Kebabs, barbiers, épiceries : le blanchiment d’argent, sauce communautaire

Face à un fléau qui défigure nos centres-villes, la résistance s’organise peu à peu.
Capture d'écran France 3
Capture d'écran France 3

À chacun son rythme. Des années après le commun des mortels, les journalistes du Monde semblent enfin prendre conscience des activités illégales pratiquées par nombre de petits commerces communautaires. Un large système de blanchiment d’argent dénoncé dans un article publié ce 20 mars. « À la portée des réseaux criminels de bas et de milieu du spectre, cette technique s’appuie sur la gestion de fonds de commerce à forte dimension communautaire : points-relais de colis pour les gérants issus du sous-continent indien, kebabs et échoppes de barbiers pour les réseaux animés par des individus familialement liés au Maghreb, salons de coiffure ou épiceries de produits exotiques pour les personnes originaires d’Afrique subsaharienne », écrit l’ex-quotidien de référence. La méthode est en effet vieille comme le monde : collecte d’argent liquide, « bancarisation » des fonds en les intégrant aux comptes de sociétés complices, puis réinjection dans l’économie légale.

La « forte dimension communautaire » de ce blanchiment d’argent avait déjà été mise en évidence en février 2026 par le patriote anglais Tommy Robinson, lors d’un séjour à Paris. Dans une vidéo qui avait alors largement circulé dans les réseaux de droite, on voyait le militant arpenter, éberlué, un quartier du centre de la capitale où des dizaines de salons de coiffure africains se jouxtaient en rang d’oignons. « Il doit y en avoir au moins 30 rien que dans cette rue ! Chaque magasin est un coiffeur ou un vendeur de perruques. Il y en a trop, s’exclamait-il, doutant par ailleurs de la légalité de leurs activités. Je me demande bien comment on peut blanchir son argent à Paris ! En Angleterre, ce sont les barbiers ; à Paris, ce sont les salons de coiffure. »

Tommy Robinson démarrait sa vidéo par la présentation de la situation anglaise où certaines zones islamisées fonctionnent désormais selon des normes culturelles mais aussi économiques bien différentes des nôtres. Les images paraissaient accablantes, mais le Britannique étant décrit dans l’espace médiatique mainstream comme un « hooligan raciste », sa dénonciation du blanchiment d’argent n’avait alors pas été prise au sérieux par certains journalistes accrédités…

De nombreuses alertes

Les alertes sur le sujet n’ont pourtant pas manqué. En octobre 2025, dans une note de la police judiciaire dévoilée par Europe 1, les forces de l’ordre dénonçaient déjà un phénomène criminel en pleine expansion. Il y était question d’un système de blanchiment de l’argent issu du trafic de drogue qui « se développe sur l’ensemble du territoire ». Au rang des commerces concernés figuraient, en premier lieu, les kebabs, barber shops, ongleries et autres taxiphones, souvent gérés par des communautés d’origine extra-européenne.

« C’est un secret de polichinelle. On a beau aimer le kebab, on ne va pas y manger tous les jours non plus. Tout le monde sait qu’ils servent au blanchiment », lançait le préfet d’Ille-et-Vilaine, Franck Robine, en février dernier, dans 20 Minutes. En première ligne face à ce fléau, les policiers ne sont pas davantage dupes. « Dans les barber shops, il y a des mecs qui sont avachis dans leur fauteuil toute la journée. Ils ne font rien parce qu’il n’y a personne, pas un client, témoignait un agent, très au fait du système mis en place. Ils utilisent tout ce qui brasse du cash. Il ne faut pas de trace. Il faut qu’ils puissent faire rentrer du cash dans les caisses et les ressortir dans le chiffre d’affaires. » En clair, les dealers déposent de l’argent sale dans ces commerces, qui le font passer dans la comptabilité comme des ventes de kebabs, coupes de cheveux ou manucures, faisant gonfler artificiellement le chiffre d’affaires. Ni vu, ni connu.

