L’Alsace veut quitter le Grand Est pour retrouver son autonomie et ses racines
Ce mardi 7 avril, l’Assemblée nationale doit se pencher sur l’avenir de l'Alsace. L’objectif : sortir de la région Grand Est, créée voilà dix ans par la réforme de François Hollande, et redevenir une région autonome. La Collectivité européenne d’Alsace (CEA, créée en janvier 2021), qui porte ce projet, dit répondre au choix des Alsaciens. Une consultation citoyenne, organisée en 2022, a en effet montré qu’ils étaient à 92 % favorables au retour de l’Alsace comme région administrative à part entière.
La régionalisation à la sauce hollandaise
Le 3 juin 2014, deux ans après son élection, le Président ordinaire François Hollande publiait une tribune dessinant les contours de sa grande réforme. Avec l’objectif avancé de faire plus efficace et moins coûteux, il s’agissait de procéder au redécoupage des régions et de planifier la suppression des conseils généraux à l’horizon 2020. Les régions « sont à l’étroit dans des espaces qui sont hérités de découpages administratifs remontant au milieu des années 1960 », écrivait-il alors, et son nouveau découpage allait, c’est sûr, leur offrir « une taille européenne et [les rendre] capables de bâtir des stratégies territoriales ». La nouvelle « décentralisation » entérinée par la loi NOTRe (Nouvelle organisation territoriale de la République) de 2015 a fixé à treize le nombre des régions de la France métropolitaine, dont la Corse, et à cinq le nombre de régions d’outre-mer dont trois (Mayotte, la Guyane et la Martinique) sont également devenues des collectivités territoriales uniques.
De « trop à l’étroit », les régions allaient passer au large, sauf certaines d’entre elles, afin de ne pas froisser les barons socialistes à leur tête. Naquirent ainsi la Nouvelle-Aquitaine, qui court des Pyrénées jusqu’aux confins du Maine-et-Loire, la non moins gigantesque Auvergne-Rhône-Alpes, qui s’étend de la Creuse à la frontière suisse, ou encore l’Occitanie, qui va des portes de Marseille jusqu’à Tarbes.
C’est ainsi que l’Alsace, région administrative composée des deux départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin jusqu’en 2015, s’est retrouvée à fusionner avec les régions de Champagne-Ardenne et de Lorraine au sein de la nouvelle région Grand Est. Une région qui s’étend de la grande banlieue parisienne jusqu’à Strasbourg.
Dix présidents de région dénoncent « une faute institutionnelle »
Le texte portant la demande de l’Alsace a été déposé par le groupe macroniste Ensemble pour la République, déclenchant l’indignation de dix présidents de région qui ont signé une tribune, ce dimanche. Parmi eux Franck Leroy, président de la région Grand Est, Valérie Pécresse, pour l’Île-de-France, ou encore Carole Delga, présidente de la région Occitanie, et Xavier Bertrand, pour les Hauts-de-France. Dénonçant dans cette démarche « une faute institutionnelle, politique et historique », ils estiment que le texte proposé correspond « parfaitement, pour ne pas dire au mot près, aux exigences de l'extrême droite qui a fait du démantèlement des régions l'un de ses chevaux de bataille ».
À la tête de régions qui ne sont souvent que des entités administratives dans lesquelles bien des citoyens peinent à se reconnaître, les signataires craignent avant tout la contagion. « Ce texte servira, s'il acquiert force de loi, à chaque lobby local à revendiquer autonomie et indépendance », écrivent-ils. Si l’on peut souscrire au propos ci-après : « À une époque où le vivre ensemble national se délite et se trouve même en danger, il faut recoudre plutôt que déchirer, rassembler plutôt que dépecer, fédérer plutôt que diviser », on ne voit pas en quoi rendre à l’Alsace son autonomie viendrait déchirer le tissu national. Hélas, celui-ci est depuis longtemps usé jusqu’à la corde, élimé par des décennies d’immigration incontrôlée, d'insécurité, de laxisme judiciaire et de destruction du patrimoine culturel. Un patrimoine auquel les Alsaciens, si souvent chahutés par l’Histoire, sont attachés plus que quiconque.
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118 commentaires
Curieusement la création des régions en 2014 devait entraîner la disparition des départements mais en France il faut faire compliqué et surtout créer des emplois de fonctionnaires donc on laisse les régions, les départements mais en plus on ajoute une autre strate: les métropoles ou les intercommunalites, et après on s’étonne en haut lieu du dérapage des finances publiques.
Pour affaiblir le pouvoir central, il faut des régions fortes, c’est la base de l’hégémonie de Bruxelles.
Moi- même, de lointaine origine alsacienne je témoigne qu’il n’y a pas en France de peuple plus attaché au pays que les Alsaciens. Peut-être à cause des turbulences de l’histoire.
