aucun problème. Vive les réseaux sociaux libres et les ingérences étrangères, ou d’accord avec Macron pour tenter de réguler ces réseaux?

  2. Même les pays voisins de la Palestine ne veulent pas des palestiniens, c’est pour dire la réputation qu’ils ont dans le croissant fertile. Les seules qui ne les connaissent pas réellement c’est la gauche et l’extrême gauche. Ça me fait penser à l’écologie du coup qui est fortement soutenu par des gens qui connaissent que le béton et saccagent les oiseaux qui nichent au sol quand ils amènent leur chien à la campagne. Moins tu en sais et plus tu votes à gauche.

  3. Une bonne moitié des intervenants viennent du décolonialisme pur et dur. La présentation d’un d’entre eux, M.S., est parlante : « Ses travaux portent sur l’évolution du sionisme politique en tant que mouvement colonial, l’islamophobie implicite dont sont victimes les gestionnaires musulmans au Québec, ainsi que les politiques et pratiques de gestion de la diversité au sein des universités et des organismes communautaires canadiens. » Je ne vois pas trop ce qu’Henry Laurens, historien incontesté & incontestable, gagne à prêter son autorité à des discours de haine recuite, notamment à côté de l’inénarrable Galouzeau (dit « de Villepin »)

  4. Attention !! Ne pas laisser déblatérer les LFI et les islamistes dans l’espace public. Ce sont des dangers pour la France.

  5. Un colloque pro-Palestine. Pourquoi pas un colloque pro-Hamas ou pro-Daesh, pendant qu’on y est ? Et financé par le Qatar, s’il-vous-plaît, auquel nos zélites vendent la France à la découpe. Non mais, où on va, hein ? OÙ ?

Commentaires fermés.

Vidéo YouTube

Pour ne rien rater

Les plus lus du jour

⇨ Tous les vendredis de 17h30 à 19h30
avec Marc Baudriller et Boulevard Voltaire ⇦

J’ai dénombré dix coups portés à la tête de Quentin Deranque par des antifas
Jean Bexon sur Sud Radio

Les plus lus de la semaine

Les plus lus du mois