Un début de contre-offensive

La lutte contre ce fléau est d’autant plus urgente qu’il participe de la mort de nos petits commerces français et des centres-villes. Maire de Châteauroux et président des Villes de France, Gil Avérous a fait de la désertification des centres-villes une priorité. Et pour lui, le problème n’est pas tant l’absence de commerces que les types de commerces qui ouvrent. « On a une baisse de qualité dans les domaines qui s’installent. Les commerces sont progressivement remplacés par des kebabs, des barbers, des laveries, dont on sait que pour une grande partie, leur activité consiste à blanchir l’argent de la drogue », assure M. Avérous. Ce dernier appelle le gouvernement à « doter les élus d'un pouvoir de maîtrise de la typologie des commerces qui s'installent ». Même combat pour le maire d’Arpajon, qui plaide pour une évolution des lois. « Aujourd’hui, il faudrait, dans les plans locaux d’urbanisme, avoir la capacité à mieux cibler les types de commerces que l'on peut installer », déclare Christian Beraud.

En attendant, certains prennent déjà les choses en main. C’est le cas à Clermont, dans l'Oise, où la principale rue commerçante compte une boucherie, une boulangerie, mais aussi trois kebabs et autant de barber shops. Une dérive que le maire a décidé de combattre : la municipalité rachète désormais des immeubles vides afin de choisir elle-même les commerces qui s'installeront dans les locaux au pied de ces derniers. Récemment, 300.000 euros ont ainsi été inscrits au budget de la ville en vue de racheter des locaux et d’y installer, notamment, une librairie. Un bel exemple à suivre.

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Jean Kast
Journaliste indépendant, culture et société

Vos commentaires

83 commentaires

  1. L’immigration débordante n’a comme effets que de promouvoir une forme de « tiers-monde » où prédomine le narcotrafic et ses antennes commerciales de blanchiment. Le découvrir présentement n’est qu’ une hypocrisie. Le mal est plus profond, les narcotrafics étant liés à l’imprégnation de l’entrisme des frères musulmans sur les communautés des ensembles.

  2. Un barbier coiffeur s’est installé dans ma petite ville. Tout les matins je fais une marche et passe devant son salon. Tout les jours il fume sa cigarette assis sur une
    chaise devant son local. J’ai pas de chance,,, je dois passer seulement au moment où il n’a pas de client…pourtant je ne passe jamais a la même heure..ça prête a question quand même.

  3. C’est de notoriété publique. On peu ajouter les achats d’appartements. Les consommateurs vendent notre pays et ont du sang sur les mains. Et ce drame a commencé avec la jet set, le show-business, les écrivains, et une partie de ces gens nous donnent des leçons aujourd’hui.

  4. A croire qu’ils étaient couverts et qu’aujourd’hui le vent tourne … Les ravages sur la disparition du commerce honnête sera difficile . A Belfort il ne reste plus que 3 restaurant Français . A oui aussi n’oubliez pas la Truquie … qu s’installe en face des écoles Chrétiennes qui leur ouvre les portes pour l’intégration de leurs enfants …

  5. Magasins de téléphone, prêts à porter toujours vides de clients mais ouverts très tard le soir

    N’oublions pas les officines de cartes grises ou les véhicules volés se font une Virgin…y a pas à dire nos décideurs ont de grandes idées

    L’autre jour près de Lyon un magasin de bonbons ouvert toute la nuit a été fermé pour trafic en tout genre ….

  6. En suisse .
    On decouvre l’eau tiede .
    Un rapport pour améliorer le système d’asile en Suisse, évoque la problématique « des requérants d’asile venant d’États d’Afrique du Nord, dont le taux de reconnaissance des demandes d’asile se situe tout juste au-dessus de 0 %. Bien que la plupart de ces personnes restent à peine plus de deux mois en Suisse, près de 60 % d’entre elles sont inculpées pour une infraction pénale

  7. Ça fait plus de 10 ans que ça existe, il est bien temps de se réveiller ! En attendant, le mal est fait, les commerces de proximité traditionnels ont disparu, grand-remplacés par ces échoppes douteuses qui brassent l’argent sale, drainant des populations tout aussi douteuses qui instaurent un climat d’insécurité dans nombre de quartiers commerçants jadis paisibles et attractifs. Quand la délinquance est installée, les commerces remplacés et la clientèle partie, il est très difficile de revenir en arrière, de réinstaurer la confiance et l’attractivité. Moralité : quand le kebab s’installe, la clientèle détale.

  8. Quand on importe le tiers-Monde on le devient.
    On pourrait se poser la question ; comment des des gens venus du Pakistan ou sir lanka , gerogie , inde puisse obtenir des visas de séjour aussi facilement.
    Je serai curieux de savoir combien de français peuvent obtenir de visas de sejour au Pakistan ou en Géorgie

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