Hunter et Matthew : Emmanuel Macron négocie des îles françaises avec le Vanuatu
Mise à jour du 18 décembre à 13 heures : à la suite de la parution de cet article, puis d'une déclaration de madame Marine Le Pen, le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères de Jean-Noël Barrot, a démenti, via un communiqué transmis à l'AFP le 18 décembre, que la France veuille renoncer à sa souveraineté sur les îles Hunter et Mattheuw. Nous prenons acte de cette précision en attendant de connaitre les résultats des négociations en cours entre la France et le Vanuatu.
Les petites îles Hunter et Matthew, situées à l’est de la Nouvelle-Calédonie, font actuellement l’objet de négociations très discrètes avec le Vanuatu, qui conteste leur appartenance à la France. Lors des négociations qui ont eu lieu en février 2018 et en juin 2019, les discussions portaient uniquement sur le tracé des frontières marines. Mais Jotham Napat, Premier ministre de la République du Vanuatu, invité d’Emmanuel Macron pour une réunion de travail à Paris le 23 juillet 2025, a obtenu de ce dernier d’inclure dans les discussions la question de la « souveraineté sur les îles Umaenupne/Matthew et Leka/Hunter », comme l’a confirmé leur communiqué commun. Le simple fait d’indiquer en premier pour chaque île son nom vanuatais dans le communiqué officiel est évidemment un signal diplomatique fort.
À la suite de cette rencontre avait été convenue une double réunion entre les délégations de chaque pays. La première a eu lieu le 21 novembre dernier à Port-Vila (capitale du Vanuatu), la délégation française étant emmenée par Benoît Guidée, directeur du département Asie et Océanie du ministère des Affaires étrangères et de l’Europe. Aucune information n’a filtré sur les discussions, l’ambassade de France au Vanuatu se contentant de préciser, sur sa page Facebook, que cette rencontre « s’est tenue dans une atmosphère positive et respectueuse. Elle met en œuvre l’engagement pris par le président de la République française et le Premier ministre vanuatais à l’Élysée le 23 juillet », confirmant que les « échanges se poursuivront à Paris début 2026 ».
La Chine et le FLNKS soutiennent le Vanuatu
Découvertes par des marins anglais au XVIIIe siècle, Hunter et Matthew, îlots volcaniques de respectivement 65 et 70 hectares, n’ont intéressé personne jusqu’à ce que la France en prenne possession en 1929 et en confirme cette possession par la pose d’une plaque en 1975. Si l’île Matthew a été équipée, en 1981, d’une station météo automatique, aucune des deux îles n’est habitée, ni réellement habitable, d’ailleurs, étant dépourvue de source d’eau douce. Les seules richesses connues de ces deux rochers volcaniques relèvent de la faune et de la flore. Rien qui ne puisse cependant expliquer une quelconque convoitise. Mais depuis l’obtention de son indépendance en 1980, le Vanuatu y conteste la présence française et se trouve soutenu dans cette affaire par la Chine, qui ne cache pas ses ambitions de domination sur la région Pacifique. Le gouvernement de Port-Vila a trouvé très vite un nouvel allié sur cette question avec le FLNKS, principale alliance de formations indépendantistes en Nouvelle-Calédonie. En 1983, des chefs coutumiers vanuatais avaient débarqué sur l’île Hunter pour y planter leur drapeau et revendiquer ainsi symboliquement leur souveraineté sur les lieux. Mais l’envoi, régulier depuis, de bâtiments de la Marine nationale a réaffirmé la présence française, comme en juin 2015, quand la frégate Vendémiaire a croisé à proximité et héliporté du personnel militaire sur l’île.
À ce sujet — Îles Matthew et Hunter : la France en pourparlers pour brader son territoire ultramarin
La coutume et l’économie
Pourquoi le Vanuatu dispute-t-il donc à la France ces deux petits pitons, plus éloignés encore de Port-Vila que de Nouméa ? Le soutien du FLNKS, au-delà de l’occasion qu’il lui procure de provoquer Paris, s’appuie sur une solidarité d’ordre culturel, collant parfaitement avec son agenda décolonial. Reconnaissant au Vanuatu une souveraineté fondée sur des « droits coutumiers immémoriaux », la direction du FLNKS a signé en 2009 avec Port-Vila l’accord de Keamu, reconnaissant sa souveraineté sur Umaeneg-Leka et Umaenupne, qui seraient des « lieux de culte et de rituels importants depuis d’innombrables générations ».