En tant qu’Alsacienne, je peux vous affirmer qu’il y a une particularité de l’Alsace. Nous sommes attachés à la France, mais également à notre terroir et à nos coutumes. L’histoire même de bien des familles en Alsace a des attaches avec le Bade proche de nous, sans pour autant nous revendiquer allemands.
C’est « PAREIL » pour les autres régions ! …
il n’y a qu’en IDF qu’il y a « une nouvelle france » qui ruissèle dans les autres régions …
Cette immense mosquée construite en Alsace, dans le pays qui célèbre les bonnes choucroutes, les cochonnaies et le bon vin est complètement à l’inverse de la belle culture de cette région aux magnifiques maisons, aux beaux villages entourés de vignobles. Les alsaciens sont fiers de la beauté de leur terroir et on les comprends !
Moi aussi!…Et vive l’Alsace, la vraie, et les Alsaciens.
Pas de cette mosquée voire des deux mosquées qui enlaidissent Strasbourg!
Et celle de Mulhouse, qui vous accueille !
L’Etat oblige les Français à respecter le style architectural de la Région, mais il doit y avoir une dispense pour les mosquées, alors que les synagogues, elles, respectent ce style régional architectural.
Tout à fait.
Pécresse and co ont peur de perdre leur job !
Et la trouille que la Loire Atlantique continue dans sa volonté de rejoindre la Bretagne… ce qui ruinerait les fantôches « Pays de la Loire » : la Vendée, qui s’appelait jadis Bas-Poitou, rejoindrait une autre région à faire renaître : le Poitou-Charente(s). Du coup le Maine-et-Loire s’associerait au Blésois et à la Touraine (voire l’Orléanais ?) dans une région bien nommée Val de Loire dont le nom est connu du monde entier. Mais voilà qui bousculerait baronnes, barons et baronnies, découpées par Flamby et Ayrault juste pour conserver au P.S. ses prébendes.
Excellent article qui met bien en lumière les ravages du hollandisme !!
Encore une Hollandise de plus
L’alsace ayant des liens étroits avec la Moselle , par exemple l’Alsace bossue, enclave alsacienne en Moselle vers Sarre-Union ou encore le droit local hérité de l’empire allemand on pourrait comprendre de recréer la région Alsace Lorraine que tout le monde connait du fait de l’annexion en 1870 et 1940.
Ne dites pas Alsace-Lorraine mais Alsace-Moselle car les autres départements lorrains n’ont rien à voir avec ce qui s’est passé en 70. (foi de mosellane que je suis)…HiHiHi.
Les Malgré-nous ne sont limités qu’à l’Alsace-Moselle, on en trouve aussi en Lorraine : Vosgiens, Meusiens et Meurtho-mosellans… (Foi de Vosgien que je suis) Ha Ha Ha !
Les grandes régions ont été imposées afin de favoriser l’Europe fédérale… selon le « modèle » allemand des Landers. Revenir aux régions historiques de la France me parait être une bonne réponse au mondialisme.
Cependant, la faiblesse et la corruption de l’État républicain suscite des appétits autonomistes voire indépendantistes inquiétants. Il serait temps de réagir.
Les rares souvenirs de Hollande sont catastrophiques, et je comprends les alsaciens pour ce qui pourrait préfigurer de l’indépendance de l’Alsace, de la Bretagne, du pays basque, de la Corse, du Berry etc…
Dans un pays ou Macron remet la « légion d’horreur » à des acteurs politisés et malsains pour l’unité nationale comme JP Rouve qui qualifiait un français de « fin de race », tout est possible maintenant.
Nous sommes face à face, mais les « bobos socialistes non pratiquants » se trompent grandement sur les bonnes intentions de leurs alliés de circonstance dans les banlieues…Votre confort ne va pas durer, même si vous êtes choyés à l’Élysée!
les alsaciens sont dans leurs droits légitimes ,ce fut une aberration de changer les regions ,il fallait supprimer une parie soit des conseils généraux soit des conseils régionaux ,les fédérations sportives ne s’y sont jamais retrouvées ,et combien d’autres délires grace au fameux hollande qui s’est soudainement cru intelligent
L’extrême droite constate que les Régions sont un système pour accentuer la mainmise de Bruxxxelles sur les « territoires ». Plus il y a de régions au mieux c’est !
Les « exigences de l’extrême droite » commencent tôt et…hélas, sont en conformité avec ce que désirent 92 % des Alsaciens…étonnant, non, comme dirait M. Cyclopède ?
La République est une et indivisible mais chacune de ses régions possède une identité et une culture propre qui n’est pas contradictoire avec l’unité nationale .
C’est ce qui fait d’ailleurs le charme de chaque région. La DIFFÉRENCE.
Ce qui est avéré avec cette grande région – Grand Est -, c’est qu’il a fallu créer des maisons décentralisées du Grand Est pour rapprocher le citoyen des centres de décisions, avec un nombre conséquent de vice-présidents, ce qui coûte « un pognon de Dingue » !
Au secours, M. Claude ALLEGRE, revenez dégraisser le Mammouth à Flamby !