Mais si la revendication culturelle permet au Vanuatu de donner une légitimité historique, culturelle et religieuse à ses revendications, les intérêts économiques sont cependant au cœur des débats. Le communiqué du 23 juillet le suggère d’ailleurs, soulignant qu’un « accord sur ces questions favorisera la coopération régionale et apportera de la stabilité à la relation bilatérale, déjà étroite, tout en la renforçant et en offrant de nouvelles opportunités de partenariat et de coopération ».
Les deux îles font en effet partie de la zone économique exclusive (ZEE) néo-calédonienne, bande de mer située entre ses eaux territoriales et les eaux internationales, dans laquelle la France dispose d’une souveraineté pleine et entière d’exploitation des ressources. Or, l’appartenance de Hunter et Matthew permet à la France de disposer de la deuxième ZEE dans le monde, derrière les États-Unis mais devant l’Australie.
Le danger du « en même temps »
Enjeu économique d’importance, qui explique les prétentions vanuataises, mais qui devrait aussi pousser Paris à une grande fermeté sur ce dossier. Car au-delà des considérations purement économiques, toute baisse de la garde de la part de la France sur cette affaire serait immédiatement perçue comme un signe de faiblesse, qui fragiliserait la position française. Et il serait à craindre alors une réaction en chaîne qui ne se limiterait pas à la région néo-calédonienne, ni même à l’ensemble du Pacifique. Un précédent raviverait immanquablement les prétentions des Comores sur Mayotte, puis les pulsions indépendantistes aux Antilles et en Guyane, notamment.
Et c’est justement à cause du « en même temps » dont fait régulièrement montre Emmanuel Macron sur toutes les questions stratégiques nationales qu’il est permis de s’inquiéter.
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112 commentaires
le président de la république est le garant des frontières nationales. S’il « cède » ces deux ilôts au vanuatu, il trahit donc ses engagements et ses prérogatives. Sera t’il alors possible de le destituer et de l’amener devant les tribunaux ?
Il faudrait poser cette question très intéressante à un juriste !
– L’affaire ALSTOM …
– Ses décisions à donner des armes à son pote zelensky …
– La gestion de la crise covid …
– La mise en place du « quoi qu’il en coûte » …
– Ses innombrables « conseils de défense » …
Vous en voulez d’autres « engagements et prérogatives » que ce nocif a mis en putréfaction dans son quotidien ! ? …
DES TI TU TION de toute urgence ! …
Les décisions sont à prendre par le peuple français et non par une crapule qui se permet de tout détruire.
Ce président devrait être mis en accusation pour haute trahison pour sa braderie permanente des intérêts français
Si la France ne se réveille pas rapidement, il va finir par nous vendre la chemise sur le dos et sans que l’on ne s’en rende compte.
Nous savons qu’il est capable du pire, à nous de réagir.
Il faudra vraiment revoir le statut du président et il y a deux possibilités. Soit en faire un président « potiche » comme dans tous les pays européens y compris dans les 7 monarchies parlementaires où les monarques n’ont aucun pouvoir et c’est le gouvernement qui gouverne, soit en supprimant le domaine réservé du président et modifier la constitution pour que les décisions importantes soit soumises aux 2 chambres réunies en congrès.
Il n’est pas normal qu’un président décide seul et mette la France en grand danger en parlant de guerre à venir ou de menacer (provoquer) de la faire, de prendre des décisions d’aide militaire et financière sans consultation ni vote de l’A.N., de reconnaître un pays qui n’existe pas légalement, d’attaquer certains pays sans mandat de l’ONU ou de la représentation nationale (Sarkozy, Hollande) ou alors il faut réintroduire l’article sur la haute trahison. Quelle que soit la solution, il faudra de toute façon revoir la constitution de fond en comble.
Tout à fait, il décide seul et écarte tous ceux qui ne sont pas de son avis (souvenez-vous…)
Alors … Un outil est adapté POUR un travail ! … C’EST bel et bien « le maniement » de cet outil par « l’ouvrier » qui fait qu’en plus de la compétence de l’utilisateur que le « travail » est réussi ! …
Donner une lime à ongle à un bûcheron et ce sera « une quiche » ! …
Donner une hache à un tueur et il sera plus dangereux qu’avec une lime ! …
Ce n’est pas la « Vème Répuplique ET sa constitution » mais bien ce qu’en ont fait tous les « succésseurs » du Général DE GAULLE ! …
macron est bel et bien le pire de tous les « dirigeants » que la France ait eue à subir depuis qu’elle est FRANCE ! …
Ce personnage est très dangereux et a t’il le droit de donner des iles et surtout une partie de la France.
Question : la France a-t-elle les moyens de surveiller et d’entretenir toutes ses propriétés sur la planète ?
Notre domaine maritime plus de 10 millions de km², le second après celui des États-Unis , et il est éparpillé autour du globe.
De toute façon Macron est en place pour liquider tous les aspects de la souveraineté française.
Et pour le coup son programme officieux est parfaitement respecté.
il a bradé la France, il peut bradé ces iles.
Bof bof bof, inutile de s’accrocher !
On devrait même accorder l’indépendance à Mayotte, la Nouvelle Calédonie et autres territoires pour le plus grand bien des finances publiques…
Faisons confiance à Macron, il va de toutes façons nous bousiller ça en moins de 2.
« pour le plus grand bien des finances publiques… » On peut toujours rêver. Les finances publiques, par nature, ne vont et n’iront jamais bien. Supprimer les malades, les médecins et les pharmaciens n’empêchera jamais le sécu de plonger son déficit.
L’intérêt stratégique, et économique, vital de la ZEE, ça vous dit quelque chose ou pas ?
A votre avis, pourquoi nombre de grandes puissances, Chine, Australie, Etats-Unis, Commonwealth, sont-elles si intéressées à nous virer de nos emprises outre-mer ? Pour le bienfait des peuples et des cultures autochtones … que par ailleurs, et contrairement à la longue histoire coloniale française qui a plutôt tendance à développer significativement ses possessions, les dites grandes puissances ont quasiment totalement et définitivement éradiquées de la surface de la planète (aborigènes en Australie, amérindiens aux États-Unis, ouïgours actuellement en Chine, …) ?
Le Vanuatu et le FLNKS se sont, bien entendu, penchés avec sérieux sur la façon dont la Chine populaire, que l’on sait profondément respectueuse, traite les questions des « lieux de culte et de rituels »…
Il est physiquement jeune, mais très vieux dans la tête, ce qui est normal puisqu’en fait il n’est jamais sorti du giron de sa mère. On aurait pu croire qu’il serait dynamique lorsqu’il parlait de start up nation, enfin si on n’avait pas étudié son CV, alors que lui est-il arrivé pour que nous en soyons là ? sans doute trop protégé depuis son enfance il ne doit pas savoir se débrouiller tout seul. Comment peut-on entasser autant d’erreurs, ne pas s’en rendre compte et continuer ? Ce type est une énigme.
Aucune énigme. Cinq ans d’âge mental, c’est tout.
L’énigme « macron » est est solutionnée en 3 MOTS:
– Cynique
– Machiavélique
– Narcissique
Ce n’est pas pour rien qu’on l’appelle parfois Narcisse 1er ! Y a que lui qui sait tout faire bien comme il faut !
Le président de la République n’a pas autorité pour céder des portions du territoire à qui que ce soit. De plus, on voit mal comment on pourrait organiser un referendum en raison de l’absence d’habitants.
Les autres pays n’ont pas besoin de nous faire la guerre pour nous prendre des territoires, notre cher président leur cède gratos nos iles. Elle est pas belle la vie. On va finir, non pas en chemise, mais en haillons. Triste France!
Là, il va peut-être falloir le mettre sous tutelle. Ce genre de décision ne peut-être pris qu’au parlement non?..